DNCG : l’inquiétude monte pour les Girondins de Bordeaux
Décevante, la saison 2024/2025 des Girondins de Bordeaux n’a clairement pas été une promenade de santé. Luttant parfois pour le maintien et largué de la course à la montée, le club au scapulaire a terminé à une piteuse douzième place, bien loin des objectifs initiaux. Une situation inquiétante sur le plan sportif mais surtout économique puisque les Girondins vont devoir encore une fois passer la dure épreuve de la DNCG.
Loin du titre acquis en 2009 et de son statut de club historique de la Ligue 1, Bordeaux rime désormais avec Ligue 2 et DNCG. Douzième de l’antichambre de Ligue 1, le club girondin va rester en Ligue 2 une troisième année de suite après avoir échoué deux fois dans sa mission montée. Un véritable coup dur pour le club qui avait mis les moyens de son côté pour aller chercher sa promotion. Dépensant tout de même 11,4 millions d’euros avec les arrivées d’Aliou Badji, Zan Vipotnik, Pedro Diaz, Jérémy Livolant, Zuriko Davitashvili, Clément Michelin, Jean Marcelin, Karl-Johan Johnsson, Yohan Cassubie et Gaëtan Weissbeck, les Bordelais n’avaient pas lésiné sur les dépenses pour atteindre ces objectifs, mais cela n’a pas suffi.
Dés lors et avant la prochaine saison qui va vite arriver, Bordeaux va devoir passer un mauvais moment avec son passage devant la DNCG. Ne trouvant pas d’actionnaire minoritaire l’hiver dernier alors que c’était l’une des volontés de l’équipe appartenant à Gérard Lopez, Bordeaux avait reçu une sanction avec l’encadrement de sa masse salariale et de ses indemnités de mutation. Terminant la saison avec un déficit avoisinant les 50 millions d’euros, Bordeaux va devoir trouver près de 40 millions d’euros avant le 19 juin prochain, la date de son entretien avec la DNCG. Alors qu’il reste deux semaines avant cette échéance importante pour l’avenir des Girondins de Bordeaux, une situation de flou artistique règne toujours.
Gerard Lopez ou le dépôt de bilan
D’après les informations de Sud Ouest, le climat reste à l’inquiétude au sein du club alors que le propriétaire Gérard Lopez ne laisse rien ressortir. Pour remettre les comptes à l’équilibre et ainsi financer le budget de la saison prochaine, ce sont entre 35 et 40 millions d’euros qui manquent. Le risque si jamais cet argent n’arrive pas est une rétrogradation administrative en National 1. A l’aise avec les médias et souvent présent médiatiquement par le passé, Gerard Lopez n’a pas pris la parole publiquement depuis la nomination du coach Albert Riera en octobre dernier. Un silence qui est loin de rassurer quand l’avenir du club est autant en danger et surtout celui-ci se tient également en interne.
Que ce soit le staff, les joueurs, les employés du club, les supporters et les partenaires, personne ne sait encore ce que va faire Gérard Lopez pour passer favorable l’oral devant le gendarme financier du football français. Le directeur général du club Thomas Jacquemier a récemment fait savoir que des discussions étaient en cours pour trouver un partenaire financier, mais le timing s’annonce serré pour conclure un accord d’ici deux semaines. Face à cela, deux options semblent plus crédibles, le dépôt de bilan ou l’intervention de Gérard Lopez. La première option serait liée à une rétrogradation en National 1.
Si cela arrivait, la situation financière de Bordeaux s’aggraverait et pousserait donc à cette issue terrible. La deuxième option serait donc une nouvelle manne financière impulsée par le propriétaire du club qui a déjà déboursé plus de 60 millions d’euros en 2021, dont 40 millions d’euros, l’an dernier. N’hésitant pas à remettre de l’argent quand il le fallait, Gérard Lopez semble capable de jouer ce rôle encore aujourd’hui et avait déjà attendu le dernier moment la saison passée pour faire fuiter qu’il allait mettre la main à la poche. Bordeaux espère donc que la situation se reproduira, car les conséquences seraient terribles.