Ces derniers temps, à l’Olympique de Marseille, c’était l’avis de tempête. En cause ? L’arrivée, dans l’organigramme du club, de Paul Aldridge, qui doit conseiller le président Jacques-Henri Eyraud et accessoirement trouver des portes de sortie en Angleterre aux joueurs bankables dont, on l’imagine, Morgan Sanson. Cela avait provoqué le courroux d’André Villas-Boas, le technicien portugais, en conférence de presse même s’il ne pense pas, pour le moment, à quitter l’OM. Ce mardi, JHE, après un temps de réflexion et deux réunions avec son entraîneur, a décidé, via conférence téléphonique avec plusieurs médias, de répondre et d’expliquer l’arrivée de Paul Aldridge. Mais ce n’est pas tout.

Dans le verbatim fleuve offert par La Provence, il a décidé d’expliquer ce qu’il ressentait en tant que président de l’OM. « Bien sûr (que c’est dur d’être président de l’OM, ndlr)  ! Je crois que tous mes prédécesseurs l’ont dit. C’est un travail à la fois intellectuel et physique parce que c’est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il n’y a pas de répit ; ça doit exister dans d’autres clubs, bien sûr, mais à l’OM, je pense que c’est vraiment une réalité. C’est comme ça. Il y a aussi tellement de bons côtés et je pense qu’on a bien travaillé avec toute l’équipe qui m’entoure, à changer ce club, dans bien des domaines. Cela n’intéresse personne quand ça ne touche pas au rectangle vert mais je pense que c’est aussi comme cela qu’on arrive un jour à la performance sportive et à l’excellence sportive sur le rectangle vert. C’est un tout », a commencé par expliquer JHE.

« Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on a menti »

Dans la foulée, alors que certains supporters demandent son départ, le chef du club marseillais a défendu son bilan : « ce club a besoin de sérénité. Il doit se projeter sur le long terme pour devenir un membre du Top 15 européen. Je le pense vraiment. C’est pour ça qu’on est là. Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on a menti ou qu’il y a tromperie sur la marchandise. On a fait plus que ce qu’on a annoncé que l’on ferait. Parfois, de façon positive, parfois on s’est trompé. On continuera à gérer cet équilibre tellement difficile. Mais je pense qu’on peut rester authentique et être fidèle à ce qu’est l’OM, tout en changeant la gestion de ce club, c’est ce qu’on essaie de faire. Et c’est très difficile ».

Reste à voir comment seront perçus ces messages dans le camp des supporters de l’écurie phocéenne. Car ce que l’on sait, il suffisait de regarder les réactions sur les réseaux sociaux. Car, si certains ne comprenaient pas vraiment pourquoi André Villas-Boas liait son destin à celui du directeur sportif espagnol de l’OM, Andoni Zubizarreta, la grande majorité était du côté de l’ancien de Tottenham, Chelsea et Porto notamment. Cela se fait nécessairement au détriment de la direction du club avec en ligne de mire, Jacques-Henri Eyraud.