C’est tendance. Dans un contexte économique plus que compliqué, les formations de Ligue 1 partent faire leur marché en Roumanie. L’AS Saint-Étienne a lancé cette mode récente à l’été 2011 en recrutant Banel Nicolita (28 ans) au Steaua Bucarest. Convaincu par la réussite du milieu lors de sa première saison dans le Forez, d’autres écuries françaises sont donc parties à la conquête de la Liga 1. Évian TG accueillait Djakaridja Koné (26 ans, ex-Dinamo Bucarest) au mercato estival 2012. Durant l’hiver 2013, l’Olympique de Marseille payait entre 3 et 4 M€ au CFR Cluj pour s’attacher les services du Sénégalais Modou Sougou (28 ans).

Cet été, Mihai Roman (28 ans), milieu international roumain du Rapid Bucarest, a débarqué à Toulouse. La starlette du Viitorul Constanta Aurelian Chitu (22 ans) a suivi les pas de son partenaire en sélection, en ralliant l’Hexagone à Valenciennes. « Je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre la décision de venir à Valenciennes. C’est un club qui a toujours su faire grandir ses bons jeunes et j’espère que ça sera le cas pour moi. J’espère être mis dans les meilleures conditions dès mon arrivée pour faire honneur à ce maillot. Le football est le même partout. La Ligue 1 est réputée pour être très physique. Je souhaite franchir un cap en venant à Valenciennes », a-t-il lancé à l’occasion de sa présentation ce vendredi.

Une belle acquisition pour le club nordiste puisque pour les médias roumains, ce milieu offensif a été le meilleur jeune du championnat local par les joueurs et les entraîneurs cette saison. « Chitu est capable de créer le danger à tout moment. Il est élégant balle au pied, possède une excellente technique et une belle frappe de balle. Seul problème, il a encore parfois du mal à enchaîner les matches importants », nous a confié un de nos confrères Emanuel Roşu. Mais pourquoi la L1 pioche-t-elle désormais aussi souvent dans les Carpates ?

Chitu n’est sans doute pas le dernier...

Un agent roumain Florin Iacob nous a répondu. « Je pense que les clubs français se concentrent sur le marché roumain car ils sont convaincus que les joueurs d’ici peuvent s’adapter facilement en France. La différence entre les deux championnats est davantage médiatique, la valeur de la L1 est supérieure à celle de la Liga 1, mais pas autant qu’on le pense. Par ailleurs, pour les joueurs roumains, la France est une destination prisée », nous a-t-il expliqué. Et c’est pourquoi d’autres éléments pourraient bien débarquer dans les prochaines semaines.

Le quotidien roumain Gazeta Sporturilor expliquait que Valenciennes, non content d’accueillir Chitu, serait également intéressé par son partenaire au Viitorul Constanta Vlad Rusu (22 ans). Et ce n’est pas tout à en croire Florin Iacob. « Iasmin Latovlevici (27 ans, latéral gauche du Steaua Bucarest) et Romario Benzar (21 ans, milieu du Viitorul Constanta) attirent beaucoup de clubs. Pour le premier, avec les problèmes de justice du président du Steaua, les discussions n’ont pas été très loin. Pour le second, plusieurs clubs français (Ndlr, Sochaux notamment) sont intéressés, mais il n’y a rien de concret pour le moment », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, le défenseur central, ex-international Espoirs ivoirien, Viera Diarassouba (26 ans, Panduuri) est lui aussi pisté en France. Le FC Nantes est très intéressé par son profil. Des négociations sont déjà entamées. Valenciennes se place en embuscade en cas d’échec des Canaris. Rappelons que le jeune défenseur polyvalent (il peut évoluer latéral gauche et dans l’axe) du Gloria Bistrita, Wilfried Kanon (19 ans), éveille de son côté la curiosité des Girondins de Bordeaux et de Montpellier. Qu’on se le dise, la mode du made in Roumanie en L1 est loin d’être terminée...