L’Argentine a signé une remontada exceptionnelle pour battre l’Égypte (3-2) et obtenir son ticket pour les quarts. Avec un très bon Messi lors du dernier quart d’heure. Mais pas que, puisque Romero aura été impérial.
Après avoir très péniblement éliminé le Cap-Vert, dans l’un des matchs les plus animés de cette Coupe du Monde 2026, l’Argentine affrontait l’Égypte en 1/8e de finale, ce mardi, à Atlanta. Vainqueurs aux tirs au but de l’Australie en 1/16es, les Pharaons n’avaient plus atteint ce stade de la compétition depuis 1934. Pour cette rencontre face aux Égyptiens, Lionel Scaloni alignait un 4-4-2 avec notamment Nicolás Tagliafico, à la place de Facundo Medina, et Julián Álvarez pour accompagner Lionel Messi. En face, la formation d’Hossam Hassan démarrait également en 4-4-2 avec Salah et Ziko devant. Omar Marmoush, lui, débutait sur le banc.
Deuxième penalty manqué pour Messi
Si les Argentins ont eu la possession du ballon dès les premières minutes de la rencontre, l’Albiceleste s’est finalement faite surprendre par les Pharaons. À la suite d’un corner joué à 3, Attia centrait vers le second poteau pour trouver Yasser Ibrahim. D’une tête puissante, le défenseur égyptien trompait un Martínez immobile pour donner l’avantage à l’Égypte (0-1, 15e). Le plus dur semblait alors avoir été fait pour les Pharaons. Mais quatre petites minutes plus tard, Tagliafico s’écroulait dans la surface après s’être fait accrocher par Rabia. M. François Letexier désignait le point de penalty, offrant ainsi l’opportunité à Messi d’égaliser pour les Argentins.
Une occasion toutefois gâchée par La Pulga qui voyait sa tentative être détournée par Mostafa Shobeir, bien parti sur sa gauche (21e). Le portier d’Al Ahly a fait vivre un véritable cauchemar aux champions du monde en titre, en stoppant par la suite la tête de Mac Allister (28e), puis celle d’Álvarez (39e). Entre-temps, il voyait le coup franc lointain de Messi s’écraser sur son poteau droit (31e). À la mi-temps, l’Égypte menait contre le cours du jeu et n’était plus qu’à 45 minutes d’un exploit retentissant.
L’Argentine renverse les Pharaons !
Dans le second acte, l’Albiceleste continuait de pousser, multipliant les longs ballons devant. En vain face à une défense égyptienne très regroupée. Les Pharaons, eux, procédaient le plus souvent en contre-attaque, avec l’ambition de surprendre une deuxième fois les champions en titre. Et c’est ce que les ouailles d’Houssam Hassan ont magnifiquement réussi à réaliser. Sur un contre éclair, Hassan prenait de la vitesse sur le côté droit et servait Salah. L’ancien joueur de Liverpool servait alors Hassan qui trompait Dibu Martínez pour exulter le banc égyptien. Une joie de courte durée, puisque l’arbitre annulait finalement ce but pour une faute d’Attia sur Lisandro Martínez au départ (58e). Mais ce n’était que partie remise pour l’Égypte. Sept minutes après, les Pharaons réalisaient le break sur une nouvelle transition dévastatrice. En possession du ballon dans l’axe du terrain, Salah servait Hassan qui temporisait avant d’entrer dans la surface. Son centre trouvait ensuite Ziko, qui fusillait la cage d’une frappe en première intention (0-2, 67e). Un deuxième but qui n’a pourtant pas condamné l’Argentine.
