« Je sais que Nabil sera là vendredi, présent et bien présent ! », a lâché Bruno Genesio jeudi après-midi en conférence de presse après avoir été questionné une nouvelle fois sur la mauvaise passe de son capitaine Nabil Fekir. « On a déjà eu ce genre de discussions avant le match contre le Shakhtar. Ça ne m’inquiète pas, je sais qu’il va se remettre dedans. Ce n’est pas que Nabil ou Memphis (Depay), c’est un problème collectif quand on fait un match comme celui de mardi (défaite 1-2 en coupe de la Ligue face à Strasbourg, ndlr). Mais tout n’est pas à jeter. On frappe trois le poteau, il ne faut pas résumer la performance à ces deux joueurs. Pas question de stigmatiser un tel ou un tel ». La réaction du champion du monde français était donc très attendue ce vendredi après une prestation très moyenne mardi lors de la défaite face à Strasbourg en Coupe de la Ligue (un penalty manqué, un coup franc sur le poteau).

Auteur de 7 buts toutes compétitions confondues cette saison (il restait sur une série de 3 buts en 3 matches avant la trêve), le footballeur âgé de 25 ans est, à l’image de son équipe, en manque de réussite sur le plan offensif. L’an passé, au même stade de la saison, il en était à 16 buts toutes compétitions confondues. Si le numéro 18 de Lyon demeure un leader, aussi bien sur le terrain que dans le vestiaire, celui qui a connu quelques pépins physiques est en revanche un peu moins rayonnant dans le jeu et moins régulier. Face au Stade de Reims, Genesio avait choisi toutefois de lui faire de nouveau confiance en l’alignant derrière le duo Bertrand-Traoré Memphis Depay. Mais Fekir n’a pas vraiment brillé en première période, comme toute son équipe d’ailleurs. Il n’a pas réussi à se créer d’occasion franche et a perdu quelques ballons comme ce contrôle manqué au milieu de terrain à la 39e qui lui a d’ailleurs valu des sifflets du Groupama Stadium.

L’OL ne lâche pas Fekir

À la mi-temps, Bruno Genesio a sorti Nabil Fekir. Après la rencontre, le technicien lyonnais a expliqué sa décision. « Nabil est sorti sur blessure. Il a un problème à la cheville, il a pris un coup à la cheville. Je ne sais pas si c’est grave. On fera le point demain. Je n’ai pas vu le médecin. » Le coach lyonnais a ensuite livré ses impressions sur ce qu’il a pu voir en première période de la part de son joueur, qui a quitté le stade quelques minutes après le coup de sifflet final vendredi soir. « C’était difficile. Il y avait beaucoup de monde dans l’axe. Mais encore une fois, on me parle beaucoup de Nabil, de Memphis. Il faut parler de l’équipe. Quand on gagne, c’est tout le monde. Quand les résultats sont moins satisfaisants, c’est aussi l’affaire et la responsabilité de tout le monde, des joueurs, du staff, de toute l’équipe. Il ne faut pas stigmatiser Nabil ou Memphis parce qu’on a un peu plus de difficultés dans le jeu ».

Même son de cloche du côté d’Anthony Lopes. « Nabil n’a pas l’air d’être marqué plus que ça. C’est notre capitaine. On est tous derrière lui. Il y a des moments un peu plus compliqués que d’autres dans une carrière, mais il va relever la tête tranquillement et nous ramener beaucoup de points ». L’OL ne lâche pas son capitaine. Un capitaine dont l’avenir fait aussi parler entre Rhône et Saône. C’était déjà le cas l’été dernier lors de l’échec de son transfert à Liverpool. Cet hiver, le joueur arrive à un tournant de son aventure lyonnaise. Alors que son contrat avec son agent Jean-Pierre Bernès arrivera à son terme dans les prochains mois (mars-avril), l’attaquant tricolore n’a pas encore prolongé avec son club où son bail prendra fin en juin 2020. « C’est un objectif que le club s’est fixé. Maintenant, on verra avec le président. Un départ cet été ? Non, pas pour l’instant mais vous savez, dans le foot, rien n’est fait à l’avance », avait-il confié il y a quelques semaines. Récemment, la presse espagnole a révélé qu’il avait été proposé au Real Madrid. Que ce soit pour l’OL comme pour son avenir, Nabil Fekir va devoir revenir au sommet de son art, lui qui avait émerveillé les Gones l’an passé.