Scènes de terreur à Benfica, deux joueurs hospitalisés

Tenu en échec par Tondela (0-0), Benfica a raté une occasion en or de prendre la tête de la Liga NOS. Les supporters, irrités, ont caillassé le bus des Lisboètes au retour au centre d'entraînement. Andrija Zivkovic et Julian Weigl ont été touchés et hospitalisés.

Julian Weigl, au milieu, sous le maillot du SL Benfica
Julian Weigl, au milieu, sous le maillot du SL Benfica ©Maxppp

Avec le revers du FC Porto sur la pelouse de Famalicão mercredi soir (2-1), Benfica pouvait prendre la main en Liga NOS. Il fallait pour cela que les Lisboètes viennent à bout de Tondela. Seulement, les hommes de Bruno Lage ont buté sur leur adversaire du soir et n'ont pu faire mieux qu'un triste nul (0-0), qui les place à hauteur des Dragões, avec 60 points.

La suite après cette publicité

Les supporters, absents des tribunes du Estadio da Luz en raison des huis clos décrétés face à la pandémie de Covid-19, ont exprimé leur mécontentement sur le trajet de retour du bus de l'équipe encarnada vers le centre d'entraînement. Et pas de la meilleure des manières, puisqu'ils l'ont caillassé. Deux projectiles lancés d'un pont ont d'ailleurs fait des dégâts.

Weigl traumatisé

Deux joueurs de l'effectif ont en effet été touchés par les bris de glaces provoqués par ces jets. Il s'agit d'Andrija Zivkovic et Julian Weigl. Les deux joueurs ont d'ailleurs été transportés à l'hôpital pour subir des examens approfondis, le Serbe ayant notamment reçu des éclats dans les yeux... L'Allemand, lui, était davantage en état de choc, rapporte Record.

Il faut dire que le milieu de terrain, arrivé en janvier à Lisbonne, a déjà vécu un épisode traumatisant dans un bus, lors de l'attentat perpétré quelques heures avant une rencontre de Ligue des Champions entre le Borussia Dortmund, son ancien club, et l'AS Monaco en 2017... L'ambiance est donc particulièrement pesante pour lui et tout l'effectif de Benfica, alors que rien n'est encore décidé dans la course au titre. Le club a déclaré qu'il ferait tout pour aider les autorités à arrêter les coupables. Mais le mal est déjà fait. Et dire qu'on parlait du retour du football comme d'une fête...

Plus d'infos

Commentaires