On lui prêtait une carrière brillante. L’Olympique Lyonnais était même proche de le recruter durant l’hiver 2006.

Pourtant, le mot qui revient sans cesse lorsque l’on évoque Jaouad Zairi est « gâchis ». Révélé à Gueugnon, il est repéré très jeune par le FC Sochaux au sein duquel il va évoluer durant cinq saisons. Dès lors, la Ligue 1 découvre un fantastique manieur de ballon, capable sur un dribble d’éliminer n’importe quel adversaire. Pourtant, les premières critiques commencent à fuser dans les travées du Stade Bonnal. Trop individualiste, il ne pèse pas assez sur le jeu de son équipe et privilégie le spectacle à l’efficacité. Il devient dès lors, un joker mais qui peine à briller. Partant sur la pointe des pieds de Sochaux, il commence sa longue descente aux enfers et va changer trois fois de clubs en deux saisons. Boavista, Al Ittahad et le FC Nantes ne lui permettront pas de rebondir.

Agé de 25 ans, et totalisant de près de 30 sélections avec les Lions de l’Atlas, Zairi tente une fois de plus un sacré pari. Il est recruté par le modeste club grec de l’Asteras Tripolis Club, tout juste promu cette saison durant l’automne. Après un gros travail foncier pour retrouver une forme physique acceptable, il s’impose rapidement au sein de l’Asteras pour en devenir la plaque tournante de l’équipe et participant à la construction de la plupart des buts de son équipe. Et ça marche puisque son club est désormais cinquième du classement de la Superligue grecque.

Ayant participé à 16 matchs en quatre mois, soit plus que lors des quatre dernières saisons, Zairi semble enfin revenir à son meilleur niveau. De quoi revenir dans un championnat plus huppé ? A suivre...