RB Leipzig - Atlético de Madrid : les notes du match

Pour ce deuxième quart de finale de Ligue des Champions, le RB Leipzig et l'Atlético de Madrid s'affrontaient à l'Estádio José Alvalade. Et ce sont les hommes de Julian Nagelsmann qui se sont imposés (2-1) et qui défieront le Paris Saint-Germain en demi-finale mardi soir.

Dayot Upamecano en train de tacler Marcos Llorente
Dayot Upamecano en train de tacler Marcos Llorente ©Maxppp

Un deuxième billet pour le dernier carré en jeu. Au lendemain de la victoire du Paris Saint-Germain contre l'Atalanta Bergame (2-1), le deuxième quart de finale de cette Ligue des Champions 2019-2020 se disputait ce jeudi soir sur la pelouse de l'Estádio José Alvalade de Lisbonne. Le RB Leipzig, tombeur de Tottenham en huitièmes de finale (1-0, 3-0), défiait l'Atlético de Madrid, qui avait éliminé le tenant du titre Liverpool au tour précédent (1-0, 3-2). Et forcément, les Parisiens allaient avoir un œil sur ce match puisque la vainqueur allait défier le club de la capitale française en demi-finale.

La suite après cette publicité

Alors que Félix et Morata débutaient la rencontre sur le banc côté madrilène, les Colchoneros avaient du mal à rentrer dans leur rencontre, les locaux sur le papier prenant possession du ballon. Petit à petit, les joueurs de Diego Simeone reculaient et Halstenberg se procurait la première opportunité avec une demi-volée non cadrée (4e). Mais dans la douleur, Costa et ses coéquipiers se reprenaient, avec d'abord un coup de tête de Savic (10e) et ensuite une parade de Gulacsi sur une frappe de Carrasco (13e). Dès lors, les deux formations cherchaient à créer le danger, mais les défenses réalisaient du bon travail.

L'Atlético craque à la 88e minute...

Par exemple, Llorente et Poulsen étaient vraiment isolés aux avant-postes, alors que Costa devait lui décrocher pour voir le jour. Et finalement, la première période se terminait sur une tête d'Upamecano sur corner, bien captée par Oblak (45e+2). Après un premier acte sans le moindre but, on attendait un peu plus de spectacle et de folie au retour des vestiaires. Et les hommes de Julian Nagelsmann frappaient rapidement. Côté droit, Sabitzer s'appliquait et trouvait parfaitement Olmo qui plaçait sa tête pour l'ouverture du score (51e, 1-0). Avec son équipe menée, Diego Simeone commençait à apporter du sang neuf avec l'entrée en jeu de João Félix. Mais les occasions ne venaient pas. Jusqu'à la 70e minute de jeu.

Justement, l'international portugais rentrait dans la surface et était fauché par Klostermann. L'arbitre n'hésitait pas et désignait le point de penalty. L'ancien joueur de Benfica transformait (71e, 1-1). Sur le plan physique, les Colchoneros prenaient alors le dessus, et les joueurs du RBL souffraient un peu plus. Mais ils ne flanchaient pas. Mieux, la frappe d'Adams, déviée par Savic, terminait au fond des filets à la 88e minute (2-1) ! Derrière, Morata et les siens insistaient pour arracher la prolongation, en vain. Le RB Leipzig s'imposait ainsi 2-1 et rejoignait le Paris Saint-Germain en demi-finale. Les deux équipes se défieront mardi soir pour un billet en finale.

L'homme du match, Upamecano (9) : opposé à Diego Costa dans de nombreux duels aériens, le défenseur français n'a pas manqué de répondre présent en gagnant un nombre incalculable de ballons devant l'Espagnol et consorts, au point de faire sortir l'attaquant de ses gonds (66e). Il a parfois mis trop d'intensité, engendrant quelques fautes évitables, mais cela n'a pas terni sa prestation globale. Et même dans la relance, courte ou longue, il a été parfait du début à la fin. Une performance XXL pour le Français ce soir.

RB Leipzig

  • Gulacsi (6,5) : le portier hongrois devait se détendre à la 10e minute sur ce coup de tête de Savic, finalement bien capté. Il est décisif deux minutes plus tard sur ce plat du pied dangereux de Carrasco, avec ce plongeon à l'horizontale. Très rassurant dans ses interventions ce soir, ce malgré le penalty qu'il n'empêchait pas d'être transformé.

