Le football français n’est pas au mieux. Repris par les milliardaires qataris de QSI, le Paris Saint-Germain fait figure d’exception, mais le club de la capitale est bien l’arbre qui cache la forêt. Dans son édition du jour, France Football vient en effet de publier un rapport sur les chiffres d’affaires des quatre plus grands championnats d’Europe (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne) comparés à celui de notre Ligue 1 nationale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le fossé se creuse entre la France et l’élite du football continental.

Avec un chiffre d’affaires de 1,040 milliards d’euros, la L1 est en effet loin derrière ses camarades. Pire, elle est la seule dont le CA a stagné, voire baissé entre 2009 et 2011. Première du classement, la Premier League culmine quant à elle à 2,515 milliards d’euros, devant la Bundesliga (1,746), la Liga (1,718) et la Serie A (1,553). Très dépendant des revenus télévisuels (58% du CA), le championnat de France doit bien évidemment son retard au montant… de ses droits TV (607 M€, seule la Bundesliga fait moins avec 519 M€) qui sont bien éloignés de ceux versés aux clubs anglais, champions de la catégorie (1,305 milliards d’euros). Les faibles revenus de la billetterie (131 M€) sont aussi pointés du doigt, eux qui ne représentent que 13 % du CA alors qu’en Angleterre, en Allemagne et en Espagne, ce pourcentage grimpe à 24-25%, avec une mention spéciale pour nos amis britanniques et leurs 610 M€.

Au niveau des revenus publicitaires, là aussi, le bât blesse. Avec 179 M€ perçus, la L1 est cette fois-ci très nettement distancée par les quatre autres ligues où les revenus vont de 418 M€ (Serie A) à 600 M€ (Premier League). Un gouffre. Enfin, en termes de gains liés au merchandising, même si le championnat hexagonal s’en tire mieux que trois de ses concurrents (PL, Liga, SA) dans les revenus « autres produits » (123 M€), cela reste insuffisant si on additionne ce domaine aux sponsors publicitaires. Et là, c’est la Bundesliga qui fait fort avec 826 M€. Un sacré décalage.