La carrière d’un joueur professionnel ne tient souvent qu’à un fil. Franck Signorino le sait mieux que personne. International espoir sous la direction de Raymond Domenech puis considéré comme l’un des meilleurs latéraux gauche de Ligue 1 grâce à sa solidité et à son explosivité, Franck Signorino avait pris tout le monde à contrepied en s’engageant avec Getafe. Un choix sportif assumé qui aurait pu s’avérer payant sans une vilaine blessure au tibia qui l’a éloigné des terrains durant de longs mois. L’ancien pensionnaire du FC Metz (2000-2005) et du FC Nantes (2005-2007) a connu une longue traversée du désert, mais revient peu à peu à son meilleur niveau.

D’ailleurs, s’il a connu six mois de chômage, il a su rebondir du côté de Charleroi en Jupiler League. Après six mois convaincants, il a décidé de repousser une première offre du club belge qui souhaitait le prolonger. Car le rêve de l’ancien Messin est de revenir en Ligue 1. Un objectif difficile à atteindre, mais pas impossible à en croire le principal intéressé. « J’ai 29 ans, bientôt 30 et j’ai des bonnes jambes, je pense avoir le niveau pour jouer en L1. Je suis parti à Charleroi pour avoir du temps de jeu, ce que j’ai obtenu pour me montrer. Après si je n’arrive pas à revenir en L1, je laisse la porte ouverte à la Ligue 2 avec un club ambitieux, d’autant que j’ai aujourd’hui une proposition concrète. »

Pour se mettre en valeur, Franck Signorino a décidé de rejoindre les rangs de l’UNFP. Une situation assumée pour l’ancien joueur de Getafe qui nous explique les raisons de son choix, clairement poussé par l’envie de retrouver le championnat français. « J’ai des propositions en première division belge, dont mon club actuel de Charleroi qui veut me conserver. Mais ma priorité est de revenir en France. J’ai su que l’UNFP faisait des stages. Et comme je ne voulais pas être catalogué comme un joueur mis à l’essai dans un club pro, je me suis dit que c’était le meilleur moyen pour me mettre en valeur. Je suis en contact avec plusieurs clubs, alors jouer face à des équipes professionnelles telles que Lens ou Le Havre permet de montrer de quoi on est capable et de lever le doute sur mon physique, surtout pour moi qui ai été blessé un an. » Pisté par le Feyenoord Rotterdam et par plusieurs clubs français, Signorino est en passe d’avoir réussi son pari. Reste maintenant à transformer l’essai.