OM : Roberto De Zerbi dévoile ses grandes ambitions !

Par Chemssdine Belgacem
6 min.
Roberto de Zerbi @Maxppp

Arrivé il y a quelques jours en grande pompe, Roberto De Zerbi était présenté à la presse ce mardi. Le nouvel entraîneur de l’OM en a profité pour expliquer les raisons de sa venue à Marseille et ses motivations en terres phocéennes.

L’OM a sûrement passé un autre cap depuis quelques jours. Après une saison ratée, le club phocéen aspire à faire bien mieux la saison prochaine. Pour ce faire, les dirigeants marseillais ont mis les petits plats dans les grands et ont réalisé un coup de génie cet été. Convoité par plusieurs grosses écuries européennes, Roberto De Zerbi a finalement été convaincu par le projet olympien. Une arrivée XXL qui change forcément les objectifs phocéens pour la saison prochaine. Avec l’un des coachs les plus en vogue sur le Vieux Continent, l’OM et ses supporters peuvent se remettre à rêver avec un tacticien ambitieux et avide de succès. Ce mardi à 15h, l’ancien de Sassuolo et de Brighton était d’ailleurs présenté à la presse. Une manière d’en dire plus sur ses objectifs et ses motivations sur la Canebière.

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Roberto De Zerbi explique les raisons de sa venue à l’OM

Fort d’une réputation très solide basée sur un jeu spectaculaire qu’il a appliqué partout où il est passé, Roberto De Zerbi est également connu pour être un amoureux de ballon rond. Dans un contexte marseillais bouillonnant, la symbiose s’annonce tant intrigante que prometteuse. Mais alors qu’il était convoité par plusieurs grosses écuries européennes comme le FC Barcelone ou le Bayern Munich, le tacticien italien a rejoint Marseille. Un choix audacieux qu’il a expliqué en conférence de presse : «il y a deux raisons à ma venue à Marseille : le sérieux que j’ai vu chez quand j’ai parlé avec Pablo et Medhi Benatia. Et puis l’OM, c’est l’OM. J’ai eu de bons souvenirs du club quand j’ai joué contre l’OM avec Brighton. J’ai aussi parlé d’une discussion qui n’avait pas abouti avant que j’aille entraîner Brighton. Le football, c’est mon travail mais aussi une passion. Ce public, stade, cette équipe à Marseille, c’est quelque chose de singulier. J’espère que l’on fera du bon travail et que les gens m’apprécieront comme personne et comme entraîneur. (…) Je remercie encore mon ancien club de Brighton avec qui je suis resté proche. Si je suis ici, c’est parce que j’ai réussi là-bas. Mais je travaille là où je me lève avec de l’envie chaque matin. L’OM est un gros club en reconstruction et les gens qui m’ont appelé m’ont convaincu de venir ici. Je ne fais pas de distinction entre les championnats, c’est l’envie et la motivation qui me poussent.»

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Comme l’Italien l’a si bien rappelé, l’une des grandes raisons de sa venue est son rapport avec le tandem Benatia-Longoria. Au four et au moulin depuis le début du mercato estival, le duo de dirigeants marseillais a été essentiel à la venue du coach de 45 ans. L’un des points les plus importants de leur discussion avec Roberto De Zerbi a été la place qu’occupera le style de jeu de l’ancien coach de Brighton dans le projet olympien. Et à entendre ce dernier, il aura carte blanche pour donner à son équipe le style qu’il désire. Un pouvoir dont il souhaite faire bon usage sans en faire plus. Il compte également sur un mercato adapté à ses besoins et a été rassuré à ce sujet : «c’est un point crucial dans ce qui m’a convaincu quand j’ai parlé avec Pablo et Medhi. J’ai eu Medhi au téléphone à de nombreuses reprises et on ne m’a pas promis des choses impossibles. On travaille beaucoup sur le mercato, on va beaucoup changer pendant le mercato parce qu’un entraîneur arrive avec ses envies et a ses exigences. Le club me soutient depuis le début. On veut une équipe forte avec une identité marquée sur le terrain. Ce sera ma responsabilité de donner une identité de jeu. On veut des joueurs qui ont conscience de ce que c’est de jeu à Marseille. Je ferai toujours mon travail en respectant la politique du club.»

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RDZ veut mettre en place son style rapidement et vise le sommet

La dernière fois qu’un entraîneur avec un style si marqué avait fait chavirer l’OM dès son arrivée, Marcelo Bielsa posait ses valises du côté de la Canebière. Toujours aussi mythique suite à sa saison 2014-2015 mémorable, El Loco est forcément comparé à tous les nouveaux coaches de Marseille. En termes d’attente, De Zerbi est sûrement celui qui se rapproche le plus de l’actuel sélectionneur de l’Uruguay. Interrogé sur le tacticien argentin, l’ancien entraîneur du Shakhtar Donetsk a fait part de son admiration pour Bielsa et a raconté qu’il était un passionné tout comme ce personnage qu’il connaît bien : «Marcelo Bielsa est un très grand entraîneur, une personne que j’ai connue quand j’ai commencé et quand il entraînait Lille, il m’a reçu pendant une semaine. Bielsa c’est un entraîneur top, un des meilleurs du monde. Je me définis comme un malade de football, qui le vit de manière exagérée. Le football, c’est blanc ou noir, mais pas gris. D’un point de vue footballistique, il faut jouer avec courage, s’amuser sur le terrain tout en sachant ce que l’on doit faire. On a beaucoup de talent dans cet effectif. Il faut que les joueurs aient conscience de ce qu’ils doivent faire et la manière dont ils abordent les choses que l’on fait.»

Interrogé plus en profondeur sur ce style qui avait si bien fonctionné de l’autre côté de la Manche, Roberto De Zerbi a expliqué qu’il voulait que ses joueurs s’imprègnent d’une culture qui puisse faire plaisir aux supporters le plus rapidement possible. L’objectif final reste néanmoins de ramener l’OM au sommet du football français, et ce le plus rapidement possible, comme RDZ l’a expliqué aux journalistes : «cela dépend si on parle du côté tactique ou du côté caractériel. Pour le caractère, je veux de la personnalité dès le premier match amical. Avoir un joueur aujourd’hui, ce n’est pas pareil que de l’avoir le 20 août au niveau technico-tactique. Je ne cherche pas d’excuses, mais moi, je veux un projet sur deux ans, quatre ans et même dix ans dans un club. Je veux faire un projet sur le long terme, je veux remettre l’OM à la place qu’il mérite. C’est-à-dire au sommet et à lutter pour les titres.» Relancé sur les ambitions européennes du club en fin de conférence de presse, le natif de Brescia s’est voulu plus mesuré : «à la fin du mercato, je répondrai en toute honnêteté à cette question, mais aujourd’hui ce n’est pas possible car on n’a pas l’équipe définitive. Mon premier objectif, comme dans tous mes clubs, c’est de rendre fiers les gens qui viennent nous voir au stade. En tant que supporteur, je voulais pouvoir m’identifier aux joueurs sur le terrain. Et ça, c’était déjà le cas à Foggia, Sassuolo et Brighton.»

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