La situation économique du Real Madrid terrifie Florentino Pérez !
Endetté à plus d’un milliard d’euros après la rénovation pharaonique du Santiago Bernabéu, le Real Madrid traverse une crise financière et institutionnelle sans précédent. Entre dettes dissimulées, plaintes internes et projets suspendus, Florentino Pérez voit son modèle économique vaciller.
L’ambition de Florentino Pérez de faire du Santiago Bernabéu le stade le plus moderne et le plus rentable d’Europe s’est transformée en cauchemar économique. Selon ABC España, le coût total du projet de rénovation avoisine aujourd’hui 1,163 milliard d’euros, soit près de trois fois plus que les estimations initiales. L’aventure, entamée en 2019 avec un budget de 575 millions, a rapidement dérapé avec deux prêts supplémentaires de 225 et 370 millions d’euros qui ont été contractés pour mener les travaux à terme. L’objectif était clair, à savoir transformer le Bernabéu en une machine à cash, ouverte 365 jours par an, capable d’accueillir concerts, événements et zones VIP lucratives. Mais la réalité a été bien différente. Après seulement seize concerts, les plaintes des riverains pour nuisances sonores ont forcé le club à suspendre les événements, privant ainsi le Real Madrid d’une manne financière cruciale.
Face à cette asphyxie budgétaire, Florentino Pérez a activé ce que la presse espagnole appelle un « levier financier », à savoir la vente de 20 % des revenus futurs du stade (concerts, parkings, exploitation d’espaces commerciaux) aux sociétés américaines Sixth Street et Legends. En échange, le Real Madrid a encaissé 360 millions d’euros en avance, une somme versée directement dans la trésorerie du club. Mais toujours selon ABC España, cette somme aurait dû être comptabilisée comme une dette, et non comme un revenu. Ce traitement comptable aurait permis au Real de présenter un bilan artificiellement sain et d’éviter une baisse du plafond salarial imposé par la Liga. Un ancien employé du club confie que, sans ce tour de passe-passe, le Real aurait enregistré plus de 40 millions d’euros de pertes cette année-là. Ce montage financier alimente aujourd’hui les critiques sur la transparence de la gestion du président madrilène.
Un géant aux pieds d’argile
Dans ce contexte tendu, Florentino Pérez envisagerait une mesure radicale en transformant le Real Madrid en société anonyme sportive (SAD), un statut permettant à des investisseurs privés d’entrer dans le capital du club. Selon des sources proches de la direction citées par ABC España, cette idée, encore taboue pour de nombreux socios, serait étudiée pour attirer des capitaux frais et alléger la dette colossale liée au stade. Le Real Madrid, propriété de ses membres depuis plus d’un siècle, perdrait ainsi une part de son identité pour adopter un modèle proche de celui des clubs anglais. Pérez sait qu’une telle décision pourrait provoquer un séisme institutionnel, mais face à l’étouffement financier, il ne lui resterait guère d’alternatives. L’hypothèse d’une ouverture du capital à des fonds d’investissement américains ou moyen-orientaux circule déjà dans les milieux économiques madrilènes. Comme si la crise financière ne suffisait pas, le Real Madrid traverse également une zone de turbulence institutionnelle. L’assemblée générale prévue pour le 23 novembre pourrait être suspendue, à la suite d’une requête déposée devant le tribunal provincial de Madrid par un membre du club. Ce dernier conteste la légitimité de la liste électorale actuelle, affirmant qu’elle comprendrait jusqu’à 20 000 socios inéligibles.
Dans un document révélé par ABC España, le plaignant affirme que la tenue de l’Assemblée « consoliderait des situations potentiellement nulles », compromettant la légalité des décisions du conseil d’administration. Le tribunal, qui avait d’abord rejeté la plainte, a finalement accepté d’examiner un recours, menaçant de paralyser la réunion censée approuver les comptes 2024-2025. Une telle suspension serait un camouflet sans précédent pour Pérez, déjà fragilisé par la grogne grandissante d’une partie des socios. Malgré des chiffres d’exploitation flatteurs, le club se retrouve pris dans un enchevêtrement de dettes, de litiges et de pertes potentielles. Les parkings attenants au Bernabéu, censés générer 320 millions d’euros sur 40 ans, ont été suspendus à la suite d’actions judiciaires intentées par les riverains, menaçant même la candidature du stade pour la finale de la Coupe du Monde 2030. Les concerts, censés être la nouvelle vache à lait du club, ont été stoppés net. Et l’illusion d’un modèle autofinancé s’effrite à mesure que la réalité économique s’impose. Derrière la façade du luxe et des trophées, le Real Madrid traverse l’une des périodes les plus périlleuses de son histoire moderne. À l’heure où la dette s’accumule et où les sources de revenus s’assèchent, une question demeure à savoir si Florentino Pérez pourra encore sauver son rêve, ou s’il devra céder les clés du temple madrilène à des investisseurs étrangers. En tout cas, l’empire bâti par Florentino Pérez vacille.
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