OM - Brest : les notes du match

Tombeur sans trembler du Stade Brestois (3-0) lors de la 12e journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille a provisoirement récupéré la première place du championnat. Buteur, Angel Gomes a particulièrement brillé, tout comme Arthur Vermeeren, omniprésent dans l’entrejeu.

Par La Rédaction FM
13 min.
Vermeeren face à Angers @Maxppp

Après sa défaite polémique face à l’Atalanta en Ligue des Champions il y a trois jours, l’Olympique de Marseille était de retour au Vélodrome ce samedi pour le compte de la 12e journée de Ligue 1. Pas de place pour les doutes pour la formation de Roberto De Zerbi, qui devait s’imposer face à Brest pour reprendre provisoirement la tête du classement et ainsi mettre la pression sur le PSG, en déplacement sur la pelouse de l’OL, dimanche soir. Après le résultat décevant de la semaine, l’OM se présentait avec une équipe un peu différente. O’Riley était envoyé sur le banc au profit de Vermeeren, qui avait donc un coup à jouer dans ce onze titulaire, tout comme Angel Gomes dans un rôle de numéro 10 derrière le trio Greenwood, Aubameyang, Paixao.

La suite après cette publicité

Série en cours

Plus de statistiques
Marseille
D
V
N
D
D
Brest
N
D
D
N
N

Une équipe séduisante sur le papier, qui devait rapidement emballer la rencontre devant des supporters exigeants. Et cela commençait fort avec un premier gros face-à-face manqué par Aubameyang. Le Gabonais ne cadrait même pas son tir malgré un bon service de Greenwood (5e). Dans la foulée, Brest répondait avec une très grosse occasion. Lancé en profondeur, Mboup se présentait tout seul face à Rulli. Mais le jeune attaquant sénégalais de 22 ans butait sur le portier argentin, qui célébrait cet arrêt comme un but (8e). Après un premier quart d’heure animé, le rythme chutait complètement et il fallait bien une énorme boulette de Majecki pour emballer la rencontre.

L’OM met la pression sur le PSG

Dans le dur depuis plusieurs semaines, l’ancien gardien de Monaco se trouait complètement sur le coup franc pourtant sans danger d’Angel Gomes. Le cuir glissait, passait entre ses gants et finissait sa course au fond des filets. De quoi condamner, ou presque, une équipe brestoise clairement en manque d’inspiration depuis plusieurs semaines. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la foulée, Kenny Lala poussait dans le dos Paixao dans la surface. Penalty logique que Mason Greenwood transformait sans souci (2-0, 33e).

La suite après cette publicité

Avec un matelas confortable, l’OM abordait la seconde période sans trop de pression. Sur le front de l’attaque, Aubameyang, lui, manquait plusieurs opportunités de marquer le 3e but de ce match, synonyme de victoire assurée. Greenwood et Gomes continuaient de se montrer très incisifs dans une défense brestoise en grande difficulté. Et après un petit sursaut brestois, l’OM a scellé son succès du jour grâce à Aubameyang. Le Gabonais finissait par trouver la faille sur un bon service de Matt O’Riley. Une soirée quasiment parfaite pour les Olympiens, qui devront surveiller l’état de santé de Nayef Aguerd, remplacé après une alerte à la cuisse. Au classement, Marseille reprend donc la tête de la Ligue 1 alors que Brest est 13e. Les Brestois restent sur 6 matches sans victoire en Ligue 1 et lutteront pour leur maintien.

- L’homme du match : Arthur Vermeeren (7,5) : de retour dans le onze marseillais, le jeune Belge a brillé ce samedi après-midi. Solide dans le duel, précis dans ses remises, dans l’orientation du jeu et porté vers l’avant, le numéro 18 phocéen a largement contribué à l’emprise olympienne dans l’entrejeu. Toujours bien placé, il a également sauvé les siens à plusieurs reprises en écartant le danger. Facilitateur de jeu et omniprésent à la récupération (10 ballons récupérés), le joueur passé par l’Atlético de Madrid a, sans doute, livré son meilleur match sous ses nouvelles couleurs. Un volume de jeu précieux, mais surtout un match plein.

