L’été dernier, son choix en avait surpris plus d’un. Après une saison plutôt correcte avec Fenerbahce, Mamadou Niang décidait de succomber aux sirènes du Qatar et de ses pétro-dollars. Après des débuts chaotiques avec Al Sadd, l’ancienne star de l’OM refait à nouveau parler de lui.
Eté 2010. Mamadou Niang quitte l’OM au sommet avec doublé un championnat de France / coupe de la Ligue et sur un titre de meilleur buteur de L1. À 30 ans, il surprend son monde et décide de succomber aux sirènes du club turc de Fenerbahce. Accueilli comme une véritable rock star, l’attaquant sénégalais vit une saison difficile entre scandales liés aux matches truqués et à l'élimination précoce en Ligue des Champions. Mais le club stambouliote va renaitre de ses cendres en coiffant sur le fil Trabzonspor à la dernière journée de championnat.
Avec 15 buts en championnat, le contrat est rempli pour Mamadou Niang qui a largement contribué au titre de champion. Mais une fois encore, ce dernier surprend son monde en filant au Qatar pour rejoindre Al Sadd. Un choix plus financier que sportif pour un joueur qui n’a plus rien à prouver au plus haut niveau. D’ailleurs, Niang y effectue des débuts tonitruants avec trois buts inscrits en quatre matches.
Mais un match va faire basculer la carrière qatarie du joueur, la fameuse rencontre de demi-finale de Ligue des champions asiatique face à l’équipe sud-coréenne des Suwon Bluewings. Expulsé après avoir provoqué une bagarre générale, Niang va inscrire son dernier but avec Al Sadd avant une longue traversée du désert. Entre le championnat du Qatar, le championnat du monde des clubs, et la CAN, le Sénégalais va passer près de 13 matches sans marquer le moindre but.
Fort heureusement pour lui, sa longue disette offensive a pris fin face à Qatar SC en fin de semaine dernière. Mené 3-0, Mamadou Niang a sonné la révolte d’Al Sadd en s’offrant un doublé en cinq minutes. Si le premier but a été inscrit sur penalty, le second est marqué suite à un petit exploit personnel, digne des plus belles heures de sa carrière phocéenne. Voilà qui ne devrait pas manquer de susciter un brin de nostalgie auprès des supporters marseillais.
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