Dos au mur, l’Argentine a alors fait parler son expérience. D’abord grâce à Cristian Romero, auteur d’une tête rageuse sur un centre de Lionel Messi pour relancer la rencontre (1-2, 80e). Quatre minutes plus tard, La Pulga se rachetait de son penalty manqué en reprenant un ballon en retrait de Gonzalo Montiel. Sa frappe surpuissante heurtait la barre avant de franchir la ligne pour remettre les deux équipes à égalité (2-2, 84e). Et alors que l’on se dirigeait vers une prolongation, l’Albiceleste assénait le coup de grâce dans le temps additionnel. Lancé en contre par Álvarez, Lautaro Martínez centrait parfaitement pour Enzo Fernández, qui concluait d’une frappe croisée dans le petit filet de Shobeir (3-2, 90e+3). Au terme d’un scénario complètement fou, l’Argentine a donc renversé une valeureuse Égypte et a décroché son billet pour les 1/4 de finale de la Coupe du Monde 2026. Elle affrontera le vainqueur du dernier 1/8e de finale entre la Suisse et la Colombie (22h).
L’homme du match : Romero (7,5) : le défenseur central de Tottenham a été, comme depuis le début du tournoi, une des principales et rares satisfactions de son équipe. Contrairement à son homologue mancunien, il n’a commis aucune erreur, et a semblé assez serein du début à la fin de la rencontre. Il a remporté ses duels, transmettant une sensation de sécurité et a réalisé plusieurs interventions décisives, lisant bien le jeu et anticipant quand c’était nécessaire. Il a même contribué en attaque, réduisant l’écart avec un but de la tête. Sans lui, probablement pas de remontada ! Agressif, vigilant, il aura montré un visage très sérieux et récoltera sûrement des louanges à tout va dans les médias argentins. Le joueur des Spurs a quitté le pré à la 90e+5 en faveur de Nico Otamendi.
Argentine
- Martinez (4) : difficile de noter le match du sulfureux portier argentin ce soir. C’est simple, il n’a pratiquement pas été sollicité en première période, et on ne peut pas lui reprocher grand chose sur le but de la sélection égyptienne. Il se fait fusiller sur la deuxième réalisation de son adversaire, et en dehors de ces deux buts, il n’a pas eu à intervenir outre mesure.
- Tagliafico (6) : le joueur de l’OL remplaçait Facundo Medina aujourd’hui, et on peut le dire, l’Argentine n’a pas souffert de l’absence du joueur de l’OM. Son apport offensif a effectivement été très intéressant. Bien lancé en attaque, il a notamment provoqué un penalty dont Lionel Messi n’a pas profité (20e). Chaque fois qu’il est monté prêter main forte en attaque, il a fait des différences, à l’image de son bon centre pour Alvarez (39e). Défensivement, il a aussi bien tenu. Sorti à la 65e pour laisser sa place à Nico Gonzalez, qui a bien tenu son rang dans un rôle plus défensif que d’habitude pour lui.
- Lisandro Martinez (2) : rencontre à oublier pour le numéro 6 de l’Albiceleste. C’est simple, il est sur la photo sur les deux buts égyptiens. Il est ainsi battu par Yasser Ibrahim dans le jeu aérien sur l’ouverture du score égyptienne (15e). Ziko le devance aussi sur le but du break égyptien (68e), où il n’est pas attentif et ne surveille pas ses arrières. En plus de ces deux erreurs sur les réalisations des Pharaons, il aura globalement affiché une certaine fébrilité, commettant plusieurs erreurs dans ou devant sa surface. Disasterclass, et heureusement pour lui que son pays s’est finalement qualifié.
- Romero (7,5) : voir ci-dessus.
- Molina (4) : le latéral droit de l’Atlético de Madrid n’a pas été au niveau de l’enjeu. Son apport sur son couloir a été très insuffisant tout au long du match, ne créant aucun décalage devant, contrairement à Tagliafico sur le côté gauche. Timide, peu offensif, et surtout imprécis, avec quelques erreurs techniques. Un peu dépassé défensivement par moments également. Il a laissé sa place à Montiel à la 73e, qui a intelligemment joué en retrait pour Messi sur l’égalisation, et on peut dire que l’entrée du latéral de River aura été réussie, puisqu’il a beaucoup contribué dans les derniers mètres.
- Paredes (6) : l’ancien joueur du Paris Saint-Germain a rendu une copie plus qu’honnête. Il a beaucoup participé au jeu, étant le joueur argentin qui a touché le plus de ballons dans la rencontre. Il a souvent joué juste, intelligemment, cherchant à mettre un peu de folie dans le jeu argentin, souvent très morne, et tentant d’apporter un peu de fluidité. Il coupe même une contre-attaque égyptienne dans le temps additionnel avec un tacle décisif. Pas un match XXL, loin de là, mais il fait partie des rares joueurs argentins qui auraient pu rentrer à la maison la tête haute si le match s’était arrêté à la 80e minute.
