La Kvara-Mania s'empare de la Serie A !

En déjà deux matches, l'ailier géorgien Khvicha Kvaratskhelia bouscule la Serie A par son talent. Déjà adulé au Napoli, celui qui a la lourde mission de faire oublier Lorenzo Insigne se montre déjà à l'aise. L'Italie est déjà sous le charme.

Khvicha Kvaratskhelia feiert seinen Treffer gegen Verona
Khvicha Kvaratskhelia feiert seinen Treffer gegen Verona ©Maxppp
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Malgré un statut de légende de la formation transalpine et une décennie passée sur l'aile gauche du Napoli, Lorenzo Insigne a décidé de changer d'air en signant à 31 ans du côté de Toronto. Performant au sein de la franchise canadienne, il ne laisse malgré tout pas de regret ni de grand vite du côté des Partenopei. En effet, le Napoli est déjà passé à l'étape suivante avec sa recrue estivale Khvicha Kvaratskhelia. Arrivé contre 10 millions d'euros en provenance du Dinamo Batumi après avoir réalisé de belles saisons en Russie au Lokomotiv Moscou, mais surtout au Rubin Kazan, le joueur de 21 ans aussi à l'aise du gauche que du droit s'est vite acclimaté à la formation de Luciano Spalletti.

Des débuts prometteurs

Star de la sélection géorgienne de Willy Sagnol avec qui il compte déjà 8 buts en 17 capes, Khvicha Kvaratskhelia a vite succombé au charme de la cité parthénopéenne : «quand je suis arrivé ils m'ont dit que la ville est belle. En réalité, je n'ai jamais vu une aussi belle ville et ils m'ont dit que les supporters sont aussi géniaux.» Numéro 77 au dos et fan de Cristiano Ronaldo, celui qui a tout de l'ailier moderne se présentait déjà comme l'une des probables sensations de la saison 2022/2023 de Serie A. Efficace, dribbleur, passeur et doté d'une très forte personnalité sur le terrain, le natif de Tiflis se présentait le 15 août dernier sur le terrain de l'Hellas Vérone pour ses grands débuts dans le championnat italien. Et le moins que l'ont puisse dire, c'est que l'on n'a pas été déçu.

Bien que mené contre le cours du jeu, le Napoli est revenu au score sur une tête du Géorgien avant la pause et ce dernier a ensuite délivré une passe décisive de grande classe pour Piotr Zielinski lors d'une victoire 5-2. Malgré une première réussie, Lucian Spalletti se montrait assez critique envers son joueur en qui il fonde beaucoup d'espoirs : «il peut faire bien mieux que ce qu’il a fait aujourd’hui. Il a un peu souffert du marquage sur l’homme de son adversaire, et quelqu’un comme lui doit normalement être très doué pour les duels. Il avait un peu de tension, c’est la tension du premier match avec le maillot du Napoli. Il s’est montré à certains moments capable d' éclairer certaines situations. C’est un footballeur complet, il a cette technique importante. Il a fait des matches importants et marqué un beau but, avec la tête, ce qui n'est pas sa principale qualité.»

Une nouvelle démonstration contre Monza

Une première intéressante qui a laissé place à un deuxième match tout aussi solide contre Monza. S'imposant 4-0, le Napoli peut encore remercier l'ailier géorgien qui a rapidement débloqué la situation. Parti côté gauche, il est revenu vers l'axe devant la surface de réparation adverse pour conclure d'une frappe enroulée sur la droite du but. Servi ensuite sur la gauche de la surface, Khvicha Kvaratskhelia il aspirait l'âme de Valentin Antov avec une feinte de frappe puis un tir croisé imparable pour alourdir le score. Mettant déjà le Stadio Diego Armando Maradona dans sa poche, le talent de 21 ans comptabilise 3 buts et 1 offrande en deux matches en ce début de saison.

Encore une fois, Luciano Spalletti l'a complimenté après le match tout en se montrant mesuré pour le préserver : «c'est un footballeur avec d'excellentes qualités, un grand professionnel et un bon garçon. Il donne des coups de pied à gauche et à droite, mais il doit encore épurer cela. Il était encore très tendu, il ressent trop la nouvelle affectation. Il sait qu'il doit donner satisfaction à un public exigeant, il ressent donc beaucoup cette responsabilité. Mais j'espère qu'il trouvera la bonne tranquillité d'esprit dès que possible.» En tête de la Serie A avec Naples suite à ce départ parfait, Khvicha Kvaratskhelia ne pouvait pas rêver meilleurs débuts en Italie.

Il a mis l'Italie à sa botte

La presse italienne n'a pas manqué de s'enflammer pour son nouveau phénomène. Du côté de la Gazzetta dello Sport, on est plutôt dans l'astronomie avec "Une étoile est née". Le média aux pages roses évoquant ainsi un stade acquis à la cause du Géorgien qui se démarque déjà dans le collectif napolitain avec même l'essor d'un nouveau surnom "Kvaradona". Il a hérité d'une note de 8 et du statut d'homme du match. Du côté du Corriere dello Sport, il arrive aussi en une avec Kvarastella, l'étoile Kvara. Le média transalpin est aussi dithyrambique et évoque un joueur spectaculaire au sein d'un Napoli plus fort et plus complet.

Reste désormais à savoir si l'étoile deviendra bien le nouveau soleil napolitain et non pas une étoile filante. Quoi qu'il en soit, il est déjà bien adopté par ses supporters, mais aussi ses coéquipiers. Après la victoire contre Vérone, Victor Osimhen avait notamment souligné le caractère de son jeune coéquipier qui lui avait glissé une confidence quand le score était de 1-1 : «après son but, Kvara m'a dit, maintenant il faut marquer. Et c'était ainsi. Il est jeune et je dois l'aider à s'intégrer.» Une sensation se dégage déjà : une certaine unanimité. Surnommé Zizì par Aurelio De Laurentiis, le président du Napoli, Khvicha Kvaratskhelia risque bien de provoquer des bosses dans les pantalons des supporters napolitains s'il continue d'enchaîner des prestations de ce niveau !

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