Si on demandait aux supporters de l’Olympique de Marseille ce qu’ils pensent de Michel, les noms d’oiseaux seraient très probablement plus nombreux que d’éloges. Pour cause, l’ancien joueur du Real Madrid était venu pour remplacer Marcelo Bielsa, n’avait absolument pas réussi avec l’OM et n’avait même pas terminé la saison (qu’il n’avait pas entamée). On se demandait alors comment l’entraîneur espagnol allait pouvoir rebondir après cet échec cuisant dans une écurie européenne très largement médiatisé aussi bien dans qu’en dehors de l’Hexagone.

Il aura mis près d’un an à retrouver un poste. Ce fut chez lui, dans le pays de Cervantès, dans le club de Malaga, quasiment relégué en deuxième division espagnole après avoir connu deux entraîneurs en l’espace d’une saison. Michel était donc le troisième lorsqu’il fut présenté à la presse en tant que nouveau technicien du club andalou le 7 mars dernier. Depuis, les Boquerones vont beaucoup mieux et ont d’ores et déjà sauvé leur place dans l’élite.

Il a sauvé Malaga de la relégation

En effet, depuis sa prise en main de l’équipe première, Michel a disputé huit rencontres (avant celle de ce soir à domicile contre le FC Séville, 21h00) pour un bilan tout à fait honorable. Après des débuts compliqués, un défaite contre Alavès (1-2) et contre l’Atlético Madrid (0-2) ainsi qu’un nul contre Leganes (0-0), il a remporté quatre rencontres dont une de prestige contre le FC Barcelone de Luis Enrique (2-0) ne concédant qu’une défaite sur les cinq derniers matches sur le terrain du Deportivo La Corogne (0-2).

Avec ces superbes résultats, les Andalous sont treizièmes avec quinze points d’avance sur le premier relégable Gijon et, bonus, Michel a, a priori, offert le titre à son Real Madrid (il y a joué entre 1982 et 1996) le titre de champion d’Espagne en s’imposant avec son équipe devant les Catalans du FC Barcelone qui remontaient pourtant bien la pente. Ce qui n’a pas manqué d’alimenter les polémiques. Nul ne sait encore de quoi demain sera fait, mais Michel peut s’appuyer sur une base de travail qu’il a pu créer en éteignant le feu qui couvait à Malaga.