Pour tous les supporters parisiens, le nom de Bruno N’Gotty restera à jamais synonyme de la victoire en Coupe des Coupes de 1996 à Bruxelles face aux Autrichiens du Rapid de Vienne. De sa frappe surpuissante, il a offert le seul et unique titre européen de l’histoire du club francilien. Ce fait de gloire demeure l’un des principaux de sa carrière, celle-ci n’ayant jamais atteint le rayonnement qu’il aurait pu espérer du fait de son talent de défenseur.



Le héros de Bruxelles

Ses premiers pas dans le football, il les effectue à l’Olympique Lyonnais, son club formateur. De 1988 à 1995, sous les couleurs lyonnaises, il dispute 237 rencontres et découvre les joies de l’Équipe de France le 17 août 1994. Un an plus tard, il s’engage avec le Paris Saint-Germain, où il va continuer son ascension de manière fulgurante. Sous le maillot du PSG, il confirme son statut de défenseur incontournable du Championnat de France. Pour sa première saison, il termine deuxième du championnat, et surtout, offre la Coupe des Coupes à son club, sur un coup-franc puissant. Sa deuxième saison est quasiment la copie conforme de la première, il termine encore deuxième du championnat et atteint encore une finale en Coupe des Coupes, cette fois-ci perdue face au FC Barcelone de Ronaldo. Son ultime saison sous les couleurs du PSG lui permet de réaliser le doublé des Coupes nationales, mais la 8e place du club en championnat et l’instabilité autour du PSG précipite le départ du joueur, pas sélectionné pour disputer la Coupe du Monde 1998.

Mais cette sortie précipitée ne l’entraîne pas n’importe où. C’est vers le grand Milan AC que Bruno N’Gotty se dirige. Malgré une première saison où il joue moins que d’habitude, il remporte le Scudetto avec les Lombards. Mais sa deuxième saison ne se passe pas comme il l’entend. Des blessures à répétition l’empêchent d’exprimer son talent dans les meilleures conditions et le joueur est alors prêté pour 6 mois à Venise. Finalement, il quitte l’Italie deux ans après y être arrivé pour s’engager avec l’Olympique de Marseille en 2000. Pour sa première saison, l’OM évite de peu la relégation. Quant à la seconde, elle tournera court, puisque Bruno N’Gotty est prêté très vite à Bolton. D’abord réticent, le joueur accepte de partir chez les Wanderers. Il y restera finalement cinq années, redevenant une valeur sûre en défense, et prouvant que son talent ne s’est pas dissipé au gré de ses transferts. En 2006, il rejoint Birmingham, puis Leicester en D2 un an plus tard. La saison dernière, il est prêté à Hereford, en 3e division anglaise. Le club est relégué en division inférieure, et le joueur, qui s’est gravement blessé au tendon d’Achille, retourne à Leicester, qui le libère de son contrat cet été.



Des blessures trop nombreuses

Celui qu’on surnommait pour le Koeman Noir pour sa frappe et son talent défensif se retrouve désormais sans club. Passé par trois des membres du Big Four français, et ancien Rossonero, Bruno N’Gotty a pâti de trop nombreuses blessures qui l’ont empêché de continuer son ascension débutée à Lyon et bien prolongée au PSG. Sélectionné seulement 6 fois en Équipe de France, il n’aura pas non plus connu les joies des triomphes français en Coupe du Monde ou à l’Euro. Si sa deuxième partie de carrière, en Angleterre, lui a permis de retrouver son lustre du milieu des années 90, N’Gotty est aujourd’hui, à 38 ans, plus que jamais proche de la retraite, 13 ans après son jour de Gloire à Bruxelles.