  • Klostermann (7) : le colosse allemand a rassuré les siens à son poste d'axial droit, en imposant son fort gabarit. Il a relancé à l'instar d'Upamecano, très proprement, à travers des petites passes courtes épuisantes pour les Colchoneros. Parfois chahuté par un Carrasco virevoltant sur son côté (45e), il réussissait néanmoins plusieurs fois à le stopper dans son élan. Une belle copie finalement tâchée par cette faute sur Felix menant à un penalty que le Portugais transformait lui-même.

  • Upamecano (9) : voir ci-dessus

  • Halstenberg (7,5) : le latéral allemand finalement repositionné dans une défense à trois axiaux, n'était pas loin d'ouvrir le score dès la 4e minute mais sa frappe dévissée fuyait le cadre. Il a sauvé les siens en levant la jambe plus haut que tout le monde, touchant la balle du bout du pied sur ce coup franc de Carrasco (19e). Il s'est néanmoins fait une petite frayeur sur ce contact avec Savic, pas loin de se blesser très gravement. Un match solide pour le défenseur allemand très à l'aise techniquement ce soir.

  • Angelino (6,5) : positionné très haut dans son couloir gauche, la pile espagnole n'a pas cessé de prendre son couloir en délivrant des centres pour la plupart dangereux. Auteur d'allers-retours incessants, il a créé de nombreuses brèches en s'appuyant notamment sur son milieu de terrain. Récompensé par cette passe décisive dans les derniers instants du match pour Adams (88e).

  • Laimer (6,5) : le milieu de 23 ans a beaucoup combiné avec son compatriote autrichien Sabitzer, notamment via des unes-deux virevoltants. Il a été l'un des joueurs à le plus courir sur la pelouse, ce dernier mettant un pressing constamment sur le porteur du ballon adverse. Malheureusement il ne faisait pas le bon choix en remettant un ballon de la tête dans l'axe qui annihilait une action de but pour son équipe.(39e) Remplacé à la 72e par Adams qui offrait le but victorieux aux Allemands.

  • Sabitzer (7) : le milieu de terrain autrichien a comme à son habitude tenté d'orienter le jeu des siens ce soir, créant des occasions dangereuses comme sur ce décalage sur Angelino (2e). De par son positionnement, il a clairement gêné le milieu de terrain adverse pressant haut Saul, son vis-à-vis ce soir. Il est passeur décisif sur ce centre pour d'Olmo parfaitement repris par ce dernier, qui permettait à son équipe d'ouvrir le score. Remplace à la 90e+2 par Mukiele.

  • Kampl (6) : l'ancien joueur de Dortmund a à l'instar de ses partenaires au milieu de terrain, relancé proprement la balle en créant beaucoup d'espaces avec ses latéraux sur lesquels il s'appuyait très souvent. Il a également récupéré un nombre incalculable de ballons, mettant un terme à de nombreuses offensives de l'Atlético. Il reste néanmoins le moins en vue des trois milieux.

  • Nkunku (6) : l'ancien milieu de terrain parisien a fait parler sa qualité de centre notamment sur quelques coups-francs parfaitement enroulés (25e) ou ce corner peu loin de mener à un but sur cette tête manquée d'Upamecano captée facilement par un Jan Oblak sur la trajectoire. Il a tenté de percuté au mieux, pas loin d'obtenir un penalty sur ce double-contact stoppé par Saul. Mais les quelques pertes de balles dans les dernières minutes ont fait tache. Remplacé à la 83e par Haidara qui n'avait pas le temps d'apporter sa vivacité et son impact.

  • Poulsen (5) : la pile danoise n'a pas cessé d'agresser les défenseurs adverses, mettant en place un pressing constant. Il a également pesé sur les défenseurs madrilènes mais sans jamais réussir à se créer de réelles occasions dangereuses. Pas en réussite, voir maladroit dans le dernier geste ce soir.

  • Olmo (8) : le milieu droit positionné très haut ce soir, a effectué un très bon pressing constamment lorsque les Colchoneros avaient le ballon. Récompensé en ouvrant le score sur ce centre parfait de Sabitzer via cette tête ravageuse laissant Oblak sans solutions (51e). Il a néanmoins commis trop de fautes qui lui valaient sans surprise un carton jaune sur cette grosse faute sur Lodi (31e). Remplace à la 83e par Schick qui ne changeait pas grand-chose.

Atlético de Madrid

  • Oblak (5,5) : avec une défense bien organisée en première période, le grand portier slovène s'est un peu ennuyé avant la pause, sauf sur cette tête d'Upamecano qu'il a bien captée (45e+2). Malheureusement, au retour des vestiaires, il n'a rien pu faire sur la tête d'Olmo (51e) et le but d'Adams (88e), alors qu'il a stoppé la tentative d'Upamecano (57e). Sinon, il a globalement répondu présent dans le jeu, notamment sur les centres adverses.