La suite après cette publicité

Olympique de Marseille

- Rulli (6,5) : une nouvelle fois présent dans les cages phocéennes, l’Argentin a encore brillé. Auteur d’une énorme parade face à Mboup (9e), il a constamment rassuré les siens dans ses interventions. Concentré sur sa ligne, il s’est également montré précis dans ses relances. Une copie parfaite.

- Murillo (6) : titularisé dans le couloir droit, le Panaméen a souvent œuvré sur le plan offensif. Multipliant les montées pour proposer la solution supplémentaire, il a enchaîné les centres plus ou moins précis. Sur le plan défensif, il a parfois été gêné par la mobilité de Mboup (9e) mais a globalement convaincu.

La suite après cette publicité

- Pavard (6,5) : repositionné dans l’axe d’une défense à quatre, l’international français n’a pas eu grand-chose à faire défensivement. Proche de son adversaire direct, il n’a jamais failli. Autoritaire dans les airs, il a cependant montré une très grande frilosité dans la relance.

- Aguerd (6) : séduisant depuis son arrivée dans la cité phocéenne, le Marocain de 29 ans a une nouvelle fois parfaitement tenu son rang. Excepté une petite frayeur sur un duel mal négocié avec Mboup (38e), il a parfaitement cerné Ajorque, très peu trouvé dans cette rencontre. Gêné physiquement, il cédait finalement sa place en fin de rencontre. Remplacé par Egan-Riley (79e).

- Emerson (6,5) : coupable d’une terrible erreur face au Sporting et absent contre l’Atalanta Bergame, l’ancien joueur de l’OL faisait son retour dans le couloir gauche de l’OM. Peu inquiété défensivement, il a bien contenu Baldé et a, lui aussi, travaillé offensivement pour apporter le danger. Juste balle au pied, il a livré une belle prestation.

- Højbjerg (6,5) : porteur du brassard en l’absence de Balerdi, le Danois a parfaitement dicté le tempo. Bien aidé par l’activité XXL du duo Vermeeren-Gomes, il a apporté son expérience et toute son intensité physique. Irréprochable dans le duel, il a aussi donné de la voix pour guider ses partenaires. Un capitaine exemplaire. Remplacé par Bakola (86e), qui a profité de ces quelques minutes pour tenter sa chance à deux reprises.

- Vermeeren (7,5) : voir ci-dessus.

- Angel Gomes (7,5) : auteur de débuts contrastés sous le maillot olympien, le transfuge de Lille a, cette fois-ci, livré une prestation de très haute volée. Disponible pour ses partenaires, mobile et lui aussi porté vers l’avant, il n’a cessé d’accélérer le jeu marseillais. Buteur sur coup franc après une terrible erreur de Majecki (25e), il a fait preuve d’une très belle activité au milieu de terrain. Tout proche du doublé sur un centre parfait d’Emerson, il a fait vivre une sale soirée aux Brestois. Très encourageant pour le milieu offensif olympien. Remplacé par O’Riley (70e), qui a apporté son impact physique avant de se muer en passeur sur le but d’Aubameyang.

- Greenwood (7) : leader de l’attaque olympienne (7 buts, 3 passes décisives), l’Anglais a bien failli punir le SB29 après une intervention douteuse de Majecki (5e). Juste techniquement et auteur d’une nouvelle ouverture délicieuse pour Aubameyang (6e), il aggravait finalement le score sur penalty (33e). Impliqué dans tous les mouvements offensifs marseillais, il était tout proche du doublé au retour des vestiaires, mais le portier brestois détournait sa tentative (47e). Malgré un certain déchet technique sur quelques séquences (17 ballons perdus), l’ex-joueur des Red Devils s’est encore montré à son avantage. Remplacé par Vaz (78e).

- Aubameyang (5) : préféré à Vaz pour débuter cette rencontre face à Brest, le Gabonais a vécu un match très (très) compliqué. Sur une superbe ouverture de Gomes, il manquait sa reprise (1er) avant de vendanger son face à face après un nouveau service parfait de Greenwood (6e). En manque de réussite, il ratait encore une nouvelle reprise sur un centre de Paixao (36e). Un déchet technique coupable, symbolisant son manque de confiance actuel. En fin de match, il sauvait finalement sa piètre prestation en reprenant parfaitement le centre d’O’Riley (82e). Remplacé par Mmadi (86e).

