Le match entre le Stade Rennais et le Stade Brestois ne restera pas dans les mémoires. Le score de 0-0 est même déjà quasiment oublié face à l’actualité du dernier vainqueur de la Coupe de France. Hier,Olivier Létang était remercié par la famille Pinault, qui lui reprochait son omniprésence à tous les étages du club, des rapports délicats avec de nombreux salariés et surtout une relation conflictuelle avec Julien Stéphan. Les actionnaires ont tranché, ils ont choisi leur entraîneur et pas leur président. Toujours discret depuis cette petite bombe, le coach commentait pour la première fois le départ de Létang.

« Écoutez, c’est une décision de l’actionnaire, une décision que l’on doit respecter. C’est lui qui impulse la politique générale du club. On respecte ça. Ce n’était un secret pour personne que nos relations n’étaient pas toujours harmonieuses, pour autant, je ne peux pas oublier que c’est lui qui m’a donné la possibilité de me retrouver à ce poste-là. Voilà. Maintenant, on est obligés de regarder vers l’avant. En championnat et en Coupe de France, on a des échéances qui arrivent, qui sont très excitantes et intéressantes pour tout le monde. Moi, je suis un simple entraîneur et je dois me focaliser sur le terrain et sur les objectifs que l’on essaie de remplir » a expliqué Stéphan dans un premier temps.

Stéphan reconnaît une relation compliquée avec Létang

Les médias présents en conférence de presse n’ont pas hésité à cuisiner le coach, malgré la tentative du club de verrouiller la communication autour de ce sujet brûlant. « Le timing ne vous a pas surpris ? » demande un journaliste. « Ce sera la dernière question sur le président », interrompt le directeur de la communication. Ce dernier ne pourra pas vraiment empêcher la réponse face à l’agitation médiatique. « Je ne sais pas s’il y a un bon timing pour ça, simplement faire confiance à l’actionnaire sur le timing. Nous, on ne peut et ne veut que se concentrer sur le terrain » certifie l’entraîneur du Stade Rennais

Stéphan ne fera plus que commenter la première rentrée de Steven Nzonzi, considéré comme le dernier cadeau de Létang au club breton, lui qui a réussi à amener le champion du monde 2018 sous firme de prêt dans les dernières heures du mercato. « Sur la manière de travailler, ça ne changera rien. Moi, je suis un entraîneur, il ne faut pas m’accorder le pouvoir que je n’ai pas. Je suis l’entraîneur du Stade Rennais, je m’occupe de l’entraînement et de la compétition de l’équipe professionnelle. » Il s’agira maintenant aux Rouge et Noir de se reconcentrer sur le terrain, eux qui ont perdu des points sur l’OM dans la course à la 2e place.