Si les éliminatoires pour l’Euro 2020 battent leur plein sur le Vieux continent, certaines nations ont déjà commencé leur parcours qualificatif pour le Mondial 2022 au Qatar. C’est notamment le cas des écuries asiatiques. La Chine se déplaçait par exemple ce mardi aux Maldives pour démarrer son deuxième tour de qualification. Les hommes de Marcello Lippi se sont promenés, l’emportant largement (0-5). Cette démonstration a surtout été marquée par les débuts d’un homme en sélection, Elkeson.

Né à Coelho Neto, au Brésil, cet attaquant de 30 ans, qui évolue dans l’Empire du Milieu depuis 2013, a récemment été naturalisé dans le cadre d’une politique d’ouverture de la Fédération Chinoise que nous vous présentions fin mai et vivait sa première sous ses nouvelles couleurs. L’ancien de Botafogo, aujourd’hui à Guangzhou Evergrande, n’a pas raté ce grand rendez-vous, inscrivant un doublé. « Je peux dire que j’étais bien stressé avant ce match. J’ai changé de vie, j’ai changé de nationalité, j’ai changé de nom, j’ai été convoqué en sélection, j’ai fait mes débuts et j’ai eu la chance d’inscrire un doublé », a-t-il confié, relayé par O Globoesporte.

Ai Kesen démarre fort

On l’a d’ailleurs vu exploser de joie après son premier but, un penalty, embrassant ses partenaires et célébrant avec les supporters présents. « C’était une sensation particulière lorsque j’ai ouvert le score. En fin de match, le contact avec le supporter au bord du terrain était spécial », a-t-il lâché. Devenu Ai Kesen, son nom chinois (il signe d’ailleurs déjà des autographes dans sa nouvelle langue et chante l’hymne national sans difficulté), il a dû renoncer à la nationalité brésilienne, en faisant la demande aux autorités auriverdes, mais aussi fermer tous ses comptes au pays pour embrasser son nouveau destin.

Le meilleur buteur de Chinese Super League en 2013 et 2014 (25 puis 27 réalisations), premier « étranger » de l’histoire de la sélection chinoise, a désormais un objectif bien en tête : qualifier son nouveau pays pour la Coupe du Monde au Qatar en 2022. « Nous allons tout faire pour que la Chine joue à nouveau un Mondial. Mais le chemin est encore long », a-t-il conclu. La Chine n’a plus disputé de phase finale de Coupe du Monde depuis 2002, au Japon et en Corée du Sud (élimination au 1er tour, après des défaites contre le Brésil, la Turquie et le Costa Rica, aucun but marqué). Elkeson, ou plutôt Ai Kesen, espère que Ricardo Goulart et d’autres viendront prochainement l’aider dans sa quête.

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