Cette demi-finale de Ligue Europa a suscité un engouement incroyable dans la cité phocéenne. L’OM accueillait Salzbourg au Vélodrome et comptait bien prendre une option sur la qualification en finale. A cette occasion, Rudi Garcia alignait un 4-2-3-1 avec le trio Ocampos, Payet, Thauvin pour alimenter Kostas Mitroglou. Côté autrichien, Marco Rose optait pour un 4-4-2 avec le duo Hwang, Dabbur en attaque. Dans une ambiance assourdissante, les joueurs marseillais paraissaient plutôt tendus en début de match, gênés par une formation de Salzbourg très présente dans les duels. Il fallait attendre le quart d’heure de jeu pour voir Marseille prendre les devants.

Sur un coup franc décalé côté droit, Payet trouvait Thauvin qui profitait d’une mauvaise appréciation de Walke pour pousser le ballon de la tête au fond des filets (1-0, 15e). Cette ouverture du score désorganisait totalement les Autrichiens. Sur un ballon récupéré par Ocampos côté gauche, Morgan Sanson aux vingt mètres décochait une belle frappe qui filait à côté (20e). Salzbourg montrait enfin le bout de son nez suite à un petit numéro de Lainer qui tentait sa chance à l’entrée de la surface, mais Pelé veillait au grain (28e). A la pause, l’Olympique de Marseille avait effectué le plus dur en trouvant le chemin des filets par Thauvin.

Le coaching gagnant de Garcia

Au retour des vestiaires, l’OM perdait prématurément Lucas Ocampos sur blessure. L’OM subissait les assauts autrichiens. Laimer s’infiltrait côté droit de la surface marseillaise et se faisait stopper irrégulièrement par Lopez, mais l’arbitre ne bronchait pas (52e). Quelques secondes plus tard, Wolf se présentait seul face à Pelé mais voyait sa frappe détournée par le portier phocéen (53e). Les hommes de Rudi Garcia répliquaient en contre attaque avec Amavi qui lançait Payet sur la gauche. L’international français distillait un excellent ballon à l’entrée de la surface pour Njie qui ajustait Walke (2-0, 63e).

Quelques secondes plus tard, Salzbourg portait le danger devant les buts phocéens. Berisha décochait une belle frappe aux vingt mètres et obligeait Pelé à s’employer (65e). Les hommes de Marco Rose ne rendaient pas les armes pour autant et Lainer centrait dans la surface pour Dabbur dont la reprise du plat du pied s’envolait dans les travées du Vélodrome (72e). L’OM frôlait la correctionnelle sur un centre adressé par Ulmer repris instantanément par Gulbrandsen qui voyait sa tentative heurter le poteau de Pelé (77e). Grâce à ce précieux succès, l’Olympique de Marseille se rapproche encore un peu plus de la finale de la Ligue Europa qui se déroulera à Lyon.

Retrouvez le film du match sur notre live commenté.

L’homme du match : Payet (8,5) : l’international français a éclaboussé la rencontre par sa qualité de passe. Capable d’orienter le jeu comme personne, sa justesse dans les transmissions est tout simplement un régal. Son coup-franc millimétré permet à Thauvin d’ouvrir le score (15e). Le récital du capitaine phocéen ne s’arrêtera pas en si bon chemin puisqu’il distille un caviar à Njie sur le deuxième but (63e). Toujours dans les bons coups, sa vision du jeu et son aisance technique sont indispensables à l’OM. Une prestation de haute voltige pour le numéro 10 olympien.

OM

- Pelé (7) : le portier phocéen a paru quelque peu tendu sur ses premiers ballons joués au pied. Il s’est bien repris par la suite notamment en captant bien une belle frappe de Lainer (28e). L’Albatros est apparu beaucoup plus serein dans le second acte réalisant des interventions appliquées. Sa déviation de la main sur une frappe de Wolf (53e) sauve son équipe.

