C’est demain le premier grand rendez-vous des 8es de finale de la Ligue des Champions. Après deux mois d’attente depuis le tirage au sort, le Borussia Dortmund et le PSG s’affrontent enfin pour ce match aller (à suivre en live commenté sur Foot Mercato à partir de 20h). Le club français n’a plus dépassé ce stade de la compétition depuis 2016, connaissant trop de déconvenues surtout face au Barça (2017) et contre Manchester United (2019). Depuis ce temps-là, la fragilité psychologique des joueurs de la capitale revient sans cesse sur la table. Cette édition 2019/2020 n’échappe pas à la règle, loin de là même.

Après avoir fait tourner contre Amiens (4-4), Tuchel a été accusé de prendre la rencontre de championnat à la légère pour se concentrer sur le BVB. Certains y ont vu une faiblesse, surtout que les Parisiens ont affiché pas mal de fébrilité. Qu’en sera-t-il alors dans un Signal Iduna Park chaud bouillant ? « C’est toujours difficile de contrôler l’émotion dans un match et ici encore plus. C’est même impossible pendant 90 minutes mais on doit jouer avec intelligence, sans trop d’émotion. (...) C’est un match de très haut niveau dans un stade avec de grands supporters. Il faudra rester calme, attentif et intelligent », prévient d’emblée le coach du PSG qui connaît le bien le contexte.

Tuchel : « ce n’est que du sport »

Durant la moitié de la conférence de presse, l’entraîneur allemand a été questionné pour qu’il livre ses clés offrant la confiance nécessaire à ses joueurs. Depuis l’élimination contre Manchester United l’an dernier, il sait trop bien que le côté psychologique peut bloquer ses troupes. « Dans un match, ce n’est jamais uniquement sportif. Juste après Manchester, j’ai dit aux joueurs qu’on devait avoir la même situation encore car ça serait bon signe d’arriver encore là. C’est le sport. Nous étions très tristes, j’étais mort mentalement. Mais c’est du sport, pas plus. C’est nécessaire d’accepter et de revenir avec le sourire. C’est de la compétition. On a ça dans la tête après le Barça, le Real, MU, peut-être ça va être plus difficile mais on veut jouer la Ligue des Champions encore. »

Tuchel reconnaît que le passif du PSG pèse à chaque fois que les 8es de finale se profilent. « Si vous perdez trois fois en 8e, pour la 4e fois, c’est clair que la situation n’est pas la même » concède-t-il, tout en affirmant qu’il n’y a de toutes les manières pas le choix pour une équipe qui ambitionne la victoire finale depuis plusieurs années maintenant. « Chaque saison à son histoire et on doit accepter que c’est comme ça. Ce n’est que du sport. Il y a des professions plus importantes que nous. Ça arrive de perdre. On ne le veut pas mais on doit accepter pour grandir et se développer. On arrive dans la même situation mais c’est du foot et c’est la meilleure chose d’être ici. » Comme pour dédramatiser et s’enlever un peu de pression.