Liga

Real Madrid : humilié par le Bernabeu, Vinicius a trouvé un soutien de taille

Sifflé au Bernabeu malgré la victoire contre Levante (2-0), Vinicius s’est retrouvé au centre des tensions. Mais Álvaro Arbeloa a immédiatement pris sa défense, assumant l’exigence du public et affirmant un plan clair pour relancer son ailier.

Par Valentin Feuillette
3 min.
Vinicius Jr @Maxppp

La victoire du Real Madrid face à Levante (2-0) n’a pas seulement mis fin à une période de tension sportive. Ce succès lors de la 20e journée de Liga a aussi marqué un moment charnière dans la nouvelle ère incarnée par Álvaro Arbeloa. Pour sa grande première sur le banc merengue au Santiago Bernabéu, l’ancien défenseur a dû composer avec un stade incandescent, des sifflets nourris et une première période très en dessous des standards du club. Mais loin de se cacher, Arbeloa a assumé ce contexte brûlant, soulignant surtout la réaction de son équipe après la pause, symbole de son autorité naissante. Cette victoire, arrachée dans la douleur, sert désormais de point d’appui à un discours fort et structurant, notamment autour de Vinícius Júnior, au cœur de toutes les attentions et de toutes les crispations.

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Car au-delà du résultat, c’est bien la situation de Vinicius qui a cristallisé les débats. Pris pour cible par une partie du Bernabeu, l’ailier brésilien a traversé une après-midi compliquée sur le plan émotionnel. Une situation que son entraîneur n’a pas fui, bien au contraire, en livrant un message clair, ambitieux et protecteur. Arbeloa a détaillé son projet pour remettre Vinicius dans les meilleures conditions et en faire à nouveau un facteur décisif du projet madrilène : « pour moi, c’est très clair, comme entraîneur du Madrid. Je vais travailler pour avoir le meilleur Vinicius, je vais exiger de mes joueurs qu’ils le cherchent, il n’a pas peur, il a du caractère, il a défendu ce club bec et ongles. C’est l’un des joueurs les plus déséquilibrants, si ce n’est le plus du monde. Il reflète ce qu’est un joueur du Real Madrid. Ce qu’a fait ce joueur en étant un enfant au Madrid, peu l’ont fait. Il va nous donner beaucoup de titres, comme il l’a déjà fait ». Une déclaration forte, qui pose Vinicius comme une pierre angulaire du futur proche.

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Retour du grand Vinicius ?

En conférence de presse, Arbeloa a également tenu à contextualiser les sifflets, refusant toute lecture simpliste ou injuste de la relation entre Vinicius et le public madrilène. Pour lui, l’exigence du Bernabeu fait partie intégrante de l’ADN du club et peut devenir une force si elle est comprise et canalisée. « Je ne crois pas qu’il soit sifflé à tous les matchs, je respecte énormément ce public parce que l’exigence qu’il met pousse les joueurs à donner le meilleur. Que personne n’oublie ce que Vini a fait ici, il a pris l’équipe sur ses épaules et nous a donné des titres. C’est l’un des nôtres et il va continuer à l’être pendant longtemps ». Un rappel nécessaire, presque solennel, pour réancrer Vinicius dans l’histoire récente du club et rappeler son statut aux supporters, à un moment où l’émotion menace parfois de prendre le dessus sur la mémoire collective.

Le nouvel entraîneur madrilène a aussi assumé sa part de responsabilité dans cette soirée électrique, refusant de faire de Vinicius un bouc émissaire isolé. Interrogé sur l’image du Brésilien visiblement affecté par les sifflets, Arbeloa a répondu avec lucidité et sang-froid : « je n’ai pas eu le temps de regarder la télé, à vrai dire. Nous sommes tous conscients que nous allons nous battre pour tout ». Avant d’élargir encore son propos sur le climat autour de l’équipe : « Nous ne venons pas d’une bonne semaine et le public a tout à fait le droit de siffler, moi compris. Maintenant, je dois gagner son affection comme entraîneur. Ces sifflets étaient aussi pour moi ». Un discours de leader, qui montre qu’au-delà de la victoire contre Levante, Arbeloa entend bâtir un projet solide, exigeant et protecteur, avec Vinicius comme symbole d’un Real Madrid combatif, ambitieux et tourné vers les titres.

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