Les 10 pires équipes d'Europe parmi les 5 grands championnats

Les différents grands championnats avancent à grand pas, l'occasion pour nous de faire un point sur les pires équipes d'Europe.

Sheffield United, Parme, Schalke, Dijon et Crotone sont les mauvais élèves d'Europe
Sheffield United, Parme, Schalke, Dijon et Crotone sont les mauvais élèves d'Europe ©Maxppp

Nous arrivons aux deux tiers des différents grands championnats européens. L'occasion de s'apercevoir que pas mal d'équipes en bas de tableau sont pour certaines déjà plus ou moins condamnées, alors que d'autres peuvent encore croire dur comme fer au maintien. Nous vous présentons le top 10 des pires équipes en mêlant la Premier League, la Ligue 1, la Serie A, la Bundesliga et la Liga en réalisant la moyenne de point pris par match.

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Schalke, 9 points après 23 journées (0,39 pt/match) :

Schalke est incontestablement le bonnet d'âne de ce classement. Rien ne va au sein du club allemand et depuis un moment déjà. Dans le dur la saison dernière (12e au final de Bundesliga), les Knappen vivent un véritable calvaire cette fois. Avec une seule victoire en 23 matches de championnat et 61 buts encaissés (record parmi les 5 grands championnats) le club de la Ruhr est quasiment condamné. 4 entraîneurs se sont déjà succédés sur le banc lors de cet exercice (David Wagner, Manuel Baum, Huub Stevens et Christian Gross) alors que le 5e, Dimitrios Grammozis, a été nommé hier, quelques jours après les départs de Gross, de son adjoint Rainer Widmayer, du directeur sportif Jochen Schneider, du préparateur physique Werner Leuthard, et du directeur du club Sascha Riether. Un grand coup de balai alors que le club, dont le budget dépasse allègrement les 300 M€, file tout droit vers la 2e division.

Sheffield United, 11 points en 26 rencontres (moyenne de 0,42 pt/match) :

Promu en Premier League il y a un an et demi, les Blades avaient surpris pas mal de monde en jouant les trouble-fêtes, terminant 9e du championnat. Sous la houlette de Chris Wilder, ils affichaient même une identité de jeu assez intéressante, s'offrant au passage quelques victoires de prestige face à Arsenal, Everton, Tottenham ou encore Chelsea. Mais, les saisons se suivent et ne ressemblent pas. Cette année ressemble à un long chemin de croix. La perte de Dean Henderson, gardien prêté par Manchester United l'an passé, a fait très mal notamment. Sheffield United a dû attendre la 18e journée pour connaître son premier succès et, malgré un bon début d'année 2021 (trois succès lors des six premiers matches, dont un face à Manchester United), les 15 points qui le séparent de Newcastle, l'actuel 17e, semblent être un trou impossible à refermer.

Crotone, 12 points en 24 journées (0,5 pt/match) :

Deuxième de Serie B l'an passé, Crotone risque de faire l'ascenseur cette saison. Bon dernier après 24 matches de championnat, le club italien a beaucoup de mal à se faire une place dans l'élite italienne. Il faut dire que sa première partie de saison lui a grandement compliqué la tâche. Malgré un nul contre la Juve en octobre, il lui a fallu attendre la 11e journée le 12 décembre dernier pour enfin sentir le parfum de la victoire. Fort de la montée validée en juillet dernier, Giovanni Stroppa conserve pour le moment la confiance de sa direction, qui a fait quelques efforts au mercato d'hiver pour tenter de remédier à la situation, avec notamment l'arrivée en prêt d'Adam Ounas. L'effet escompté tarde à se voir puisque les partenaires d'Emmanuel Rivière sont sur une série de 6 défaites consécutives, possèdent déjà 8 points de retard sur le premier non relégable et la pire défense d'Italie (57 buts encaissés).

Dijon, 15 points après 27 journées (moyenne de 0,56 pt/match) :

A Dijon non plus ça ne va pas fort. Dernier de Ligue 1, le club bourguignon est en route vers la descente. Ses dix points de retard sur Nîmes, le barragiste, semblent être un obstacle irrémédiable au maintien. Cela fait un moment que le DFCO joue avec le feu. Sauvé après une double confrontation contre Lens en barrages en 2019, puis récupéré in extremis la saison passée à la faveur d'un championnat tronqué après avoir longtemps occupé l'une des deux dernières places, il est cette fois en train de rendre les armes. La venue de David Linarès à la place de Stéphan Jobard en novembre n'a pour le moment pas endigué une dynamique négative. L'entraîneur n'a remporté que deux de ses 18 matches (les seuls succès de Dijon cette saison) et se trouve actuellement sur une série de 7 défaites consécutives.

Parme, 15 points en 24 journées (0,63 pt/match) :

L'écurie italienne revient déjà de loin. Après trois montées successives de la Serie D en 2015 à la Serie A en 2018, elle commence à s'essouffler. Roberto D'Aversa, l'entraîneur de cet exploit n'a pas résisté aux mauvais résultats lors de la reprise l'été dernier. Alors qu'il avait effectué un très bon début de saison, il a terminé 11e. Malgré cette place honorable, il est viré en août mais son successeur Fabio Liverani n'a pas trouvé la bonne formule et s'est fait licencier à son tour début janvier. La direction, qui avait fini par se brouiller avec D'Aversa, l'a tout de même rappelé pour essayer d'arracher le maintien. Pour le moment, ça n'en prend pas le chemin. Sans victoire depuis le 30 novembre dernier, les Parmesans n'ont pas levé les bras depuis 15 matches en championnat mais n'ont que 5 points de retard sur le premier non relégable.

