Les surprenants dessous de l’arrivée d’Allan Saint-Maximin au RC Lens !
Après Florian Thauvin et Amadou Haidara, le RC Lens a frappé un nouveau coup en Ligue 1 sur le mercato hivernal. Grâce aux réseaux de Jean-Louis Leca et une mécanique bien huilée en interne, le club artésien a bouclé l’arrivée d’Allan Saint-Maximin en quelques heures seulement. En exclusivité, le directeur sportif des Sang et Or nous révèle les coulisses du transfert de ce joueur frisson, qui pourrait bien donner des cauchemars aux défenses de Ligue 1.
C’est l’un des transferts inattendus de cette fin de mercato hivernal en Ligue 1. Le RC Lens a réussi à mettre la main sur Allan Saint-Maximin, l’attaquant supersonique formé à Saint-Etienne puis révélé à Nice et Newcastle. À 28 ans, et après 7 saisons passées loin de la Ligue 1, le natif de Châtenay-Malabry, qui a rompu son contrat avec l’America Mexico, a décidé de rejoindre les Sang et Or pour un contrat de 6 mois. Une opération menée dans le plus grand secret, mais qui s’est en réalité bouclée en seulement quelques heures. Dans une longue interview qu’il nous a accordée à la Gaillette ce mardi en compagnie de Benjamin Parrot le directeur général du club artésien (interview complète à retrouver d’ici la fin de semaine sur Foot Mercato), Jean-Louis Leca nous explique comment il a réussi à boucler cet ultime renfort hivernal, qui n’était absolument pas prévu en dépit d’une forte concurrence.
Un accord financier trouvé en dix secondes
Tout commence vendredi soir après la victoire du RC Lens face au Havre (1-0) en Ligue 1. «Après le match du Havre vendredi soir, je reçois un message d’Allan et on échange. J’ai cette information-là, qu’il va résilier son contrat au Mexique. Il est peut-être 1h du matin, donc là je dis, laisse-moi 5 minutes, je te rappelle, j’appelle de suite Ben (Benjamin Parrot, le directeur général) et Victor (Victor Linglart le directeur juridique). On échange à 3 en pleine nuit. Ensuite, je me mets d’accord jusqu’à 4h du matin avec Allan et ses conseils, je lui explique le projet. Avec Allan, on s’est mis d’accord financièrement dans un échange qui a duré peut-être 10 secondes. Il m’a dit direct : "Jean, il n’y a pas de problèmes".»
Le samedi matin, l’heure est à la prudence du côté lensois, le poisson est gros et la concurrence féroce. Le directeur sportif contacte immédiatement Pierre Sage qui est tout de suite emballé. «Dès que je me lève, j’appelle vite le coach il me dit : "waouh, j’ai joué contre lui l’année dernière avec l’OL (Fenerbahce-OL en Ligue Europa en janvier dernier), il avait été exceptionnel. C’est sûr qu’un profil comme ça évidemment c’est oui."» Place ensuite aux scouts du club et à l’analyse de la data, avant d’avoir l’aval définitif de Benjamin Parrot pour la validation finale de l’opération : «je checke avec les scouts, je leur dis, il faut charbonner dessus, regardez, donnez-moi votre avis. En parallèle, je checke notre data aussi, et je continue à avancer. C’était important pour moi aussi, que le directeur général et le coach aient un appel avec Allan, pour avoir l’avis de Benjamin, sa sensation, et aussi le feeling du coach. Parce que si ça ne se passe pas, comme je le disais, avec le coach ou avec quelqu’un du club, si on n’est pas en phase, la personne ne rentre pas. Je n’avais aucun doute sur ça, donc ça s’est bien passé avec Ben, ça s’est bien passé avec le coach.»
Un accord d’hommes avant d’être un accord de club à joueur
Après, on connaît la suite, l’organisation de l’arrivée du virevoltant ailier de 28 ans se boucle en quelques heures le dimanche, avant l’officialisation le lundi soir en toute fin de mercato. Néanmoins, la durée du contrat (6 mois) en a surpris plus d’un. Si l’ancien de Newcastle est venu pour Jean-Louis Leca, son ancien partenaire à Bastia qui l’avait pris sous son aile à son arrivée en Corse au tout début de sa carrière, Allan Saint-Maximin voulait rentrer en Europe et le fait de se rapprocher de ses parents qui sont à deux heures de route de Lens a forcément contribué dans ce choix. «Il vient, on fait 6 mois, on a des objectifs élevés, qui n’étaient pas les mêmes en début de saison, on ne va pas se mentir. Après on se posera en temps et en heure, et on verra ce qu’il sera possible de faire ou de ne pas faire», justifie le directeur sportif lensois.
Benjamin Parrot abonde dans ce sens : ««aujourd’hui, ce qui est important, c’est d’aligner les contrats, les actes, avec les paroles que l’on donne, parce qu’on est très attaché à ça. Aujourd’hui, le contrat de 6 mois illustre exactement ce pour quoi on va le chercher, et ce qui peut être pour lui aussi un challenge. C’est un accord d’homme, avant d’être un accord de club à joueur. C’est une opportunité au regard de la relation d’Allan avec Jean et aussi de notre trend sportive, donc, terminons la saison, faisons la saison ensemble, et voyons ce qu’il en est après. » Désormais la balle est dans les pieds du principal intéressé qui est bien évidemment très attendu par les supporters Sang et Or. Premiers éléments de réponse ce soir en Coupe de France face à Troyes où le joueur fera sans doute ses premiers pas avec le maillot lensois.
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