- Enzo Fernandez (6) : on reste un peu sur notre faim avec le joueur de Chelsea, comme c’est le cas depuis le début du Mondial. Sa rencontre a démarré avec quelques petites imprécisions, ayant ainsi du mal à entrer dans son match. Il a réussi à redresser la situation, mais il a globalement soufflé le chaud et le froid. On le sait, quand il est inspiré, il est létal, à l’image de sa passe parfaite pour Tagliafico qui amène le penalty manqué par Messi. Le problème, c’est qu’il n’a pas été inspiré aussi souvent que son équipe l’aurait aimé. C’est dommage, parce que lorsque le ballon transitait par ses pieds, on sentait que des choses pouvaient se passer. Il inscrit tout de même le but de la victoire, avec une superbe tête, et forcément, c’est un but qui remonte un peu sa note.
- Mac Allister (4) : le Liverpuldien, comme beaucoup de joueurs argentins ce soir, on peut parler de prestation assez insuffisante. Il a commencé sur le côté gauche, mais a souvent repiqué dans l’axe pour apporter des solutions dans la création du jeu. Il a su se projeter, à l’image de sa tête sortie par le portier rival (28e), mais il a aussi disparu par moments. Peu de mordant, peu de dynamisme dans son jeu, et globalement peu de risques pris balle au pied même quand son équipe avait besoin de marquer.
- De Paul (3) : le fidèle acolyte de Lionel Messi ne va pas aider à dissiper les critiques et faire taire les mauvaises langues qui disent qu’il est titulaire uniquement en raison de son amitié avec le 10. Il y a eu quelques petits coups bien sentis, comme son centre pour Mac Allister (27e), mais la prestation du joueur de l’Inter Miami aura été globalement assez médiocre. Peu entreprenant, peu adroit, pas dans le rythme. Scaloni l’a sorti à la 65e pour faire entrer Lautaro Martinez, qui a contribué à créer un peu du danger devant et qui a mis un centre parfait pour Enzo Fernandez sur le but de la victoire.
- Julian Alvarez (4,5) : la surprise du chef, lui qui était jusqu’ici remplaçant et en plus peu performant. Et on peut le dire, il n’a pas marqué de points ce soir. Prestation assez moyenne, avec peu de présence et d’impact dans les derniers mètres. Certes, ses coéquipiers n’ont pas aidé, avec une animation offensive compliquée. Mais quand il a réussi à se créer une grosse situation, il a vu le portier rival sortir une superbe intervention (39e). De façon générale, il a fait beaucoup de mauvais choix devant, et nul doute que l’Atlético de Madrid est conscient que sa valeur a encore chuté ce soir. Même s’il sauve un peu sa prestation avec son tacle puis sa superbe relance sur le but de la victoire. Remplacé par Facundo Medina à la 90e+5.
- Messi (7) : la Pulga était en train de décevoir des millions d’Argentins et de fans non-Argentins ce soir, passant à côté de son match… Un premier acte peu en vue, où il est finalement assez peu intervenu dans le jeu, perdu dans une marée de joueurs au maillot rouge. Il a pourtant eu des occasions de s’illustrer, puisqu’il a manqué un penalty, particulièrement mal tiré (20e). Derrière, il a touché le poteau sur un coup franc lointain. On l’a senti assez peu inspiré, et moins efficace dans ses dribbles, perdant beaucoup de ballons lorsqu’il tentait d’éliminer des adversaires. Il a cependant mis un coup d’accélérateur à la fin du match, avec un centre sur la tête de Romero pour une passe décisive, puis une excellente action individuelle conclue sur un centre que Lautaro gâche un peu (82e). Il a ensuite égalisé, propulsant le cuir au fond des filets (84e). Il a pris le contrôle du match à lui seul et, en quelques minutes, a été le principal artisan de la remontada argentine avec Romero.
