Sport universel par excellence, le football a pour particularité d’être pratiqué aux quatre coins du globe. Du fin fond de l’Afrique aux provinces les plus reculées d’Asie, le ballon rond fait fureur et rares sont les zones géographiques à opposer une résistance au football. Oui mais voilà, du côté de l’Amérique du Nord, le sport préféré des manchots n’a pas forcément la cote. Peu pratiqué, ce que les Américains appellent le Soccer commence néanmoins à prendre de l’ampleur, lentement mais sûrement. Se développant peu à peu, la Major League Soccer va bientôt accueillir en son sein une nouvelle franchise, le Montréal Impact. Un club au sein duquel évolue le Français Philippe Billy.

Contacté par nos soins, l’arrière latéral nous raconte son parcours : « J’ai signé pro au Stade Lavallois à 18 ans. Et tout est parti de là. Au bout d’un an, je suis parti à Lecce et j’ai signé 5 ans. Un an et demi après, je suis parti 6 mois en prêt à Bastia. Ensuite, un an à Lecce puis un an en prêt en Belgique. Après je suis revenu un an encore à Lecce avant de faire un an au Stade Lavallois puis deux ans au Stade Brestois. Et je suis maintenant à Montréal. C’est vrai que je n’ai jamais fait plus de deux ans dans un club. Quand on voit à Lecce, je suis parti pas mal de fois en prêt. J’aurais bien voulu me stabiliser un peu, mais je n’ai pas eu l’occasion de le faire (rires). Je vais peut être avoir l’occasion de rester longtemps ici, si tout se passe bien. On vit vraiment bien ici, c’est une France américanisée. C’est la France, mais sans tous les problèmes qu’on a en France. Au stade, il y a beaucoup de familles parce qu’il n’y a pas de débordements ».

Vous l’aurez donc compris, le joueur de 29 ans apprécie sa nouvelle vie. Et pourtant, il aurait très bien pu ne jamais porter les couleurs de la franchise canadienne : « J’ai fini mon contrat à Brest en 2009, et un agent m’a appelé. Je ne travaillais pas avec lui à ce moment-là. Moi j’étais parti pour faire les stages UNFP. Il m’a donc appelé et m’a demandé si j’étais intéressé à l’idée de jouer outre-Atlantique. Je lui ai dit « Pourquoi pas », je ne fermais la porte à personne. Au début, on ne parlait que des clubs de MLS comme Washington, New York, Toronto et New England. On avait pensé quand même à Montréal. Le problème, c’est que New York et Washington cherchaient plus un arrière central et j’avais peur de trouver le temps long à ce poste même si je peux jouer là. On a attendu Toronto et New England mais ça a tardé, et Montréal est revenu à la charge parce qu’ils voulaient absolument que je vienne. Ils ont fait le forcing, je me suis renseigné sur internet et j’ai décidé d’y aller. Maintenant, je ne regrette pas du tout ».

Loin de nourrir des regrets, le natif de Nantes se tourne donc vers l’avenir avec en point de mire l’entrée de son club en MLS. Un championnat en pleine expansion grâce aux arrivées de Thierry Henry et de David Beckham : « C’est en train de se développer énormément. Ils utilisent beaucoup l’image de Thierry Henry ou de David Beckham. Et il y en a encore d’autres qui arrivent. Ici, tout ce qu’ils font ils le font en grand. Les campagnes de publicités, la gestion des clubs... Il faut vraiment le voir. Ça n’a rien à voir avec la France. Même si on est dans un club de NASL, on se sent vraiment dans un grand club. En France, à part les grands clubs, on n’a pas de clubs qui ont une telle gestion. L’année dernière, on a joué des matches amicaux contre la Fiorentina et le Milan AC. Cette année, on joue contre les New York Red Bulls en Mai. Le club a la volonté de se faire connaître en Europe. Aujourd’hui, on est en NASL et on va passer en MLS l’an prochain. Je suis donc en fin de contrat en fin de saison. Moi, mon souhait c’est de prolonger. Je suis venu ici car Montréal allait en MLS. Mon but, c’est de prétendre à la MLS ». Après avoir roulé sa bosse en Europe, Philippe Billy va donc peut-être pouvoir assouvir ses rêves de MLS. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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