Le Bayern Munich cherche un nouvel entraîneur. En effet, le club bavarois a annoncé le départ de Niko Kovac dimanche. En attendant de trouver l’homme qui incarnera le projet allemand, les pensionnaires de l’Allianz Arena ont décidé de confier l’équipe à Hans Flick, l’entraîneur adjoint. C’est donc lui qui était en charge de mener les troupes munichoises mercredi face à l’Olympiacos lors de la quatrième journée d’UEFA Champions League. Leader invaincu du groupe B avec déjà 13 buts inscrits en trois rencontres, le Bayern Munich souhaitait donc poursuivre sur sa lancée à domicile face à des Grecs qu’ils avaient battu il y a quinze jours (3-2). Pour cela, Flick misait sur un 4-2-3-1 avec Lewandowski soutenu par le trio Gnabry-Müller-Coman. Goretzka, au milieu, ou encore Davies, à gauche, étaient titulaires tout comme Alaba et Javi Martinez, associés en défense centrale. En revanche, Tolisso, Thiago Alcantara ou encore Coutinho étaient sur le banc.

Le Bayern Munich demeure

Rapidement, les Bavarois monopolisaient le ballon et se montraient dangereux avec Goretzka, dont la frappe croisée du gauche était détournée puis captée par Sá (5e). Le portier était vigilant car Müller traînait. Véritable poison, l’Allemand ne cessait de provoquer ses adversaires dans la surface (4e, 9e) et n’était pas loin d’obtenir un pénalty. Si le Bayern Munich dominait clairement les débats, les Grecs parvenaient à créer du danger. Guerrero lançait Randelovic. Seul, il déclenchait un tir croisé qui passait juste à côté des cages de Neuer (18e). Derrière, les Bavarois poussaient pour trouver la faille avec Lewandowski (tête, 24e), Coman, qui slalomait entre ses adversaires avant d’envoyer une frappe détournée (34e), ou Müller (frappe, 35e). Mais Sá était solide sur sa ligne. Il était aussi chanceux. Sur un corner, Lewandowski déviait de la tête le ballon qui terminait sur le crâne de Pavard, qui envoyait le cuir sur le poteau (44e). Malgré une nette domination, les locaux regagnaient le vestiaire sans marquer (0-0). Ils repartaient sur le même rythme à la reprise avec Coman, en jambes.

À la 50e, Kimmich profitait d’un coup franc pour trouver la tête de Lewandowski. Le Polonais déviait le ballon pour Goretzka, dont la tête à bout portant était repoussée par un José Sá de plus en plus chaud sur sa ligne. Il était de nouveau vigilant après que "Lewy" avait pris le meilleur sur Meriah (53e). Sous pression, les Grecs, qui perdaient très rapidement le peu de ballons qu’ils avaient, tenaient bon et repoussaient les nombreux assauts des Munichois. C’était encore le cas à la 60e. Après avoir bien travaillé sur son côté droit, Coman prenait le meilleur sur son adversaire et envoyait un tir en force repoussé des deux poings par Sá. Mais ce dernier finissait par craquer à la 69e. Servi par Coman, Lewandowski marquait du droit (1-0). Le plus dur était fait pour les Allemands qui étaient à deux doigts de doubler la mise avec le remuant Coman, qui effleurait du pied droit le ballon que lui avait adressé Gnabry, plutôt discret durant le match (70e). Même si les Allemands obtenaient encore d’autres occasions, ils n’arrivaient pas à conclure. Ce que parvenait à faire Perisic, sur son premier ballon, 33 secondes après son entrée en jeu (2-0, 89e). Le score ne bougeait plus et le Bayern s’imposait 2 à 0. Un succès qui permet aux coéquipiers de Neuer de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

La Juventus s’impose sur le fil

Dans le groupe D, la Juventus se déplaçait en Russie pour affronter le Lokomotiv Moscou (3e, 3 points). Un déplacement qui n’est jamais évident, surtout à cette période de l’année. Co-leaders de leur groupe avec l’Atlético de Madrid (7 points) au coup d’envoi, les Bianconeri savaient qu’ils pouvaient se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de succès aujourd’hui. Ainsi, Maurizio Sarri avait décidé de miser sur un 4-3-1-2 avec le duo Higuain-Cristiano Ronaldo devant. Adrien Rabiot était titulaire au coup d’envoi. En face, les Russes se présentaient en 4-2-3-1 avec l’ancien joueur du LOSC Eder en pointe. La rencontre partait très fort. Dès la 4e minute, Cristiano Ronaldo surprenait Guilherme sur coup franc. Le but lui était attribué dans un premier temps. Mais c’était finalement Ramsey, qui avait propulsé le cuir au fond des filets, qui ouvrait le score (0-1, 4e). Le Lokomotiv répliquait par l’intermédiaire de Miranchuk. Après avoir placé une tête qui se heurtait au poteau, le ballon revenait et il trompait Szczesny (1-1, 12e). La Juve tentait de répliquer par l’infernal CR7, bien servi par Rabiot et dont la frappe en force fuyait le cadre (17e).

En face, Miranchuk profitait des errements de la défense transalpine pour tenter sa chance (21e). Les deux équipes se rendaient coup pour coup et se procuraient des occasions franches à l’instar de Gonzalo Higuain, qui obligeait Guilherme à multiplier les arrêts (33e, 35e). En face, le Lokomotiv ne lâchait rien et poussait, sans parvenir à inscrire un deuxième but (1-1). Au retour des vestiaires, Cristiano Ronaldo essayait de faire la différence mais n’arrivait pas à tromper Guilherme (47e, 56e). Même chose dans le camp adverse avec Miranchuk (61e) et João Mario (67e). Bien décidé à l’emporter, Sarri lançait Bentancur puis Douglas Costa pour doubler la mise et s’assurer une qualification pour les 1/8es de finale. Mais ce sont les Russes qui étaient proches de l’emporter. Sans un sauvetage de Bonucci après une frappe de João Mario dans le but vide (78e), la Juve aurait été en très mauvaise posture. Finalement, le coaching de Sarri payait avec un but de Douglas Costa dans le temps additionnel (1-2, 93e). Une victoire sur le fil des Turinois qui se qualifient pour les huitièmes de finale.

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