- Amavi (7) : inépuisable sur son couloir gauche, l’ancien Niçois a essayé d’apporter le surnombre dans les phases offensives. Intraitable dans les duels, il a effectué un match complet, se faisant rarement prendre à défaut par les attaquants autrichiens et en contenant bien Laimer notamment dans le second acte.

- Luiz Gustavo (7) : repositionné en charnière centrale suite à la défection de dernière minute de Rolando, l’international brésilien a brillé par son sens du placement et de l’anticipation. Toujours propre dans ses interventions et ses relances, il n’a pas hésité à se sacrifier en effectuant des tacles autoritaires. Dominateur dans les duels il n’a rien concédé aux attaquants de Salzbourg.

- Rami (6) : l’international français a montré qu’il était présent dans les grands rendez-vous. Très énergique dans ses interventions, il a montré du répondant dans les duels. Très concentré, son association avec Luiz Gustavo offre beaucoup de sérénité à la défense marseillaise.

- Sarr (8) : son repositionnement dans le couloir droit de la défense marseillaise constitue une réelle réussite. Sa faculté à apporter offensivement par sa percussion et sa technique déséquilibre les défenses adverses. Généreux dans l’effort, il a également été très sérieux défensivement. Une prestation aboutie pour l’ancien Messin.

- Sanson (5,5) : titulaire surprise suite au forfait de dernière minute de Rolando, l’ancien Héraultais s’est évertué à jouer juste et à combiner avec Payet. Sa belle frappe lointaine n’est pas passée loin des buts gardés par Walke (20e). Travailleur de l’ombre, il a été plus discret dans le second acte, souffrant notamment de la puissance physique autrichienne au milieu.

- Lopez (6) : le milieu de poche marseillais a ratissé un nombre important de ballons dans l’entrejeu. Très bon dans ses transmissions, il a fait admirer sa justesse technique, même si il a eu du mal à exister sur le plan physique. Remplacé par Njie à la 59e qui a apporté de la profondeur au jeu phocéen. Il fait preuve de sang-froid sur son but en ajustant d’un plat du pied Walke (63e).

- Ocampos (6) : un véritable lion sur le terrain. Généreux dans l’effort, il ne rechigne jamais aux tâches défensives quitte à être moins présent sur les phases offensives. Il a su prêter main forte à Amavi dans son couloir. C’est lui qui amène le coup-franc décisif pour son équipe sur le but de Thauvin (15e). Remplacé à la (51e) par Zambo-Anguissa qui a apporté de l’impact eu sein du milieu de terrain marseillais.

- Payet (8,5) : voir ci-dessus.

- Thauvin (6,5) : le feu follet marseillais a comme d’habitude été un véritable poison pour la défense adverse. La qualité de ses appels et sa grosse activité ont déstabilisé l’arrière garde autrichienne. Il reprend victorieusement de la tête un coup-franc de Payet (15e). Un peu moins en réussite dans ses provocations. Remplacé par Valère Germain à la (80e).

- Mitroglou (5) : le buteur grec qui revient en forme, s’est montré relativement discret dans le premier acte. Bien muselé par la charnière centrale de Salzbourg, il a essayé de participer au jeu sans grande réussite. N’a pas eu beaucoup de ballons à se mettre sous la dent ce soir.

Salzbourg

- Walke (4) : rapidement mis à contribution par Kostas Mitroglou, il détendait son mètre 89 pour repousser le ballon (3e). Présent dans le jeu aérien, le portier s’inclinait sur coup de pied arrêté face à Florian Thauvin (1-0, 15e). Malgré cet accroc, il terminait bien sa première période avec plusieurs arrêts. En seconde période, il s’inclinait une deuxième fois face à Clinton N’Jie (2-0, 63e). Un match correct malgré deux pions encaissés.

