Il a été la deuxième recrue la plus chère du mercato estival merengue derrière le Croate Mateo Kovacic. Recruté dès le 1er avril dernier contre 31,5 M€, Danilo a été l’un des gros paris de la Casa Blanca. Pourtant, quelques mois après son arrivée dans la capitale ibère, le Brésilien déçoit. Contre Séville le week-end dernier, l’ancien du FC Porto a une nouvelle fois été le maillon faible de la défense madrilène. Une performance qui lui a valu de grosses critiques de la part de la presse de la capitale. Danilo a reçu un triste 3,5/10 dans les notes du match de Marca, la pire note de la rencontre. Et c’est plutôt mérité, tant il a pris le bouillon face à Konoplyanka, qui a lui été gratifié d’un 8 par le journal madrilène.

Peu en vue sur dans les derniers mètres, il a clairement montré certaines lacunes au niveau du placement défensif et du un contre un, comme ça avait déjà été le cas contre le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions. De l’autre côté des Pyrénées, les dents commencent à grincer. Au vu de la somme qu’a du mettre sur la table le Real Madrid pour s’offrir ses services, il était légitime de s’attendre à un joueur déjà opérationnel dès le début de saison. D’autant plus qu’il a déjà une certaine expérience en Europe et n’avait donc pas forcément besoin d’une longue période d’adaptation.

Victime du syndrome Coentrão ?

Un problème de niveau ? Probablement pas. Les observateurs étaient unanimes l’été dernier : le Brésilien faisait partie des meilleurs latéraux du continent. Il l’avait prouvé tant en Liga NOS qu’en compétition européenne. Le propre Jorge Valdano parlait de l’arrivée du brésilien comme d’un « grand transfert » l’été dernier au micro de la Cadena SER. Le Brésilien souffre peut-être du syndrome Coentrão, qui n’a jamais réussi à s’imposer sur la durée au Real Madrid. Il ne faut également pas oublier que dans les clubs pétris d’individualités devant, les joueurs défensifs sont parfois plus exposés. Face à Séville, Isco n’a peut-être pas fait tout ce qui était nécessaire pour venir donner un coup de main à son latéral sur les phases défensives, laissant Danilo seul face à Konoplyanka et Trémoulinas.

Il est encore bien trop tôt pour parler de flop ; il est tout à fait possible qu’il explose dans les mois à venir, mais avec le retour de Dani Carvajal, il aura sûrement moins d’occasions pour se montrer. Même si Danilo a débuté la saison comme titulaire, la blessure de l’international espagnol était l’occasion parfaite pour briller et s’emparer du poste sur la durée. Au retour du pur produit de La Fabrica, il ne serait pas étonnant que le temps de jeu du joueur de la Seleção diminue drastiquement. Rafael Benitez a encore du pain sur la planche en défense : sans un Keylor Navas qui marche sur l’eau depuis le début de saison, le Real Madrid est bien plus perméable derrière. Et les réajustements défensifs que va probablement effectuer le coach madrilène dans les semaines à venir peuvent se traduire par un séjour sur le banc pour l’international brésilien.