Dix-huit minutes. Voici le temps qu’a passé Reiss Nelson sur la pelouse de la Rhein Neckar Arena lors du match opposant Hoffenheim à l’Olympique Lyonnais il y a deux semaines (3-3). "La jeune pépite anglaise a accéléré quelques fois, sans être réellement dangereuse", avait-on écrit à son sujet au moment des notes de ce match de Ligue des Champions. Une compétition que le footballeur âgé de 18 ans découvre. Une compétition où il n’a pas non plus un temps de jeu très important pour le moment (6 minutes contre le Shakhtar, 18 contre Lyon). En apprentissage, l’ailier a un peu plus l’occasion de s’exprimer en Bundesliga cette saison. Et il faut reconnaître qu’il réussit son examen de passage pour le moment. En 6 apparitions en championnat dont 4 en tant que titulaire, il a marqué 5 buts. Soit autant de buts que Robert Lewandowski ou Alassane Pléa, avec un temps de jeu inférieur.

Le crack anglais tient toutes ses promesses pour le moment lui qui a confié récemment au site de la Bundesliga ses impressions sur son adaptation en Allemagne. « Je me sens bien ici, je suis bien installé. Mon père est allemand. Il est originaire d’une ville proche de Munich. Donc je savais à quoi m’attendre en venant ici et j’ai appris la langue avec une application. Tout va bien ». Pourtant, il a avoué qu’à l’origine il n’était pas pour être prêté. « Un prêt n’était pas mon premier choix. Mais quand j’ai entendu que la Bundesliga et Hoffenheim étaient une option pour moi, tout comme le fait de travailler avec un tel manager, j’ai voulu le faire. Julian (Nagelsmann) est un super manager et il fait confiance aux jeunes joueurs. Donc c’était un bon endroit où aller jouer pour moi. Le coach est jeune, il n’a que 31 ans et je pense que c’est important d’aller dans une équipe où un coach croit en vous. Donc il a été la raison principale de ma venue. »

Un retour très attendu en Angleterre

Et Reiss Nelson le lui rend bien pour le moment. Notre correspondant allemand Lukas Hörster est sous le charme. « Il est très fort en un contre un. Il a vraiment une super vision de jeu. Il a de bonnes idées sur le terrain. En plus de ça, il est rapide et sait comment marquer. Un très gros talent. Nelson est le type de joueur qui, quand il récupère le ballon, on se dit que quelque chose va se passer. Nagelsmann a dit qu’il n’avait qu’un problème avec lui au départ, c’est qu’il avait du mal avec la tactique. Mais c’était normal. » L’international U21 anglais (2 buts en 2 matches cette saison en sélection) profite donc pleinement de sa saison Erasmus en Allemagne avant de revenir la saison prochaine chez les Gunners où son contrat court jusqu’en 2023. « Pour le moment, je suis très heureux à Hoffenheim. Je joue, je marque des buts. Mais je suis un joueur d’Arsenal à la fin de la journée. Donc je dois rester et faire le boulot ici. Mais j’irais là où le football me mène. » Et a priori, ce sera à Londres à la fin de la saison.

En Angleterre justement, il est attendu de pied ferme comme nous l’explique Salim Baungally, journaliste pour RMC Sport et spécialiste de la Premier League. « La presse en parle beaucoup chaque semaine, comme Jadon Sancho à Dortmund. Ce sont les futures pépites du football anglais. À l’époque, pour Reiss Nelson, il y avait deux sentiments. Le fait que dès son jeune âge il montrait des choses que ses coéquipiers ou les jeunes de son âge ne pouvaient pas faire. Mais de l’autre côté, on avait déjà vu beaucoup de joueurs performer chez les jeunes puis ne rien faire après. Donc il y avait une volonté de patience, très surprenante d’ailleurs, car on aime souvent s’emballer en Angleterre. Mais aujourd’hui, ce qu’il fait à Hoffenheim est évoqué chaque semaine. Le fait qu’il va retrouver Arsenal la saison prochaine peut rendre service aux deux parties. » Le Baby Gunner est en train de prendre son envol. L’OL est prévenu !

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