  • Trippier (5,5) : débarqué à l'Atlético l'été dernier, l'ancien défenseur de Tottenham n'a pas perdu de temps pour rentrer dans son match. L'Anglais a très bien fermé les espaces, renvoyé les centres et anticipé les transmissions adverses. Souvent opposé à Angeliño, il n'a pas laissé passé grand-chose.

  • Savic (5,5) : le constat est assez simple. Très solide en première période, le Monténégrin a bien été en place avec Jimenez pour contenir ses adversaires, à l'image de son duel à la 35e minute et cette arcade ouverte... Offensivement, il a même eu quelques opportunités (10e, 45e+4). Une prestation globale intéressante, jusqu'à cette 88e minute et ce mauvais contre sur le deuxième but du RBL.

  • Gimenez (6) : ce n'est pas une nouveauté, l'Uruguayen adore aller au combat. Présent partout, dans les airs et au sol, et même offensivement sur les corners, le défenseur âgé de 25 ans a souvent écœuré les joueurs du RB Leipzig. Concernant le placement, il a aussi été juste sauf peut-être sur l'ouverture du score d'Olmo, où il aurait pu être plus dans l'axe. Mais une prestation solide malgré la défaite.

  • Lodi (6,5) : l'un des éléments les plus intéressants dans les rangs madrilènes. Latéral très offensif, le Brésilien a parcouru les kilomètres dans son camp mais également dans celui de l'adversaire. Chargé aussi des coups de pied arrêtés, le joueur de 22 ans a offert une belle prestation. Seul point noir de sa soirée ? L'oubli de Sabitzer dans son dos sur l'ouverture du score du RBL, à cause du décalage provoqué (51e).

  • Koke (4,5) : d'abord positionné sur un côté, le capitaine de l'Atlético de Madrid a ensuite basculé au cœur de l'entrejeu. Un rôle où il a semblé plus à l'aise, lui qui a limité les touches de balle pour trouver ses partenaires. Mais sur le plan offensif, il n'a jamais été décisif. Remplacé dans les derniers instants par Felipe (90e+2).

  • Herrera (3) : dans le milieu à quatre mis en place par Diego Simeone, le Mexicain n'a pas du tout existé, un peu comme tous les milieux de l'Atlético. Pris par le jeu du RBL avec l'enchaînement des passes et les combinaisons entre les lignes, l'ancien élément du FC Porto n'a jamais vu le jour. C'est donc fort logiquement qu'il a été remplacé en premier par João Félix (58e). Rapidement, l'international portugais a apporté de la vitesse et de la technique, avant de transformer le penalty de l'égalisation qu'il avait lui-même obtenu (71e).

  • Saul (5) : le numéro 8 madrilène a souvent eu le ballon durant cette partie, notamment dans le camp adverse. Et sans le cuir dans les pieds, il a bien fait son travail en pressant rapidement l'adversaire pour gêner les transmissions entre les lignes. Avec son coéquipier Koke, ils ont formé une bonne paire même s'ils n'ont pas été exceptionnels.

  • Carrasco (4) : revenu à l'Atlético il y a quelques mois après une expérience en Chine, l'ailier belge avait pour objectif d'apporter de la vitesse et de la percussion sur les côtés. En début de match, il a bien combiné avec Lodi notamment et a multiplié les dédoublements mais ensuite, il a moins vu le cuir. Auteur de deux frappes, dont la première qui a été sortie par Gulasci (12e, 80e).

  • Llorente (3) : après ses belles performances lors de la saison, et notamment contre Liverpool au tour précédent, le numéro 14 était attendu. Mais à la pointe de l'attaque, l'Espagnol a tout simplement été fantomatique, surtout dans le premier acte, la faute notamment à un Upamecano des grands soirs. Ballons perdus, déplacements approximatifs, fatigue : Llorente n'a jamais réussi à montrer de belles choses, sauf à la fin du temps réglementaire.

  • D. Costa (3) : si on compare avec son coéquipier sur le front de l'attaque Llorente, l'ancien joueur de Chelsea a forcément été plus en vue, mais pas énormément. Bloqué par la défense du RBL, l'avant-centre espagnol a dû décrocher et jouer dos au but. Mais c'est tout puisqu'il n'a eu aucune occasion. Et il a trop souvent été pris dans les duels. Remplacé par Morata (72e).

Plus d'infos

Articles recommandés

Commentaires