Ahmed Yahiaoui (23 ans) fait partie de la génération 87. Celle des Nasri, Benzema, Ben Arfa, Menez et autres, championne d’Europe des moins de 17 ans. C’est la génération considérée comme la plus prometteuse du football français. Et elle commence, même tardivement, à revenir en force avec Laurent Blanc. Mais tous n’ont pas la chance de briller aujourd’hui et certains sont restés sur le carreau et ont même disparu. C’est le cas d’Ahmed Yahiaoui. Un cas qui avait intéressé la rédaction de FM, l’hiver dernier. Le joueur né et formé à Marseille a connu un parcours des plus rocambolesques, mais a surtout aligné les déceptions.

Son parcours commence au centre de formation de l’Olympique de Marseille où il signera son premier contrat professionnel à l’été 2004. Il jouera cinq matches de championnat pour l’OM, mais le club phocéen s’en séparera pour cause de mauvais comportement. Il atterrit à Istres en L2 en 2005 sans grand succès. Il continue son périple avec le FC Sion avant de partir sans donner de nouvelles. Il disputera qu’une seule rencontre avec le club suisse. Enfin en 2007, il revient en France à l’AS Cannes en National après des essais infructueux à Saint-Étienne et Everton. Après ça, plus de nouvelles... Mais aujourd’hui, il a nouvelle chance de prouver sa valeur.

Yahiaoui, milieu de terrain, est à l’essai avec un club de National. C’est l’UJA Alfortville, qui vient d’être promu dans la troisième division française. Il doit donc séduire William Longuet, entraîneur du club francilien comme l’attaquant, Mansour Boutabout, et le gardien de but, Gérard Gnanhouan. C’est peut-être l’ultime chance pour ce, encore, jeune joueur au fort caractère de pouvoir exister à haut niveau dans l’univers du football hexagonal. Dans le cas contraire, il retrouvera un anonymat certain et cela pourrait provoquer même une fin de carrière prématurée.

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