Équipe de France : Olivier Giroud répond à Marcus Thuram

Par Matthieu Margueritte
3 min.
Marcus Thuram et Olivier Giroud @Maxppp

Pour cet Euro 2024, le meilleur buteur de l’histoire des Bleus semble parti pour démarrer la compétition sur le banc. Mais ne comptez pas sur lui pour rester inactif.

Il ne s’est pas vraiment imposé à la pointe de l’attaque de l’équipe de France (2 buts en 20 sélections), mais Marcus Thuram (26 ans) a récemment indiqué qu’il se sentait capable d’assumer le rôle d’avant-centre titulaire des Bleus. «Bien sûr, je me sens prêt à être le numéro neuf de l’équipe de France, mais je ne vais pas dire que je suis le successeur de Giroud. J’ai signé à l’Inter l’été dernier pour entrer dans une nouvelle dimension et ouvrir un nouveau chapitre. J’ai pris des responsabilités cette saison et je me sens prêt à être le numéro 9 français.»

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Depuis, le joueur de l’Inter n’a pas spécialement marqué des points à l’occasion des matches de préparation face au Luxembourg (3-0), et au Canada (0-0), mais il est probable qu’il ait plus de chances de débuter l’Euro 2024 dans la peau d’un titulaire. Contrairement à Olivier Giroud. À 37 ans, le futur joueur du Los Angeles FC est le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 133 sélections), mais il a fait comprendre que ce Championnat d’Europe sera sans doute sa dernière grande compétition avec les Bleus et à l’instar de ce qu’il s’était passé avant le Mondial 2022, Didier Deschamps l’imagine désormais en doublure. Un statut qui ne dérange plus Giroud. Joueur d’expérience, l’ancien pensionnaire de l’AC Milan a prouvé à maintes reprises qu’il savait renverser la vapeur tout en gardant l’esprit collectif. Face aux propos de Thuram, sa réaction n’a donc étonné personne.

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Giroud la joue collectif

« C’est un peu l’histoire de ma carrière à certaines périodes. Ce ne serait pas raisonnable de résumer ma carrière à ça, mais les périodes où j’ai été dos au mur, j’ai toujours réussi à rebondir. Le plus important, c’est de rester dans le bon état d’esprit. Mon état d’esprit resté inchangé, l’envie d’apporter quelque chose à cette équipe avec ce que le coach me donnera. Je pense collectif avant moi. Quel que soit mon rôle, j’espère donner le maximum et profiter de chaque instant parce que ce sera ma dernière compétition. C’est un Intériste, donc pas facile pour moi (rires) ! C’est un petit frère. Je me souviens que j’avais parlé à Lilian, qui avait eu des mots sympas à mon égard. J’ai ce respect mutuel envers lui et Marcus, qui est l’un des joueurs qui prendra le relais devant. Je suis là pour l’accompagner. Aucun esprit de compétition entre nous. Que du bonheur de l’aider. Il faut passer le flambeau », a-t-il confié en conférence de presse.

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Prêt à jouer les grands frères avec Marcus, Giroud a tout de même tenu à rappeler qu’il n’arrive pas à l’Euro avec un état d’esprit de futur retraité international. D’ailleurs, quand un journaliste l’a titillé à ce sujet, sa réponse n’a pas trainé. «Dans quel sens vous me percevez moins combattif ? Évidemment que je préfère être sur le terrain. Maintenant, je preste les choix du coach. Quand je rentrerai sur le terrain, je ferai le maximum. À l’époque, on m’avait déjà posé la question et naïvement, j’avais répondu que je préférais être titulaire. Et là, ils avaient titré : je veux être numéro un. Ça ne change pas mon état d’esprit de compétiteur. Si je peux renverser la tendance durant la compétition parce que je me sens combattif et prêt à apporter le max pour l’équipe, je le ferai. Croyez-moi, je suis loin d’être parti dans un état d’esprit plus cool et relax. Je suis le même, déterminé». C’est dit !

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