Ligue 1

La réponse cash de Valentin Rongier aux banderoles assassines des supporters rennais

Cet été, le milieu de terrain de 30 ans a quitté la Canebière pour rejoindre Rennes et la Bretagne. Un transfert que n’acceptent toujours pas certains fans rouge et noir en raison du passé nantais du joueur.

Par Matthieu Margueritte
4 min.

Après six ans de bons et loyaux services, Valentin Rongier a quitté l’Olympique de Marseille cet été. A 30 ans, l’ancien Nantais s’est rapproché de la cité des Ducs en revenant en Bretagne en échange de 22,5 M€. Seul problème : Rongier a été transféré au Stade Rennais, l’ennemi juré du FC Nantes. Sans surprise, ce transfert a immédiatement fait polémique à Nantes, mais aussi chez les Rennais, dont beaucoup n’ont pas apprécié de voir débarquer un pur produit des Canaris. Un rejet d’autant plus fort, car certains n’ont pas oublié les chambrages de Rongier sur les réseaux sociaux lorsque ce dernier évoluait au FCN. Le Roazhon Celtic Kop avait d’ailleurs publié un communiqué cinglant afin de témoigner de son incompréhension.

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«C’est avec une certaine stupeur que nous avons appris le probable recrutement de Valentin Rongier au sein de l’effectif du Stade Rennais. Nul besoin de rappeler aux supporters Rouge et Noir l’aversion affichée de ce joueur envers notre club. Entre ses piques enfantines sur les réseaux sociaux et ses déclarations dans les médias - dans lesquelles il affirmait ne « jamais pouvoir signer au Stade Rennais » car il représente son club « ennemi » et jurait de « rester Nantais à jamais » - Valentin Rongier n’a, à nos yeux, aucune légitimité pour porter nos couleurs. Au-delà du joueur, c’est la direction du club que nous pointons du doigt. Comment ne pas souligner l’hypocrisie flagrante de ceux qui, il y a quelques semaines encore, organisaient un week-end autour de « l’identité Rouge et Noir »… pour aujourd’hui envisager l’arrivée d’un joueur qui incarne tout le contraire ? En matière d’identité, de cohérence et de respect du peuple Rouge et Noir, nous attendons mieux. Ce recrutement serait pour nous un affront s’il aboutit et nous ne pourrons l’accepter.»

Rongier s’y attendait

Très vite, le SRFC et surtout le joueur ont voulu crever l’abcès dès l’officialisation de l’arrivée du milieu de terrain défensif. Le club a joué la carte de l’humour en offrant une chèvre à sa recrue (Rongier avait traité les Rennais de chèvre), tandis que le principal intéressé a clarifié ses dires. «C’était il y a longtemps. C’était un contexte différent aussi. J’étais joueur de Nantes quand on est passé par le centre de formation, que ce soit du côté de Rennes, je pense, ou du côté de Nantes. On essaie de cultiver un petit peu cette rivalité, ce derby. Mais pour moi, si vous reprenez mes propos, mes chambrages, ça a toujours été bon enfant. Et j’ai jamais voulu me manquer de respect que ce soit à l’institution Rennes ou à leur supporter. S’il y en a qui se sont sentis blessés ou offensés par mes propos, dans ce cas-là, je suis navré. Mais pour moi, c’est ce qui fait aussi la beauté de notre sport.»

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Ce soir, Valentin Rongier disputait son premier match de Ligue 1 au Roazhon Park. Les observateurs attendaient donc de savoir comment le milieu allait être accueilli par ses nouveaux supporters. A l’annonce des compositions, il y eut un mélange de sifflets plutôt légers et d’applaudissements plus nourris. En revanche, le Roazhon Celtic Kop n’a toujours pas digéré ce transfert. Avant le coup d’envoi, une première banderole était affichée dans le stade. « Faire une Rongier : jeter son honneur au caniveau, perdre toute crédibilité et respect pour sa propre personne ». Puis une deuxième avant l’heure de jeu. « Rongier, dirigeants du SRFC : la culture club ne s’achète pas ». Face à cet accueil acide, le principal intéressé ne s’est pas défilé devant les médias. « Oui, je les ai vues bien sûr. Pour être honnête, je m’y attendais un peu, on m’avait prévenu. C’est leur choix, je peux comprendre certaines frustrations. Maintenant, je l’ai déjà dit, je suis au Stade Rennais pour tout donner, c’est un peu la devise du club. Ils s’en rendront compte au fur et à mesure, mais je ne fais pas attention à ça. Le plus important, c’est que je donnerai tout sur le terrain. On est une famille maintenant. (…) Magnifique ambiance ce soir pour une première. Le fait de nous soutenir comme ça dès la première journée, vous ne pouvez pas imaginer tout le bien que ça nous fait».

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