« L’inquiétude Griezmann », titrait L’Equipe le 13 juin, trois jours après l’entrée en lice de la France dans la compétition face à la Roumanie. Le match médiocre livré par les Bleus et la prestation insipide du joueur de l’Atlético Madrid laissaient en effet craindre le pire. Mis sur le banc lors de la deuxième rencontre face à l’Albanie, Antoine Griezmann mangeait alors son pain noir mais cela n’allait pas durer longtemps. Son entrée en jeu allait libérer les Bleus, tout comme son but de la tête, son premier de la compétition.

Enfin lancé, Griezmann allait s’imposer comme la menace offensive numéro 1 des Bleus. La preuve avec un doublé salvateur face à l’Irlande et l’officialisation de son nouveau poste au cœur du 4-2-3-1 de Deschamps, juste derrière Olivier Giroud, en électron libre. Un nouveau but face à l’Islande, d’un subtil piqué, puis le summum avec un doublé plein de sang-froid contre l’Allemagne. Déjà Soulier d’Or de l’Euro avec ses 6 réalisations, le Français a donc été nommé meilleur joueur de la compétition par l’UEFA.

Une distinction personnelle qui ne lui fera évidemment pas oublier la déception de l’échec en finale. Mais qui dit tout de sa nouvelle dimension avec les Bleus, où il s’est imposé comme le leader naturel de l’attaque. Âgé de 25 ans, il sera sans nul doute le fer de lance de l’équipe de France pour les qualifications à la Coupe du Monde 2018.