Voilà désormais trois ans que Julian Draxler est arrivé au PSG. Recruté à Wolfsbourg contre 42 M€, l’international allemand a déjà connu plusieurs phases avec le club francilien. Il a parfois épaté en tant que milieu offensif gauche et a su combler les manques nombreux dans l’entrejeu lors de la saison 2018-2019 en livrant de bonnes prestations en tant que relayeur. Mais depuis quelques mois et surtout depuis le basculement quasi-définitif en 4-4-2, Draxler est à la peine. Neymar brille de mille feux, Angel Di Maria impressionne, Pablo Sarabia étonne mais Draxler, lui, n’est plus que l’ombre du joueur précis et fin techniquement qu’il a pu être.

Contre l’OL dimanche dernier (4-2, 24e journée de Ligue 1), il a clairement été un ton en dessous. Il n’est plus aussi fluide balle au pied, tergiverse, joue beaucoup en retrait ou latéralement et n’accélère donc que trop rarement le jeu. Cela s’est vérifié contre Dijon mercredi soir en quart de finale de Coupe de France (1-6). Pendant que Sarabia étalait sa justesse technique et son jeu vers l’avant, Draxler donnait l’impression de se cacher, côté droit. Et il semble moins recherché par ses partenaires. Il a un peu redressé la barre grâce au changement tactique qui l’a replacé au cœur du milieu, aux côtés d’Ander Herrera, mais cela est resté trop peu pour un joueur de son calibre.

Plus que jamais, Draxler donne l’impression d’accepter son statut de second couteau. Voire de troisième, puisque si les 4 Fantastiques sont désormais constitués et connus, Pablo Sarabia s’est imposé comme le recours numéro 1. L’international allemand a-t-il lâché mentalement ? À voir son implication toute relative dans son repli défensif contre l’OL et Dijon, on peut se poser la question. Le PSG l’aurait bien vendu l’été dernier, mais avec son confortable salaire (contrat jusqu’en juin 2021), ce n’était pas simple. Cela a forcément dû avoir un impact sur le joueur de 26 ans, que Thomas Tuchel, son entraîneur, n’a pas abandonné, en témoignent ses récentes apparitions. Mais elles ne donnent en aucun cas du crédit à Draxler.