- Paixao (6) : intéressant sur la scène européenne, plus discret en Ligue 1, le néo-Marseillais s’est montré décisif face au SB29. Percutant, il s’est d’abord chauffé en armant deux puissantes frappes (10e, 31e) avant de provoquer le penalty du break (33e). Rapide et insaisissable sur les premiers appuis, il a mis en difficulté les défenseurs brestois (7 duels remportés sur 10). Plus discret après la pause, il s’est rendu coupable d’un certain manque de tranchant et de plusieurs pertes de balle. On en attend encore plus…

Stade Brestois

- Majecki (2) : titularisé une nouvelle fois à la place de Coudert, le portier polonais a connu une première période cauchemardesque. D’entrée, il s’est montré fébrile sur un centre mal négocié, repoussant le ballon dans les pieds de Greenwood, heureusement maladroit. Mais c’est à la 25e minute que tout a basculé : une énorme faute de main du portier sur un coup franc anodin d’Angel Gomes a offert l’ouverture du score à l’OM (1-0). Peu après, il a été battu sur penalty par Greenwood (2-0, 33e). Malgré une belle prise sur une frappe vicieuse de Paixão, son manque de sérénité a plombé le début de match brestois. Dès l’entame de la seconde période, Majecki a sauvé Brest en détournant une frappe croisée de Greenwood après un beau un-contre-un remporté par l’Anglais face à Guindo. Il s’est encore incliné sur une reprise de volée au premier poteau d’Aubameyang (3-0, 82e).

- Locko (non noté) : sur son flanc gauche, Locko avait la lourde tâche de contenir Mason Greenwood, l’un des hommes forts du championnat. Solide dans ses premières interventions, notamment face à Murillo dans un bloc brestois bien en place, il avait plutôt bien entamé sa rencontre. Mais à la demi-heure de jeu, un duel anodin avec le latéral marseillais l’a contraint à quitter ses partenaires, visiblement touché. Remplacé à la 33e minute par Guindo (3,5), son remplaçant n’a pas eu plus de réussite et a, lui aussi, subi la loi d’un Greenwood en pleine confiance. Guindo, constamment en retard dans ses interventions, n’a jamais réussi à entrer pleinement dans le match, à l’image de son duel perdu face à Greenwood dès la 47e minute. Il avait l’opportunité de gagner des points, c’est finalement manqué…

- Coulibaly (3) : dans l’axe de la défense brestoise, Coulibaly a vécu une première période compliquée. Rapidement pris dans le dos par Aubameyang dès les premières minutes, l’ancien Strasbourgeois a peiné à trouver ses marques face à la vivacité des attaquants marseillais. Dans la relance, il a souvent manqué de justesse, symbolisant les difficultés brestoises à sortir proprement le ballon. Malgré quelques interventions autoritaires, il a paru en manque de repères et de confiance, à l’image d’une charnière trop souvent mise sous pression.

- Chardonnet (3) : capitaine et défenseur central droit contre Marseille, Chardonnet a été mis à rude épreuve dès l’entame de la rencontre. Face à Aubameyang, il a livré un duel constant tout au long de la première période, alternant interventions autoritaires et moments de flottement. Il a contré un tir de Greenwood à la 19e minute, mais a ensuite stoppé avec sa main un tir de Gomes. Ensuite, le coup franc du même Angel Gomes à la 24e a directement conduit à l’ouverture du score, une erreur qui a donc coûté cher. Beaucoup trop maladroit, le capitaine brestois a payé le prix fort face à la vitesse offensive de l’OM. Il a laissé Aubameyang complètement seul sur son but à la 82e (3-0). Chardonnet a lâché au fil du match.

- Lala (3) : positionné sur le flanc droit de la défense brestoise, Lala avait la mission de contenir Igor Paixão. Malgré quelques interventions correctes, il a commis une faute déterminante à la 31e minute en déséquilibrant le Brésilien Paixão dans la surface. L’arbitre a logiquement désigné le point de penalty, transformé sans difficulté par Greenwood, portant le score à 2-0. Une erreur lourde de conséquences pour le latéral brestois, qui a vu l’OM prendre un avantage de deux buts à la pause. Kenny Lala a légèrement moins subi la foudre de Paixão en seconde mi-temps, mais n’a cependant rien apporté du tout sur le plan offensif.

