Cet été, le Stade Rennais s’est offert sur le gong la deuxième recrue la plus chère de son histoire : le Brésilien Raphinha. Arrivé en provenance du Sporting Portugal en échange d’un chèque de 21 M€, l’ailier-attaquant a débarqué en Bretagne avec une réputation prometteuse. Chez les Rouge et Noir, on ne cachait pas en tout cas sa joie d’avoir pu arracher cet espoir des mains lisboètes. « C’est un joueur d’élimination, de percussion, de dribbles, capable de faire les dernières passes et de marquer des buts, en gagnant des uns contre un. Il complète les caractéristiques de nos autres joueurs offensifs et il peut jouer en deuxième attaquant axial », s’enthousiasmait l’entraîneur rennais Julien Stéphan le 3 septembre dernier, lors de la présentation de sa recrue.

Onze jours plus tard, une fois la trêve internationale passée, Raphinha a pu disputer son premier match officiel sous ses nouvelles couleurs face à Brest. Une rencontre marquée par une énorme polémique arbitrale qui n’a pas empêché le Brésilien d’être l’un des meilleurs de son équipe. Très remuant, il n’a pas tardé à se mettre en action et aurait pu bénéficier d’un penalty dès la 19e minute. Véritable poison pour la défense brestoise, l’ex du Sporting CP a même eu la balle de match en toute fin de rencontre (89e), après avoir été directement impliqué sur le gros couac du VAR (son but a été refusé). Cinq jours plus tard, il a fêté sa deuxième titularisation consécutive pour le retour de la Ligue Europa au Roazhon Park, contre le Celtic Glasgow. Une compétition qu’il a jouée avec les Leões.

Rennes très optimiste avec Raphinha

Face aux Bhoys, le natif de Porto Alegre était aligné, sur la feuille de match, aux cotés de Mbaye Niang. En réalité, il a surtout occupé le flanc droit. Très vite identifié comme l’un des gros dangers adverses, il a été serré de près. Difficile ainsi de pouvoir utiliser ses qualités d’agent percuteur. Mais Raphinha ne s’est pas caché. Il a souvent décroché ou repiqué dans l’axe pour réclamer le cuir. Néanmoins, le bon quadrillage opéré par les Écossais ne lui a permis de briller que par intermittence (13e, 21e, 45e), contrairement à son pendant gauche, Flavien Tait, auteur d’un match très moyen. Des éclairs durant lesquels on a pu apprécier toute sa vitesse. Un atout de poids lors des phases de contre-attaque. Ses partenaires l’ont d’ailleurs très bien compris et l’ont souvent recherché par des passes en profondeur. Malheureusement pour lui, sans grande réussite. Mais dans ce match où les occasions bretonnes ont été rares, Raphinha a signé la deuxième la plus dangereuse de son équipe, après le penalty obtenu et transformé par Niang, avec une frappe enroulée du gauche obligeant Fraser Forster à sortir le grand jeu (31e). En deuxième période, le néo Rennais a été moins en vue.

Certains y verront un verre à moitié vide, mais pour une deuxième en rouge et noir en moins de deux semaines, il y a pire. Au sein du vestiaire breton, en tout cas, Raphinha a déjà séduit pas mal de monde. A commencer par celui qui est destiné à devenir un partenaire privilégié : Mbaye Niang. « C’est un garçon qui a des qualités, qui est dans la percussion, qui aime jouer avec ses coéquipiers, qui est très généreux. Je cherche à l’aider, à parler avec lui, à faire qu’il s’adapte le plus rapidement possible parce que c’est un joueur qui va nous apporter énormément par sa qualité et sa générosité. En plus, c’est un garçon attachant qui est très gentil. C’est une très belle recrue qui va beaucoup nous aider cette saison », a déclaré le Sénégalais en zone mixte. Enfin lancé dans les cadences infernales du calendrier, le Stade Rennais affiche une patience optimiste avec sa recrue. Et nul doute qu’il espère désormais la voir briller à l’occasion des chocs qui se profilent à l’horizon (Lille, Nantes, OM, Lazio).

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