Voilà, c’est fini. Javier Pastore n’est plus un joueur du Paris Saint-Germain. Arrivé en 2011 au sein du club de la capitale, l’Argentin était devenu l’un des symboles du projet QSI. Première recrue d’envergure, il avait coûté la somme de 42 M€, à l’époque record de transfert pour le club de la capitale. Il n’obtiendra celui de plus grosse vente puisque 7 ans après donc, il est cédé à l’AS Roma pour une somme aux alentours des 24 M€, comme l’a officialisé le club parisien dans un communiqué. « Javier Pastore rejoint officiellement l’AS Roma après 7 saisons au PSG ». L’Argentin a signé un contrat de 5 ans avec le club italien.

Ce départ sera considéré comme un crève-coeur pour certains supporters, un soulagement pour d’autres. Bien sûr, Pastore garde de nombreux fans, à Paris et ailleurs, en raison de son élégance balle au pied, son appétit pour les beaux gestes (et particulièrement les petits ponts) et sa qualité de passes. Malheureusement, son aventure au PSG, très bien lancée après une première saison riche en buts (16 tout de même en 2011-2012, toutes compétitions confondues), n’a pas atteint les sommets espérés. La faute à une irrégularité chronique, un mental parfois trop léger et bien sûr une montagne de blessures.

Un symbole du PSG version QSI qui s’en va

Toutefois, il convient que de rappeler que son physique l’a surtout embêté après la saison 2014-2015. Les trois dernières années ont été véritablement compliquées pour l’Argentin, touché moralement par ses problèmes de santé, notamment ceux concernant son mollet. Il n’a plus jamais pu donner sa pleine mesure, devenant un second couteau dans l’esprit de Laurent Blanc puis d’Unai Emery. Ce dernier avait pourtant de grands projets pour El Flaco à son arrivée sur le banc de touche en 2016, avec la volonté de l’installer en numéro 10 dans un 4-2-3-1. Les blessures de Pastore l’ont obligé à revoir ses plans.

Dans le 4-3-3 classique du PSG, il pouvait s’intégrer dans l’entrejeu ou dans la ligne d’attaque, c’est selon. Ce sera a priori la même chose à l’AS Roma, où l’entraîneur Eusebio Di Francesco privilégie cette tactique. Pastore réussira-t-il à s’imposer dans le onze de départ si son corps le laisse tranquille ? C’est désormais son nouveau défi, dans la capitale italienne cette fois.