Égypte
- Shobeir (6) : titulaire indiscutable dans les cages de l’Égypte, le gardien d’Al Ahly enchaînait sa 5e titularisation consécutive dans cette Coupe du Monde 2026. Face à l’une des plus grandes menaces du tournoi, Lionel Messi, il n’a d’abord pas eu grand-chose à faire avant de faire basculer cette première période. À la 20e minute, il a repoussé un penalty de l’ancien Barcelonais en plongeant du bon côté et en détournant parfaitement sa tentative croisée. Déjà vigilant quelques minutes plus tôt sur une tête puissante d’Alexis Mac Allister, qu’il a captée en deux temps, il a ensuite bien maîtrisé une frappe déviée d’Enzo Fernández (28e). Il s’est surtout illustré une nouvelle fois à la 39e en réalisant un arrêt exceptionnel sur une tête à bout portant de Julián Álvarez, détournée en corner. Incontestablement l’homme de cette première période. Shobeir a été plutôt tranquille en seconde mi-temps, captant la plupart des corners argentins. Toutefois, il n’a rien pu faire face à Romero à la 79e (1-2), ni sur une frappe puissante de Lionel Messi pour l’égalisation (2-2). Le portier est encore resté muet sur une tête parfaite d’Enzo Fernandez (3-2, 90e+2).
- Hafez (5,5) : pour sa 2e titularisation dans la compétition, le latéral gauche égyptien avait fort à faire face à Lionel Messi. Très disponible dans son couloir, il a tenté une percée plein axe dès la 10e minute en éliminant plusieurs adversaires avant de perdre le ballon, heureusement pour lui sur une faute sifflée qui a permis à son équipe de souffler. Solide défensivement, il a repoussé un ballon dangereux dans sa surface à la 27e avant que sa défense ne se dégage. Quelques minutes plus tard (34e), il a récupéré un ballon très haut dans les pieds de Messi avant d’enchaîner par une frappe du droit, largement au-dessus. Il a été solide dans son couloir jusqu’à la dernière minute. Un match plein.
- Rabia (5,5) : aligné sur le côté gauche de la charnière centrale, le défenseur d’Al Ain avait la lourde mission de contenir Julián Álvarez. Solide et appliqué, il s’est montré vigilant tout au long de cette première période, notamment à la 29e minute sur une intervention importante. Quelques instants avant la pause, il a également pris le dessus dans les airs devant Lionel Messi sur un nouveau ballon dangereux. Il n’a jamais été dans le dur dans ce match, même face à Lautaro Martinez en seconde période.
- Ibrahim (6) : positionné à droite de la défense centrale aux côtés de Rabia, l’expérimenté défenseur de 33 ans s’est surtout illustré offensivement. Héros des Pharaons jusque-là, il a ouvert le score dès la 15e minute en inscrivant seulement son 2e but en sélection grâce à une tête parfaite sur un centre millimétré d’Attia (0-1). Dans la foulée, il aurait toutefois pu écoper du premier carton jaune de la rencontre après une semelle appuyée sur Julián Álvarez (18e). Défensivement, il aura eu du mal à tenir la baraque lors du second acte.
- Hany (5) : le latéral droit de 30 ans, cadre de cette sélection, disputait son 5e match dans ce Mondial 2026. Très appliqué défensivement, il a d’abord poussé Enzo Fernández à la faute technique dès la 8e minute, obligeant le milieu de Chelsea à laisser filer le ballon en touche. À la 14e, il a remporté son duel face à Lisandro Martínez, obtenant un corner précieux pour les siens. Face aux entrants en seconde période, le latéral a été sérieux et appliqué. Il a surtout défendu, et n’a pas tellement percuté sur son couloir.
- Attia (6) : titularisé dans le double pivot aux côtés de Lasheen, Attia avait la responsabilité d’équilibrer le milieu face au losange mis en place par Lionel Scaloni. Mission accomplie jusque-là, avec en prime une passe décisive. À la 15e minute, il a parfaitement déposé un centre sur la tête de Yasser Ibrahim, permettant à l’Égypte d’ouvrir le score (0-1). Il a évolué assez bas en seconde mi-temps, ne prenant aucun risque et multipliant les efforts défensifs. Il a écopé d’un carton jaune après une faute sur Martinez à la 90+8e.
