Longuement interrogé dans les colonnes de L’Équipe, le propriétaire américain de l’Olympique de Marseille Frank McCourt, qui a évoqué les intentions phocéennes sur le mercato, a également abordé sa relation avec son président Jacques-Henri Eyraud, expliquant le fonctionnement de leur binôme. « Un bon propriétaire doit être un intendant, un régisseur, un organisateur pour le club. Il doit fournir tout ce qu’il faut pour atteindre les objectifs, les moyens financiers, la stratégie… et doit aussi recruter les dirigeants exécutifs qui vont conduire le club au quotidien. Pour moi, un “CEO” (PDG), dans tous les types de business, doit avoir les compétences pour appliquer une stratégie avec un budget précis et des méthodes efficaces, en étant responsable de ses équipes », a-t-il confié avant de poursuivre.

« L’OM est différent, car il a une portée civique avec une communauté de 60 000 fans qui se rendent chaque weekend à un événement qui rythme leur vie. Sans compter tous ceux en France et de par le monde. Le rôle du CEO de l’OM est donc différent. Il doit avoir un état d’esprit qui prend en compte à la fois le business, le sportif, et la communauté. Jacques-Henri excelle à trouver cet équilibre. Il sait quand me trouver, et quand nous avons besoin de discuter d’un point. Nous avons une réunion programmée chaque semaine. Mais sur des périodes comme l’avant-saison, nous avons besoin d’échanger plus. Après deux ans, nous avons une relation fluide, automatique. On communique facilement. La stabilité a une importance critique dans le sport. Cela prend du temps pour trouver la bonne dynamique, pour remplir les objectifs. Si tu changes tout le temps de priorités, de positions, tu gâches tout », a-t-il conclu. Pour l’heure, la formule porte ses fruits. Alors pourquoi en changer ?