L’Italie a déchanté. Après avoir remporté son premier match face à l’Angleterre (2-1), la Squadra Azzurra pensait avoir fait le plus dur en vue d’une qualification pour les huitièmes de finale. Mais deux revers successifs concédés face au Costa Rica (1-0) et à l’Uruguay (1-0) sont venus contrecarrer les desseins transalpins. La Nazionale ne sera pas au rendez-vous du Top 16, et doit rentrer au pays la tête basse. L’heure des règlements de compte semble donc avoir sonné dans les rangs italiens.

Ayant annoncé sa démission après ce dernier revers contre la Celeste, le désormais ex-sélectionneur Cesare Prandelli n’a ainsi pu s’empêcher d’avoir quelques mots concernant Mario Balotelli. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un sentiment d’amertume l’anime : « On ne peut jamais savoir quand il est nerveux, ou quand il est calme. J’ai choisi de le sortir car j’avais peur que l’on termine à 10. Il rentrait dans notre projet de jeu, je l’ai choisi, mais force est de constater que ce projet n’était pas le bon ».

Lassé, le coach n’a pas supporté de voir son avant-centre écoper d’un nouveau carton jaune, laissant trainer son genou sur un adversaire dans un duel aérien. Remplacé à la mi-temps, Super Mario n’a pas non plus le soutien de ses coéquipiers, à l’instar d’un Daniele De Rossi loin d’être tendre avec lui : « Nous devons repartir avec de vrais hommes, pas des plots ou des starlettes. Ceux-là sont inutiles à la Nazionale ». Conscient de ne plus être en odeur de sainteté, Balotelli n’est d’ailleurs pas resté avec ses partenaires, alors que Pirlo tenait un discours d’adieu après la partie. La guerre ne fait que commencer...