Iran : les joueuses menacées ont retiré leur demande d’asile en Australie
Plusieurs membres de la délégation de l’Iran ont retiré leur demande d’asile après l’avoir initialement déposée lors de leur déplacement pour la Coupe d’Asie en Australie. Selon les informations d’Iran International, Zahra Meshkinkar, membre du staff technique, aurait transmis aux joueuses des messages des autorités sportives iraniennes afin de les convaincre d’abandonner leur projet d’exil et de rentrer au pays. Trois membres de la délégation, dont les joueuses Mona Hamoudi et Zahra Sarbali ainsi que Zahra Meshkinkar, auraient finalement retiré leur demande avant de rejoindre leur équipe à Kuala Lumpur, en Malaisie, où l’équipe séjourne actuellement dans l’attente d’une solution pour rentrer en Iran. D’après plusieurs témoignages, les joueuses seraient toutefois placées sous une surveillance étroite depuis leur arrivée en Malaisie.
L’accès à leur hôtel serait restreint aux journalistes et aux visiteurs extérieurs, tandis que certains téléphones portables auraient été confisqués ou placés sous contrôle par des responsables de la Fédération iranienne. Les tensions sont apparues plus tôt durant le tournoi lorsque les joueuses ont refusé de chanter l’hymne national avant leur match face à la Corée du Sud. Pour rappel, les médias d’État ont qualifié cet acte de « trahison en temps de guerre », tandis que la justice iranienne a appelé les sportives à rentrer « pour le bien de leurs familles », suscitant l’inquiétude d’organisations de défense des droits humains qui redoutent d’éventuelles représailles à leur retour.La mère de Zahra Ghanbari, capitaine de l’équipe nationale, a été menacée par les services de sécurité iraniens, notamment par l’unité de renseignement des Gardiens de la révolution, selon des informations reçues par Iran International.
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