Si la demi-finale aller de Ligue Europa face au RB Salzbourg, jeudi prochain, était déjà dans toutes les têtes, quatrième, à trois points de l’Olympique Lyonnais, l’Olympique de Marseille avait pour obligation de s’imposer face à l’actuel barragiste troyen pour rester dans la course à la Ligue des Champions. Sur six défaites et deux nuls lors de ses huit derniers matches, le promu troyen allait devoir signer un véritable exploit pour espérer sortir de la zone rouge. Pour cette rencontre, Rudi Garcia devait faire face aux mêmes problèmes que sur la scène européenne. Privé de Mandanda, Rolando, Sarr et Kamara, blessés, il était également contraint de se passer des services d’Ocampos, suspendu. Au coup d’envoi, Zambo Anguissa et Clinton N’Jie étaient alignés, alors que Kostas Mitroglou et Maxime Lopez débutaient sur le banc. Côté troyen, si les absences de Rémi Walter et Bryan Pelé compliquaient les plans de Jean-Louis Garcia, les retours conjugués de Benjamin Nivet et Samuel Grandsir allaient peut-être donner un second souffle à l’ESTAC. Dans un Stade de l’Aube où les Troyens restaient sur trois matches sans défaite face à l’OM (1 victoire, 2 nuls), les « allez l’OM » prenaient le dessus sur les chants des supporters locaux au coup d’envoi.

Cela ne durait que 37 secondes. Le temps que Stéphane Darbion adresse un centre devant le but et que Samuel Grandsir ne vienne jaillir dans le dos d’Amavi pour reprendre d’une tête imparable (1-0, 1ère) ! Cueilli à froid mais adepte des scénarios de folie, l’OM ne tardait pas à faire son retard, sur coup de pied arrêté. A vingt-cinq mètres, malin, Payet jouait le coup franc rapidement et court vers N’Jie, qui dans la surface ajustait Zelazny d’un tir croisé qui entrait avec l’aide du poteau (1-1, 11e). Derrière, si les Olympiens faisaient le jeu, les débats étaient équilibrés. N’Jie perdait l’équilibre au moment de frapper dans la surface et Zelazny se jetait dans les pieds de Germain pour lui ôter le pain de la bouche (21e). L’ESTAC réagissait par à-coups et était tout proche de reprendre l’avantage lorsqu’Adama Niane profitait d’un manque de communication entre Luiz Gustavo et Yohann Pelé pour contrôler dans le dos du défenseur et ajuster une frappe dans un angle fermé, mais le ballon terminait sa course dans le petit filet extérieur (24e). Valère Germain avait mis son réveil à 17h35 cet après-midi. Il venait reprendre un centre de Thauvin de la tête devant Jimmy Giraudon, mais s’il trouvait le cadre, le portier de l’ESTAC était sur la trajectoire (35e). Peu avant la pause, Jordan Amavi, déclenchait une jolie frappe tendue des trente mètres que Zelazny devait claquer au-dessus de sa barre (45e) !

Mitroglou et Thauvin signent la nouvelle remontada olympienne

Les débuts de mi-temps étaient troyens cet après-midi ! Il ne fallait que deux minutes aux locaux pour reprendre l’avantage. Profitant d’une passe approximative de Luiz Gustavo, Grandsir venait mettre la pression à Amavi qui laissait l’attaquant troyen déclencher une frappe que Pelé repoussait sur Nivet. Le Capitaine aubois ne se faisait pas prier pour terminer face au but (48e, 2-1). Une constante ces jours-ci, les Olympiens se jetaient vers les buts adverses une fois au pied du mur. Dimitri Payet, encore lui, tentait immédiatement de faire réagir son OM en enroulant un coup franc depuis la gauche de la surface, mais Zelazny empêchait l’égalisation d’une belle envolée (50e) ! Marseille poussait et Florian Thauvin était déséquilibré dans la surface troyenne par Mathieu Deplagne. Monsieur Moreira ne voyait pas la faute alors que le penalty semblait évident (51e). L’intensité mise par les Olympiens faisait craquer la défense adverse, mais si Clinton N’Jie venait reprendre à bout portant, Zelazny réalisait un nouveau sauvetage reflex de la main droite (52e) ! La rencontre s’emballait et Adama Niane butait sur Yohann Pelé, sorti à l’extrême limite de sa surface pour contrer l’attaquant troyen du visage. Dans la continuité, de l’autre côté, Zambo Anguissa voyait sa frappe lourde être détournée par un Zelazny, de plus en plus chaud (61e).

Après que les deux coaches Garcia aient été envoyés en tribune par Monsieur Moreira, pour tenter de calmer leurs nerfs, Valère Germain venait donner un nouveau frisson aux locaux, sur une tête croisée déclenchée au premier poteau. Le portier aubois brillait encore (62e). Troyes ne cessait de subir et Azamoum manquait son intervention défensive dans sa surface, en cherchant à éviter un corner. Il remisait en retrait vers Zambo Anguissa, dont l’intérieur du pied droit filet au ras du poteau (70e). Le salut olympien venait finalement de Kostas Mitroglou, qui sept minutes après avoir remplacé N’Jie permettait à l’OM de recoller, d’une frappe dans la surface à la conclusion du contre-attaque menée par Dimitri Payet (2-2, 75e). Grandsir répondait immédiatement, mais son enroulé du pied gauche déclenché depuis l’entrée de la surface faisait briller Pelé, auteur d’une belle horizontale sur sa droite (75e). Les dix dernières minutes étaient disputées, jouées sur un rythme un peu fou. Les Olympiens insistaient sur le but troyen, mais le dernier rempart veillait. Jusqu’à la 86e minute et ce centre de Jordan Amavi, qui avait jusque-ici brillé par sa fébrilité défensive. Au second poteau, Florian Thauvin venait placer une reprise de volée de l’intérieur du pied gauche qui faisait se lever les trois quarts du Stade de l’Aube (2-3, 86e). Sur l’ultime corner de la rencontre, Niane venait donner un dernier frisson à l’OM, mais Luiz Gustavo sauvait sur la ligne, derrière Darbion, face au but, envoyait le ballon dans les nuages ! Si l’ESTAC reste dans la zone rouge, l’OM prend trois points précieux dans la lutte pour les places qualificatives pour la Ligue des Champions.

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