Avec Harry Kane et Heung-Min Son sur le flanc jusqu’à la fin de la saison, Tottenham est diminué offensivement. Mais José Mourinho ne s’en inquiète pas outre mesure. Et pour cause. Le Special One compte énormément sur Lucas Moura (27 ans). Et il ne s’est pas privé pour le faire savoir au cours d’un entretien accordé au média brésilien Esporte Interativo. « Lucas fait un travail fantastique, il mérite de bonnes choses. Pas seulement en termes de qualité de jeu, mais aussi en termes de don de soi », a souligné le Lusitanien, qui croise les doigts pour qu’il ne lui arrive rien.

« Il est dans une excellente forme. J’espère qu’il pourra tenir le rythme, j’ai simplement peur qu’il se blesse ou se fatigue, car malheureusement, en ce moment, on ne peut pas tourner ». Avec 4 buts et 2 passes décisives en Premier League, l’international auriverde ne réalise pourtant pas sa meilleure saison sur le plan purement statistique. Qu’importe, pour le manager des Spurs, le Paulista est et doit être incontournable. « À Paris comme ici, il a toujours eu un temps de jeu irrégulier : un match oui, un match non, deux matches oui un match non », a-t-il lâché avant de poursuivre.

Mourinho tacle Ancelotti, Blanc, Emery et Pochettino

« Même après ce qu’il a fait la saison passée en Ligue des Champions (triplé en demi-finale contre l’Ajax Amsterdam), il n’a pas joué la finale... », a-t-il rappelé, prenant clairement sa défense. « Je crois que le problème n’est pas tant chez Lucas mais plutôt chez les entraîneurs qu’il a eus jusqu’ici. Depuis qu’il est arrivé en Europe, quel entraîneur lui a mis en tête : "tu es important pour moi, très bon, une priorité et tu joues tous les matches ?" », a-t-il demandé, s’en prenant donc indirectement à Carlo Ancelotti, Laurent Blanc, Unai Emery et Mauricio Pochettino.

« Je crois que c’est la première fois que Lucas - un mec fantastique, sensible et émotif - ressent que l’entraîneur l’aime. Et c’est réciproque », a-t-il conclu. Le coach portugais veut donc clairement changer la donne. Pour rappel, avant qu’il ne débarque au Paris SG en janvier 2013, le Brésilien, à l’époque à São Paulo, avait fait l’objet d’un intérêt appuyé du Real Madrid, où officiait un certain... José Mourinho. Le Special One saura-t-il enfin exploiter pleinement le potentiel de Lucas Moura ?