- Chotard (4) : aligné en tant que sentinelle aux côtés de Magnetti, Chotard a été confronté à une mi-temps délicate pour Brest. À la 37e minute, le bloc brestois apparaissait désorganisé, avec près de 50 mètres entre défenseurs et attaquants. Le milieu, malgré ses efforts, peinait à relancer et à contenir la domination marseillaise, laissant complètement l’OM imposer son rythme avant la pause. Brest a ensuite frôlé l’espoir avec Chotard, très bien servi par Del Castillo dans le dos de la défense, le milieu a tenté fort de la tête, mais la sortie de Rulli l’a empêché de cadrer (64e). Il a été remplacé par Dina-Ebimbe à la 82e.

- Magnetti (4,5) : au cœur du milieu brestois aux côtés de Chotard, Magnetti a rapidement été dépassé par l’intensité imposée par l’OM. À l’image de la 37e minute, où Brest a peiné à organiser sa relance, laissant près de 50 mètres entre défense et attaque. La mi-temps se termine sur un bloc brestois dépassé et à la peine face à la domination marseillaise. Magnetti n’a quasiment rien montré lors du premier acte. Malgré quelques bons choix en seconde période, grâce notamment à un meilleur équilibre défensif, il a finalement été remplacé par Makalou à la 74e.

- Del Castillo (5) : derrière Ajorque en tant que numéro 10 brestois, Del Castillo a montré des signes de frustration face à la domination marseillaise. À la 44e minute, il a tenté de profiter d’un ballon mal renvoyé après un centre de Baldé, mais le retour de Vermeeren l’a empêché de se montrer dangereux. Dépassé par le rythme du match, il est souvent venu solliciter des consignes auprès de son entraîneur, peinant à trouver son impact habituel. Il a haussé son niveau en seconde mi-temps, sans forcément réussir à prendre le dessus sur ses adversaires, il s’est tout de même montré bien plus disponible, à l’image de son appel à la 62e.

- Mboup (4,5) : sur le couloir gauche de l’attaque brestoise, Mboup a tenté de se montrer dès les premières minutes, mais ses initiatives ont souvent buté sur Rulli ou sur la défense marseillaise. À la 9e minute, il s’est présenté seul face au gardien, mais sa tentative a été facilement repoussée. Plus tard, il a été stoppé dans sa progression par Pavard (20e) et ses frappes, trop molles, n’ont pas inquiété Rulli (27e et 28e). À la 38e minute, son enthousiasme l’a trahi : après un duel avec Aguerd, Mboup s’est écroulé dans la surface, mais l’arbitre a signalé une simulation et lui a coûté un jaune mérité. Il a été remplacé dès la 45e par Tousart (5,5). Un choix assez défensif de Roy. Tousart a apporté un vrai souffle nouveau à Brest, participant activement à la conservation du ballon et aidant l’équipe à retrouver un certain équilibre au milieu de terrain.

- Baldé (2) : le couloir droit brestois a été déserté dans le premier acte, et Baldé en a été le principal responsable. Très souvent esseulé et trop éloigné de ses partenaires, il n’a jamais trouvé de solution pour contrer le pressing marseillais ou créer le moindre danger. Ses courses ont été stériles et il est rapidement devenu fantomatique sur le terrain. Dès la sortie des vestiaires, Eric Roy a préféré le remplacer par Labeau-Lascary (5). À la 52e minute, Labeau-Lascary a tenté de dynamiser l’attaque brestoise : servi par Magnetti côté gauche, l’entrant a éliminé Murillo avant de décocher un centre-tir au premier poteau, mais Rulli s’est encore montré attentif.

- Ajorque (3,5) : auteur de 14 buts toutes compétitions confondues la saison dernière, l’attaquant brestois peine à retrouver son efficacité cette saison, avec un seul but inscrit jusqu’ici. Souvent dos au but, il a eu du mal à prendre le dessus sur la défense marseillaise, comme le montre sa mauvaise déviation à la 23e minute. Très actif malgré tout, il a multiplié les courses et apporté son soutien défensif, mais son influence offensive est restée quasi nulle lors de la première période. À la 62e minute, Ajorque a tenté de dynamiser l’attaque brestoise en s’échappant côté droit avant de repiquer dans l’axe, mais sa passe pour Del Castillo est contrée par Højbjerg. Un match frustrant.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Copié dans le presse-papier