17 victoires, 3 matches nuls. Le début de saison de Liverpool en Premier League est tout simplement impressionant. Auteurs d’une grande performance samedi à Anfield face à Arsenal (5-1), les Reds comptent désormais neuf points d’avance sur Tottenham, qui a perdu face à Wolverhampton (1-3), et dix sur Manchester City, qui doit affronter Southampton demain (15h15). Un départ canon donc de la part du club de la Mersey, qui fait presque aussi bien que les Citizens l’an dernier (58 pts en 20 journées) ou encore Chelsea lors de la saison 2005-2006 (55 pts). Malgré ces incroyables performances, Jürgen Klopp a cependant préféré calmer le jeu en conférence de presse.

Rapidement questionné sur cette avance de neuf points, l’entraîneur allemand s’est directement adressé aux journalistes, expliquant que rien n’était encore fait. « Je souhaiterais vraiment que vous essayiez tous de, je ne sais pas... Nous pourrions changer (nos places, ndlr) : vous venez ici et je vais là-bas. Demain ça pourrait être sept (points d’avance, ndlr) et ensuite on jouera contre Manchester City et ça pourrait être quatre, c’est possible. Je ne suis pas la personne la plus intelligente du monde mais je ne suis vraiment pas un idiot, pas encore du moins », a d’abord lâché l’ancien coach du Borussia Dortmund.

« Il ne s’agit pas de faire la Une des journaux, de créer des histoires »

L’entraîneur âgé de 51 ans a ensuite poursuivi en évoquant directement les titres dans la presse : « donc ce n’est vraiment rien, ce n’est vraiment pas important combien de points nous avons d’avance en décembre, même si nous sommes fin décembre. Alors, avec tout ce que vous créez, et je comprends cela, comment pouvez-vous ne pas être positif à propos de nous ? Mais vous serez tous les premiers, si nous perdons les trois points, à écrire "sont-ils nerveux désormais ?" » Car jeudi prochain, Liverpool jouera gros sur la pelouse de l’Etihad Stadium face à Manchester City. Mais Jürgen Klopp veut vivre au jour le jour.

« Nous ne pouvons pas encore jouer le match (face à City, ndlr) et nous ne le faisons pas. Avant ce match (contre Arsenal, ndlr), nous avions tous entendu parler du résultat de Tottenham, mais pensez-vous que la fête avait déjà commencé ? Je n’ai pas vu un sourire sur les visages dans les vestiaires. Nous sommes arrivés ici, dans cette situation avec 54 points après 20 journées en étant totalement consacrés sur ça, et désormais il ne s’agit pas de faire la Une des journaux, de créer des histoires. Il s’agit toujours de préparer les matches, de jouer le mieux possible et d’essayer d’obtenir le maximum des points. C’est tout », a conclu le coach des Reds. Un message clair et précis.