On a quitté Hugo Lloris (32 ans) sur une civière le 5 octobre dernier à Brighton. En plus de la lourde défaite de Tottenham (3-0), le gardien se blessait gravement au bras qui venait de partir à l’équerre après une mauvaise réception arrière. La blessure, aux premiers abords très impressionnante, se révélait finalement un peu moins grave que prévu. Verdict : c’est une luxation au coude gauche. Il est tout de même sur le flanc pour au moins trois mois. Pour Téléfoot, alors qu’il poursuit sa récupération, il a accepté de faire le point et de se livrer pour la première fois depuis qu’il s’est blessé.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il prend son mal en patience et semble aller plutôt bien. « Je suis positif dans la tête. On enchaîne les séances et puis on avance. En ligne de mire, c’est janvier, alors on fait ce qu’il faut pour revenir comme il se doit. Ma blessure ? Il s’agit d’une rupture au niveau d’un ligament. J’ai aussi souffert au niveau d’un muscle, sous le biceps avec une grosse lésion. J’ai été opéré au bout de 4 semaines. On a laissé une chance que ça se cicatrise naturellement, mais au bout des quatre semaines on craignait pour la stabilité du bras pour le futur. Depuis le départ, c’était prévu comme ça. Et ça ne retarde pas plus que ça les échéances. »

« Je n’ai jamais connu une douleur pareille »

Le capitaine des Bleus (114 sélections), qui regardera sans doute le match de l’équipe de France en Albanie depuis sa télévision ce soir (à suivre en live commenté sur Foot Mercato), a accepté de revenir sur ce terrible après-midi. « Sur le moment, ça arrive, ce sont des actions qu’on ne contrôle pas. Je glisse et je pars en arrière. Le ballon, comme il reste devant moi après ma réception, je pense déjà à me relever et bon... Le bras n’a pas tenu. Ah oui sur le moment, je sais que c’est grave. J’avais plutôt senti une fracture mais bon j’ai été chanceux » tente-t-il de relativiser. « Sur le moment oui la douleur est insupportable. Je n’ai jamais connu une douleur pareille mais non je ne suis pas inquiet pour ma carrière. »

Absent jusqu’en janvier au moins, le gardien en profite pour se reposer et profiter de sa famille. « On prend sans doute les choses différemment quand on a 32 ans, bientôt 33. J’en profite pour retrouver de la fraîcheur mentalement et psychologiquement car on enchaîne les matches et les saisons. On a très peu de temps pour nous donc je profite au maximum de ma famille. » De quoi revenir en forme pour le début d’année 2020 et la fin de saison avec Tottenham. Après il s’agira de retrouver son niveau car un Euro se profile l’été prochain. Et comme en Russie, il compte bien être sur la photo souvenir en soulevant le trophée.