Nous sommes le 4 mai 2002. Jusque-là vierge de tout titre de champion de France, l’Olympique Lyonnais obtient enfin le Graal tant attendu en l’emportant devant le Racing Club de Lens au terme d’une sorte de finale du championnat de Division 1 (3-1). Et parmi les joueurs titulaires lors de ce match figure un certain David Linarès. Dans l’ombre des Sonny Anderson, Sidney Govou et Grégory Coupet, le milieu défensif participe ainsi activement au sacre d’une écurie rhodanienne qu’il côtoie depuis 1994. Passé avant cela par Bletterans et Besançon, c’est bien dans la capitale des Gaules que le récupérateur écrit les plus belles pages de sa carrière.

Non conservé une fois cet exercice terminé, le joueur quitte la cité lyonnaise sur ce titre et prend la direction de Troyes. Deux saisons plus tard, le natif de Lons-le-Saunier se laisse ensuite tenter par une expérience à l’étranger, du côté de Tenerife. Pas vraiment à son avantage en Espagne, le récupérateur rentre finalement dans l’Hexagone, signant à Dijon. Le joueur s’épanouit d’ailleurs comme il se doit en Côte d’Or, participant à 143 matches en l’espace de six saisons. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et l’ancien Gone prend sa retraite en 2010.

Pas de quoi l’inciter à quitter le milieu du ballon rond bien au contraire, puisqu’il embrasse alors la carrière d’entraîneur. Le président du DFCO lui proposant de prendre en charge l’équipe féminine du club, Linarès accepte ce défi et occupe donc le poste de coach deux saisons durant. Une expérience qui prend fin cet été, mais l’ancien joueur ne tarde pas à rebondir, puisqu’il est désormais entraîneur du DFCO C, évoluant en Division d’Honneur, avec pour objectif de se maintenir à ce niveau et, pourquoi pas, titiller les toutes premières places du classement.