Antoine Kombouaré a dirigé son dernier match à la tête du TFC hier. La faute à une nouvelle défaite en Coupe de France (1-0) face aux amateurs de Saint-Pryvé Saint-Hilaire, 9e sur 16 en National 2. Sur le fil du rasoir une grosse partie de la rencontre et sauvés notamment par le poteau sur un penalty manqué en première période, les Pitchounes ont fini par craquer sur ce dernier coup-franc prolongé de la tête par Carnejy Antoine. C’est tout le stade du Grand Clos qui exultait pour célébrer l’exploit le plus fameux de l’histoire du club. Dans le camp adverse forcément, on avait plutôt la tête des mauvais jours. Une nouvelle fois.

« Il faut féliciter les joueurs de Saint-Pryvé Saint-Hilaire qui ont réalisé un gros match et ont mérité leur qualification. Ils ont eu des opportunités, comme nous, à la différence qu’ils ont su trouver le chemin des filets, à la fin, en poussant. De notre côté, on a fait le match qu’il fallait mais sans parvenir à marquer. Forcément, on s’expose. Derrière, nos adversaires ont été plus précis. Il faut, je le redis, les féliciter. Maintenant, on va se focaliser sur Brest, même si on aurait bien sûr préféré partir en stage avec un succès. La priorité, c’est le championnat et le maintien » se focalisait Kombouaré à la fin de la rencontre. Il n’aura pas le temps de préparer quoi que ce soit puisqu’il a été démis de ses fonctions dans la matinée.

Toulouse coule toujours un peu plus

Arrivé à la mi-octobre en remplacement d’Alain Casanova, le Kanak n’a pas réussi à inversé la courbe de mauvais résultats. Après deux succès en trois rencontres, il a enchaîné sur une série fatale de 10 défaites consécutives toutes compétitions. Les Violets n’ont plus gagné le moindre match depuis le 30 octobre et une rencontre à Niort en Coupe de la Ligue. Voilà le club bon dernier de Ligue 1 avec seulement 12 points en 19 journées et désormais l’intérimaire Denis Zanko aux manettes. La Ligue 2 se fait sentir. Ça serait la première descente depuis 2001 et la relégation administrative.

« On est fragile mentalement » déplorait Kombouaré hier après cette nouvelle défaite. Problème, c’est souvent la même chose avec Toulouse. Depuis plusieurs saisons maintenant, les Violets flirtent dangereusement avec la zone rouge. 17e en 2015, sauvé in extremis par le commando organisé par Pascal Dupraz en 2016, puis 13e en 2017, Toulouse se sauve l’année suivante en passant par les barrages face à l’AC Ajaccio. 16e en mai dernier, le club d’Olivier Sadran est en train de payer une mauvaise gestion qui dure. Le président du club tiendra d’ailleurs demain une conférence de presse, alors qu’il cherche à vendre son écurie depuis quelque temps. L’occasion d’en savoir plus sur ses intentions...