- Lasheen (5) : le milieu des Pyramids, auteur d’une saison pleine avec 38 matches disputés en club, devait contenir un entrejeu argentin en supériorité numérique. Très actif à la récupération, il a surtout multiplié les duels dans l’axe, parfois avec un peu trop d’engagement, comme à la 33e minute où il a été sanctionné après une intervention irrégulière sur Julián Álvarez. Il a posé le pied sur le cuir pour permettre aux siens de respirer en seconde période, trouvant souvent ses attaquants entre les lignes. Il a été remplacé par Zizo à la 90+6e.
- Hassan (6,5) : sous la menace d’une suspension en cas de nouveau carton jaune, Hassan évoluait sur le couloir droit dans un duel permanent avec Nicolás Tagliafico. Très discret offensivement durant le premier quart d’heure, il a commis une faute dans sa propre surface sur le latéral argentin, offrant un penalty à l’Albiceleste (19e). Heureusement pour lui, Lionel Messi n’a pas transformé cette occasion. Juste avant la pause, il s’est offert une belle projection en éliminant plusieurs adversaires avant de finalement perdre le ballon. Ensuite, il a cru réaliser l’action de sa vie en éliminant toute la défense adverse et étant à l’origine du but de Ziko, finalement annulé pour une faute au début de l’action (58e). Il a récidivé à la 67e, en servant parfaitement Ziko pour le 0-2. Un match immense de sa part. Il a été remplacé par Trézéguet à la 73e. L’entrant a manqué sa tête à la 90+2e.
- Ashour (5) : révélation égyptienne de cette Coupe du Monde 2026 avec déjà 2 buts, le joueur de 28 ans a logiquement conservé sa place sur le couloir gauche face à Nahuel Molina. Très à l’aise techniquement, il a régulièrement trouvé ses attaquants grâce à des transmissions de qualité. Il a néanmoins connu quelques imprécisions, notamment à la 22e minute avec une passe complètement manquée au milieu de terrain. Il a été, étrangement, remplacé au retour des vestiaires par Hamdi Fathi (5). L’entrant a offert un bon coup franc à l’Argentine à la 55e, après un geste évitable. Et il aura surtout défendu ensuite.
- Ziko (7) : préféré à la surprise générale à Omar Marmoush pour accompagner Mohamed Salah, l’attaquant des Pyramids, auteur de 12 buts en club cette saison, devait justifier la confiance de son sélectionneur. Déjà crédité d’un but et d’une passe décisive dans ce Mondial, il a livré un pressing incessant. À la 32e minute, il a notamment poussé Lisandro Martínez à la faute, obligeant le défenseur de Manchester United à dégager directement en touche. Il a cru inscrire le but du break sur une offrande de Salah à la 58e, mais son but a finalement été annulé pour une faute au début de l’action. Ziko a d’ailleurs écopé d’un jaune pour avoir enlevé son maillot. Ensuite, il a manqué son geste défensif à la 65e. Mais c’est et bien lui qui est venu crucifier l’Argentine avec son but, cette fois validé, sur un service parfait d’Hassan (0-2, 67e). Un choix fort du sélectionneur, qui a finalement été une réussite. Il a été remplacé par Omar Marmoush à la 80e.
- Salah (6) : capitaine et véritable star des Pharaons, Mohamed Salah formait le duo d’attaque avec Ziko. Dès la 7e minute, l’ancien joueur de Liverpool a tenté de créer le danger avec un centre intéressant dans la surface argentine, finalement sans conséquence. Très impliqué dans les duels, il est resté solide face à Tagliafico à la 13e minute avant de conserver le ballon et de ressortir proprement, tout en réclamant une faute. Trois minutes plus tard, il a également demandé un coup franc après un contact appuyé avec Leandro Paredes, mais François Letexier a laissé jouer. Mohamed Salah est à l’origine du but du break puisque c’est lui qui s’est projeté avant de servir Hassan à la 66e. Un très bon match de sa part.
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