Sur le papier, hormis la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, l’Olympique Lyonnais n’a rien à tirer de la deuxième moitié de l’année 2019. Entre l’un des pires démarrages de son histoire en championnat, un coach (Sylvinho) viré après seulement quatre mois, un fond de jeu inexistant, un Juninho fantomatique, l’arrivée d’un entraîneur (Rudi Garcia) conspué par ses supporters, le clash entre Marcelo et une partie du public lyonnais et les graves blessures au genou de Memphis Depay et de Jeff Reine-Adélaïde, l’OL n’avait sans doute jamais vécu un tel cauchemar.

La trêve hivernale et le passage en 2020 étaient donc l’occasion pour les Gones de tourner la page et de lancer enfin leur saison 2019/2020. Car si 2019 rime avec calvaire, les joueurs du président Aulas avaient fait le choix de positiver en se disant qu’un joli programme (qualifiés dans les deux coupes nationales, un 1/8e de finale de Ligue des Champions à jouer contre la Juventus) les attendait malgré tout. Et pour le moment, ce renouveau tant désiré semble se produire. Depuis le début de l’année, les Lyonnais ont disputé quatre rencontres pour autant de succès. Deux victoires en Coupe de France (7-0 contre Bourg-Péronnas et 4-3 face à Nantes), un succès en quart de finale de Coupe de la Ligue BKT (3-1 contre Brest) et ce match de Ligue 1 gagné à Bordeaux alors qu’ils étaient menés (2-1).

Un groupe ressoudé

La rencontre disputée au Matmut Atlantique pourrait d’ailleurs avoir servi de déclic. Certes quelques ajustements sont encore à opérer derrière, mais le jeu proposé et le visage offensif de l’équipe de Rudi Garcia plaisent. Un constat validé par Bertrand Traoré à l’issue du 16e de finale de Coupe de France gagné à Nantes. « Je pense que le match à Bordeaux, compte tenu du jeu produit et du fond de jeu, a été un de nos meilleurs matches cette saison. On peut prendre ce match comme un match référence, en termes de fond de jeu. On a su produire du beau football, maintenant il va falloir le faire pendant 90 minutes ».

Un match référence dans le jeu, mais aussi dans l’état d’esprit. Aujourd’hui, l’OL semble plus uni que jamais pour faire son retard en Ligue 1 (7e, à 7 points du podium). « Oui il y a un groupe. On essaie de le démontrer match après match. On a besoin de tout le monde dans un enchaînement de matches qui est assez incroyable. On voit qu’il n’y a pas de onze type, il y a vraiment un collectif derrière tout ça. Tout le monde a sa chance, tout le monde a la possibilité d’enchaîner les matches. Maintenant, il ne faut pas s’arrêter, il faut continuer », a expliqué Anthony Lopes.

Une unité retrouvée qui pousserait presque à s’interroger sur la nécessité à recruter plusieurs joueurs cet hiver. La prestation de Rayan Cherki a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs remarques dans les travées de la Beaujoire. L’OL doit-il vraiment engager plusieurs renforts offensifs alors qu’il dispose d’une telle pépite ? Interrogé à ce sujet, Bertrand Traoré n’a pas fermé la porte aux potentielles recrues. « Quand on peut se renforcer, c’est toujours bien d’avoir un groupe de qualité, plein d’options. Si on se renforce, les joueurs qui vont venir seront les bienvenus. Pour l’instant, on a un bon groupe, on a du talent. On sait que si on fait les choses ensemble, on peut faire de belles choses ». Qu’on se le dise, l’OL revit !