PSG : le cas Marco Asensio pose question

Par Maxime Barbaud
3 min.
Marco Asensio à l'échauffement avec le PSG @Maxppp

Titularisé à la surprise générale contre le FC Barcelone au match aller, Marco Asensio s’est loupé, comme le coup tactique de son entraîneur Luis Enrique. Le polyvalent attaquant commence à enchaîner les prestations sans saveur quand elles ne sont pas carrément manquées.

Faire des 45 minutes disputées par Marco Asensio face au FC Barcelone en quart de finale aller de Ligue des Champions un miroir grossissant de sa saison au PSG est sans doute un peu exagéré. Il n’empêche qu’à l’instar de cette première mi-temps où il est passé au travers (notre rédaction lui a attribué la note de 3 avant son remplacement par Barcola), l’Espagnol passe une première saison relativement délicate en France entre périodes de méforme, des positionnements pas toujours pas compris, et des blessures qui n’ont pas arrangé son cas.

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Tout avait pourtant bien débuté avec deux premiers buts face à Lens et Lyon sur ses trois premiers matchs de championnat à un poste de faux neuf qui semblait lui convenir. Les circuits de passes avec Ousmane Dembélé et surtout Kylian Mbappé fonctionnaient bien, comme l’avait prédit le numéro 7 parisien durant l’été. D’après l’attaquant, Asensio était l’homme idoine pour être associés ensemble devant. Mais c’est aussi à ce moment qu’une lourde blessure au pied l’a éloigné des terrains pendant 3 mois, alors qu’une absence de quelques semaines avait initialement été diagnostiquée.

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Baladé à tous les postes

Un vrai coup dur, autant pour le joueur de 28 ans, que pour son équipe et Luis Enrique, lequel misait beaucoup sur lui durant ces premiers mois. Depuis son retour début décembre, l’Espagnol n’a connu que 5 titularisations en Ligue 1 (sur 14 possibles). Une nouvelle petite blessure musculaire l’a écarté deux semaines à la mi-mars. Entre temps, Barcola a pris le pouvoir, devenant le troisième larron de l’attaque. Les entrées de Ramos, quand il n’est pas titulaire dans le onze de départ, sont également de plus en plus convaincantes, limitant de facto le temps de jeu d’Asensio.

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Autre facteur qui ne favorise pas son retour grâce, c’est sa très grande polyvalence. Après avoir joué faux-neuf, l’ancien Madrilène a alterné entre plusieurs postes : ailier droit, ailier gauche, milieu offensif et même un cran plus bas dans un rôle de numéro 8, plutôt en relayeur. Ses prestations comme face à Clermont le week-end dernier (1-1) ne convainquent plus, alors qu’il avait plutôt bien réagi à la fin de l’hiver. Contre le Barça, Luis Enrique l’a titularisé derrière le duo Dembélé-Mbappé. Une première pour lui en C1 cette saison. Même le vestiaire n’a pas compris selon les informations de L’Equipe, d’autant qu’il envoyait Zaîre-Emery sur le banc.

Le vestiaire n’a pas compris sa titularisation contre le Barça

L’expérience a duré une mi-temps avec des statistiques insipides. Le pari inattendu n’a pas du tout fonctionné. «Je n’ai toujours pas compris le management d’Asensio» étayait dans la foulée Christophe Dugarry sur RMC. L’Espagne surveille ça de loin mais s’inquiète face à un Euro de plus en plus proche. Il devrait être le cadre qu’il n’a finalement jamais été en équipe nationale. Ses statistiques ne disent pas tout au PSG (5 buts et 5 passes décisives en 23 matchs officiels), et sa valeur en baisse selon Transfermarkt non plus (de 25 M€ l’été dernier à 20 M€).

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Pas étonnant non plus de voir son nom fleurir ici et là ailleurs qu’à Paris ces dernières semaines. Sous contrat jusqu’en 2026, le gaucher a récemment été cité du côté de l’Atlético par la presse espagnole. Il Mattino cette semaine révélait un intérêt du Napoli. Rien ne permet d’affirmer que le protégé de Jorge Mendes ne sera plus Parisien la saison prochaine, d’autant que le départ programmé de Kylian Mbappé permettra de redistribuer les cartes du secteur offensif et qu’il a les faveurs de son entraîneur. En dépit de ses pulsions tactiques.

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