L’Olympique de Marseille est en crise. Depuis le 25 novembre dernier (Amiens-OM, 1-3), les Phocéens n’ont plus gagné. Soit une série de huit matches consécutifs sans victoire (3 nuls, 5 défaites). Une situation qui a atteint son paroxysme dimanche soir à l’occasion de la réception de l’AS Monaco à l’Orange Vélodrome (1-1). Les supporters ont réservé un accueil bouillant à leur équipe en déployant des banderoles et en entonnant des chants hostiles aux joueurs, au coach mais aussi aux dirigeants. À la fin de la rencontre, des échanges tendus ont eu lieu entre les fans de l’OM et le groupe de Rudi Garcia. Inutile de dire qu’après la parole, des actes étaient attendus ce mercredi soir à l’occasion du déplacement à Geoffroy-Guichard en match en retard de la 17ème journée de Ligue 1. Et pour ce choc, le technicien olympien avait décidé de trancher dans le vif au moment de composer son onze de départ. Il a par exemple relancé le jeune Boubacar Kamara.

Ce dernier n’avait plus joué avec le groupe professionnel depuis le 13 décembre et la défaite à domicile face à l’Apollon en Ligue Europa (1-3). Le grand espoir de l’OM a fait un passage sur le banc après avoir pourtant montré de belles promesses en début de saison. Face aux Verts, il a livré une prestation correcte dans l’ensemble. Mais ce sont surtout deux autres choix de Rudi Garcia qui ont été commentés. Le premier concernait Dimitri Payet. Critiqué ces derniers temps, il avait été conforté dans son rôle de capitaine par Rudi Garcia en conférence de presse d’avant-match. « Il joue son rôle. C’est un capitaine qui rassure, motive ses troupes, s’occupe de lui aussi. Il doit faire mieux mais qu’il ait le brassard ou pas, on s’en fout. Ce rôle-là joue. Il a fait partie de ceux qui voulaient que le groupe soit uni à la fin du match. La réponse est claire comme de l’eau de roche : 0 chance pour que ça arrive ».

Garcia a tranché dans le vif

Pourtant, l’entraîneur de l’OM a choisi de l’envoyer sur le banc face aux Verts mercredi soir. Si on l’a vu s’échauffer à plusieurs reprises durant le match, Payet (4 buts, 5 assists cette saison) n’est pas entré face à son ancien club, lui qui n’a plus été décisif pour l’OM en L1 depuis 7 octobre. Après la rencontre, Rudi Garcia a expliqué son choix. « J’avais besoin de percussion, de vitesse, de courses, et ceux qui étaient sur la pelouse les ont apportées. On aurait pu faire mieux, même moi j’aurais peut-être du changer plus vite mes joueurs ». Autre décision forte de la part de Rudi Garcia : ne pas aligner un pur attaquant. Comme face à Monaco, il a persisté puisque c’est Lucas Ocampos qui a occupé cette position, aux côtés de Thauvin, dans le 5-3-2 concocté.

Un choix qui tranche avec ce qu’avait déclaré Garcia en conférence de presse, puisqu’il avait avoué avoir trop tardé à faire entrer Valère Germain contre l’ASM. Finalement, Germain a de nouveau débuté sur le banc. Il est entré en fin de rencontre à la 90ème minute pour remplacer Morgan Sanson. Autant dire qu’il n’a pas vraiment eu l’opportunité de s’exprimer. L’ancien attaquant de Monaco est parti très vite après la rencontre, sans décrocher un mot devant les journalistes. Quant à Kostas Mitroglou, lui n’était même pas du voyage. Le technicien français avait décidé de le laisser de côté pour ce déplacement, sans préciser toutefois la raison. L’OM a donc évolué sans avant-centre de métier. Une tendance qui se dégage ces derniers matches pour un OM qui attend encore et toujours son grand attaquant, qui pourrait bien être Mario Balotelli. Un avant-centre qui, rappelons-le, n’a pas mis le moindre but à Nice cette saison...