- Lainer (5) : infatigable, il enchaînait les montées dans son couloir droit. Capable de se projeter, il mettait le feu dans la défense olympienne et obligeait Yohann Pelé à se coucher (29e). Loin d’être ridicule défensivement, il prenait la mesure de Lucas Ocampos. En seconde période, il continuait de se projeter, mais rencontrait quelques difficultés depuis l’entrée de Clinton N’Jie.

- Ramalho (4,5) : sérieux dans l’axe de la défense de Salzbourg, il affichait une rigueur à toute épreuve. Appliqué dans la relance, il trouvait également ses partenaires dans le jeu long. Malgré un match relativement correct, il était en retard sur le but de Clinton N’Jie (2-0, 63e). La vitesse du Camerounais lui posait des difficultés en fin de match.

- Caleta-Car (5) : bien en place défensivement, il survolait dans les coups de pied arrêtés. Non fautif sur l’ouverture du score de Thauvin (1-0, 15e), il passait tout prés d’égaliser sur corner (27e). Rarement pris à défaut, le Croate a livré une copie solide malgré les deux buts encaissés par sa formation.

- Ulmer (6,5) : souvent porté vers l’avant, le latéral n’était pas exempt de tout reproche sur l’ouverture du score de Florian Thauvin (1-0, 15e). Sur coup franc, il mettait à contribution le gardien adverse (38e) avant de faire à nouveau parler sa frappe lointaine (45e). Toujours efficace, il délivrait un sublime centre pour Gulbrandsen qui voyait sa tentative échouée sur le poteau (77e). Il se heurtait ensuite à Pelé (79e).

- Samassekou (6) : solide dans l’impact, il permettait à son équipe de mettre en difficulté le milieu olympien. Dans le combat, il s’avérait important à la récupération du ballon. Plus timide offensivement, il n’était pas absent des débats pour autant à l’image d’une frappe puissante qui ne surprenait pas Pelé (71e).

- Haidara (6,5) : précieux à la récupération, le Malien s’avérait également indispensable dans les phases de transition. Présent dans chaque duel, il étouffait le duo Sanson-Lopes durant une bonne heure. Offensivement, il était loin d’être ridicule avec de belles projections vers l’avant. Malgré une prestation aboutie, il laissait place à Reinhold Yabo (81e). L’Allemand venait apporter son volume en fin de rencontre.

- Berisha (6) : capable d’apporter des solutions par son jeu long, le Kosovar dictait le tempo dans l’entrejeu autrichien. Chirurgical, il cassait les lignes, mais ne parvenait pas à forcer le verrou marseillais. Au 20 mètres, il déclenchait même une belle frappe détournée par Pelé (1-0, 65e). Dans les duels, il était aussi présent et apportait du poids dans les trente derniers mètres.

- Wolf (5,5) : libre de ses mouvements, il faisait mal aux Phocéens en jouant entre les lignes. Autant au propre qu’au figuré puisqu’il obtenait un carton jaune après un vilain tacle sur Ocampos (22e). Véritable poison, il s’illustrait au retour des vestiaires avec un magnifique piqué dévié par Pelé (53e). Remplacé par Xaver Schlager (68e) qui se montrait moins virevoltant que son cadet.

- Chan Hwang (3,5) : assez peu inspiré sur une attaque placée, il hésitait entre la passe et la frappe et tombait sur Yohann Pelé (23e). Peu servi, il était mis en échec par la charnière marseillaise malgré quelques appels intéressants en contre-attaque. Il laissait sa place au Norvégien Fredrik Gulbrandsen (59e) qui trouvait le poteau sur un amour de centre d’Ulmer (77e).

- Dabbur (3,5) : mobile et technique il mettait en difficulté la défense marseillaise par ses crochets ravageurs et ne passait pas loin d’égaliser (26e). Malgré cet éclair de génie, l’Israëlien avait du mal à se montrer dangereux face à une défense olympienne appliquée. Parfaitement servi, il loupait même une grosse occasion en seconde période (72e). Une prestation décevante pour l’ancien joueur du Grasshopper.