André-Pierre Gignac étant de retour en forme, les supporters de l’Olympique de Marseille auront certainement oublié que c’est Luis Fabiano (30 ans) qui aurait dû occuper le poste d’attaquant de leur formation si tout s’était bien passé durant l’été 2010. Six mois après, le buteur brésilien semble d’ailleurs regretter d’être resté au FC Séville. C’est ce que l’on peut déduire de son interview parue aujourd’hui sur O Globo.

« Vraiment, ces derniers mois ont été compliqués, avec beaucoup de rumeurs, une blessure, un statut de remplaçant… C’est le nouvel entraîneur (Gregorio Manzano) qui décide du turn-over et il travaille de la sorte », a-t-il expliqué. Et s’il reste mesuré, l’international auriverde ne se satisfait pas de son maigre temps de jeu. À tel point qu’il en regrette presque d’avoir paraphé un nouveau contrat l’été dernier.

« J’ai prolongé l’été dernier pour baisser le montant de ma clause libératoire et aussi, parce qu’à ce moment-là, je pensais que c’était la meilleure solution pour moi. Je devais aider le club. Si je terminais libre, tout le monde aurait été perdant. C’est pour ça que j’ai prolongé », a-t-il indiqué. Force est de constater que six mois plus tard, l’heure n’est plus à la fête. Et si le natif de Campinas est resté à Sanchez Pizjuan cet hiver, c’est uniquement par la volonté du club.

« J’ai eu des propositions des Corinthians, de Santos, de l’Internacional Porto Alegre, certaines pour un transfert sec, d’autres pour un prêt. (…) Toutes les décisions concernant les offres ont été prises par le club. Séville n’a pas voulu négocier », a-t-il révélé avant d’affirmer qu’il quitterait la formation de Nervion cet été. « En fin de saison, nous allons discuter et voir ce qui est le mieux pour toutes les parties, car mon cycle à Séville se termine ».

L’histoire ne dira jamais si Luis Fabiano, star brésilienne déchue, aurait connu un destin différent cette saison s’il avait finalement rejoint l’OM durant l’été 2010. Une chose est sûre : vu le traitement de faveur que lui réserve Séville, il sera sur le marché dans les mois à venir à un prix défiant certainement toute concurrence. Qui saura alors lui redonner le sourire ? Affaire à suivre.