West Bromwich Albion, 17 points après 26 journées (0,65 point de moyenne) :

Sheffield United est dans une mauvaise passe mais n'est pas le seul en Premier League. Promu cette saison, West Brom risque bien de faire l'ascenseur. Avec ses 17 petits points, le club anglais se trouve déjà à neuf longueurs du premier non relégable. Slaven Bilic viré en décembre, l'indécrottable Sam Allardyce ne fait guère mieux que son prédécesseur. Après avoir mis le bus face à un Liverpool malade en décembre dernier pour son premier match (1-1), l'ancien sélectionneur a pris quelques corrections (5-0 face à Leeds et Manchester City, 4-0 contre Arsenal) mais vient tout de même de remporter son second succès face à Brighton sur un but polémique. De quoi renouer avec l'espoir de se maintenir ? Rien n'est moins sûr pour des Baggies qui ont déjà encaissé 55 buts en 26 rencontres de Premier League !

Mayence, 17 points 23 matches (0,74 point de moyenne) :

Tous les ans ou presque, Mayence est annoncé comme un candidat à la descente en 2. Bundesliga. Cette année encore, le club allemand ne déroge pas à la règle mais comme toujours, il a encore toutes les cartes en main pour se sauver. D'ailleurs, son début d'année 2021 a de quoi le nourrir de beaucoup d'espoir. Mainz compte déjà plus de points en cette nouvelle année, que sur l'ensemble de la première partie de saison (11 contre 6). Il faut dire que débuter le championnat par 6 défaites n'augure rien de bon. Achim Beierlorzer mis sur la touche dès la fin septembre, Bo Svensson tente de redresser une situation qui est loin d'être désespérée. Après avoir fait un peu de ménage au mercato d'hiver (5 joueurs prêtés dont Mateta), le Danois a relancé la machine et Die Nullfünfer (le 05) est revenu à un petit point des deux premiers non relégable : Bielefeld (un match en moins) et le Hertha Berlin. On devrait vite en savoir plus. Lors des six prochains matches de Bundesliga, Mayence affronte ses deux concurrents, en plus de Schalke 04.

Cagliari, 18 points en 24 journées (une moyenne de 0,75 point par match) :

Lors des deux dernières saisons, Cagliari avait effectué un bon début de championnat avant de s'effondrer pour terminer en deuxième partie de tableau. Sans forcément parler de bon départ cette fois, les Sardes semblaient lancés sur des bases honnêtes. De gros efforts ont été fournis par la direction l'été dernier avec les arrivées d'Eusebio Di Francesco sur le banc ou encore de Diego Godin dans l'effectif, mais une série de 16 matches de suite sans victoire aura été fatale à l'ancien coach de la Roma. Dans cette équipe où seul João Pedro (12 buts) surnage, la venue du nouvel entraîneur Leonardo Semplici, vainqueur le week-end dernier pour son premier match, va peut-être changer la donne. 18es à deux points du Torino, les Rossoblù ont tout de même quelques arguments à faire valoir. Depuis cet hiver, Radja Nainggolan ou encore Daniel Rugani les ont rejoints.

Hertha Berlin, 18 points en 23 rencontres (0,78 pt/match) :

Avec Schalke 04, il est l'autre grand club allemand qui ne va pas bien. Pourtant auteure d'un recrutement très ambitieux depuis un an et demi (Matheus Cunha, Lucas Tousart, Matéo Guendouzi, Jhon Cordoba, Alexander Schwolow, Omar Alderete, Krzysztof Piątek, Deyovaisio Zeefuik) avec plus de 100 M€ dépensés, la Vieille Dame ne parvient pas à trouver de la régularité dans ses résultats. 15e avec un tout petit point d'avance sur Mayence, le premier relégable, le Hertha peut craindre le pire. D'autant qu'en interne, ça va mal également. Le 24 janvier dernier, Bruno Labbadia l'entraîneur, et Michael Preetz, le directeur sportif, ont tous les deux été remerciés sans ménagement. La nouvelle direction, incarnée par Carsten Schmidt, a décidé de prendre le taureau par les cornes pour confier la mission sauvetage à un ancien de la maison, Pál Dárdai. Depuis, le Hongrois n'a pris qu'un seul point sur quinze possibles...

Huesca, 20 points en 25 journées (moyenne de 0,8 point par rencontre) :

Après avoir connu sa première année en Liga il y a deux saisons, Huesca fait ce qu'on appelle le yo-yo. Monté en 2018, descendu en 2019, puis remonté en 2020, l'ancien club présidé par Javier Tebas vit une drôle de saison. Il a attendu la 13e journée pour enfin gagner mais collectionne surtout les matches nuls (neuf sur les quinze premières journées). Forcément à ce rythme, on n'avance pas beaucoup mais le dernier mois de compétition a permis de rebattre un peu les cartes. Favoris à une nouvelle descente, les Azulgranas ont gagné deux fois sur les cinq dernières rencontres de Liga, revenant dans une lutte à plusieurs pour le maintien qui s'annonce très serrée (8 points séparent Huesca, 20e, d'Osasuna, 12e). Des résultats qui ont le vent en poupe, un effectif de qualité malgré tout avec la présence par exemple de Rafa Mir et un jeu plus ambitieux que certains de ses concurrents, la lanterne rouge de Liga n'a pas encore dit son dernier mot.

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