Qu'est-ce qui cloche à la Juventus ?

Le début de saison de la Juventus est clairement décevant. Massimiliano Allegri a plusieurs chantiers devant lui.

Paulo Dybala et la Juventus sont à terre
Paulo Dybala et la Juventus sont à terre ©Maxppp
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Non, non, vous ne rêvez pas, la Juventus pointe actuellement à la 16e place du classement de Serie A, avec un seul petit point pris en trois journées, pendant que l'AS Roma, l'AC Milan et Naples ont eux fait carton plein. Le début de saison des Bianconeri est donc très inquiétant. Mais pourquoi la machine piémontaise est-elle à ce point grippée ?

La Gazzetta dello Sport tente d'apporter quelques réponses. D'abord, Massimiliano Allegri, revenu sur le banc turinois après les passages contrastés de Maurizio Sarri et Andrea Pirlo, doit se réapproprier la Vieille Dame. Le tacticien italien doit insuffler un nouvel élan, en s'appuyant sur des cadres. Or, depuis son départ, beaucoup de ses fidèles lieutenants sont partis, de Mario Manduzkic à Blaise Matuidi, en passant par Sami Khedira ou encore Miralem Pjanic.

À la recherche de leaders

Cristiano Ronaldo non plus n'est plus là. Et son doublé pour son retour à Old Trafford avec Manchester United a dû mal passer auprès des supporters de la Juve. Si son omniprésence a parfois été critiquée ces dernières saisons de l'autre côté des Alpes, son absence se fait aujourd'hui sentir au sein d'une attaque presque totalement dépendante des inspirations de Paulo Dybala, absent contre Naples après son périple avec la sélection d'Argentine comme les autres Sud-Américains (Bentancur, Cuadrado, Danilo, Alex Sandro).

Le bât blesse aussi en défense. Wojciech Sczesny réalise une entame de championnat jugée catastrophique par les spécialistes du football italien. Le Polonais, d'erreur en erreur, ne parvient pas à diffuser la sérénité nécessaire à l'arrière-garde de la Vecchia Signora. Cette dernière, qui a concédé 13 corners contre le Napoli samedi, n'est pas toujours exempte de tout reproche, peinant à conserver sa concentration sur toute la durée d'un match.

Allegri peut-il imposer ses idées ?

Très bon gestionnaire de vestiaire, Allegri va devoir prouver qu'il peut aussi être un bâtisseur pour reconstruire une équipe gagnante et rebooster son capital confiance. Pour ce faire, il mise sur un jeu de transition avec un bloc solide. La Juve a par exemple laissé 67% de possession de balle aux Partenopei ce week-end. Elle n'avait plus été aussi dominée dans ce compartiment du jeu depuis le 1er décembre 2017...

La question qui se pose en Italie est de savoir si l'entraîneur dispose vraiment des joueurs pour imposer cette idée. Si Juan Cuadrado, Moise Kean, Alvaro Morata ou Dejan Kulusevski semblent coller à cette volonté de jouer rapidement vers l'avant, quid de Manuel Locatelli, Arthur ou Paulo Dybala, habitués à caresser le ballon et maintenir la possession ? Autant d'interrogations que la suite de la saison turinoise permettra de lever. En attendant, il y a déjà urgence.

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