L’histoire d’amour entre l’Olympique de Marseille et Lucho Gonzalez a été tout sauf un long fleuve tranquille. Après une bonne première saison ponctuée d’un titre de champion de France et de bon nombre de passes décisives, El Commandante n’a eu de cesse de voir son rendement décliner, au point que son statut de titulaire indiscutable soit sérieusement remis en cause. Critiqué par une partie des supporters, le numéro 8 n’a finalement jamais vraiment su s’en relever. Résultat des courses : le milieu de terrain est parti par la petite porte dans les toutes dernières minutes du mercato hivernal.

Et depuis ce départ, difficile de trouver un quelconque signe d’amélioration dans le jeu marseillais. Le joueur est parti sur un succès à Rennes, avant de voir ses anciens coéquipiers s’enfoncer dans une série improbable de matches sans victoire. Et alors que l’Argentin remportait dans le même temps le titre de champion à Porto, Vincent Labrune était monté au créneau, ne mâchant pas ses mots : « Cette saison, il nous a fait gagner quoi ? Le match aller face à l’Olympiakos, c’est tout. Je ne vais pas raconter d’histoires. Dans n’importe quel club, le plus gros salaire est titulaire indiscutable et il fait tous les matches ou ce n’est pas le cas et tu ne peux pas le garder ».

Vous l’aurez donc compris, le président phocéen ne garde visiblement pas un très bon souvenir de Lucho. Mais la réciproque est également vraie. Au micro du Canal Football Club, le maître à jouer s’offre une étonnante sortie, pointant du doigt les carences dans la gestion du club : « Quand je suis arrivé au club, on avait l’équipe pour être champion. Le problème, c’est que l’entraineur et les dirigeants ne sont pas d’accord. Il y a des disputes, des désaccords, et forcément ça se répercute sur le terrain. Quand tu perds un ou deux matches, on dirait que le monde s’écroule. Il n’y a pas l’équilibre qu’on peut espérer dans un grand club. C’est dû à un manque d’organisation et à l’absence d’un leader, d’un dirigeant qui prendrait de vraies décisions, qui dit qu’un entraineur va rester trois ou quatre ans. Après les joueurs n’auraient plus qu’à se greffer au projet ».

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